Bouton du Bund Deutscher Mädel pour le Chemisier Blanc JM - BDM
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Le Bund Deutscher Mädel (BDM) ou Ligue des Jeunes Filles Allemandes était l'organisation de jeunesse féminine du Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) et formait une partie intégrante de la Jeunesse Hitlérienne (HJ) de 1930 à 1945. L'organisation regroupait les filles âgées de 10 à 18 ans, le groupe d'âge plus jeune de 10 à 14 ans étant désigné comme le Jungmädelbund (JM) ou Ligue des Jeunes Filles.
L'uniformisation jouait un rôle central dans l'organisation de jeunesse nationale-socialiste. La blouse blanche du Jungmädelbund était un vêtement caractéristique qui, avec la jupe bleu foncé et le foulard noir, formait l'uniforme de service des jeunes membres du BDM. Cet uniforme se distinguait délibérément de celui des filles plus âgées du BDM, qui portaient des blouses brunes, et symbolisait l'innocence et la jeunesse des porteuses.
Le bouton pour la blouse blanche du JM décrit ici représente un exemple authentique des articles d'équipement uniformologique qui étaient fabriqués selon des réglementations strictes. Le marquage RZM au revers revêt une importance historique particulière. RZM signifiait Reichszeugmeisterei (Intendance du Reich), le bureau central d'approvisionnement du NSDAP, fondé en 1929 et qui détenait à partir de 1933 le monopole de la fabrication et de la distribution des insignes du parti, des pièces d'uniforme et des articles d'équipement.
La Reichszeugmeisterei attribuait des numéros de licence aux fabricants agréés et contrôlait strictement la qualité et l'exécution de tous les articles du parti. Chaque fabricant agréé recevait un numéro d'identification unique qui devait être apposé sur les articles produits. Ce système visait d'une part à garantir une qualité uniforme et d'autre part à empêcher le commerce illégal d'articles contrefaits du parti. La spécification du diamètre d'environ 22 mm correspond aux dimensions standardisées prescrites pour les boutons de blouse des organisations de jeunesse.
La fondation du Bund Deutscher Mädel a eu lieu officiellement en 1930, bien qu'il existât déjà auparavant des groupes de filles isolés au sein du mouvement national-socialiste. Après la prise du pouvoir en 1933, l'organisation a été massivement développée. La Loi sur la Jeunesse Hitlérienne du 1er décembre 1936 a rendu l'adhésion effectivement obligatoire en stipulant que “toute la jeunesse allemande” devait être organisée dans la HJ. En 1939, le BDM comptait environ 3,5 millions de membres.
Le Jungmädelbund servait de stade préliminaire au BDM proprement dit et devait éduquer les filles âgées de 10 à 14 ans dans l'esprit national-socialiste. Les activités comprenaient le sport, les randonnées, les soirées au foyer et la formation idéologique. À 14 ans, les filles passaient ensuite au BDM, où elles restaient jusqu'à l'âge de 18 ans ou jusqu'à leur entrée dans le BDM-Werk “Foi et Beauté” pour les femmes de 18 à 21 ans.
L'uniformisation avec ses éléments spécifiques tels que boutons, insignes et foulards servait plusieurs objectifs : elle créait un sentiment d'appartenance et d'égalité, distinguait les porteuses de la population générale et symbolisait la subordination à la communauté et à l'idéologie nationale-socialiste. La couleur blanche de la blouse du JM n'était pas fortuite mais faisait partie d'un système de symbolisme visuel soigneusement conçu.
Du point de vue actuel, de tels objets comme le bouton décrit sont d'importants témoins matériels d'une période sombre de l'histoire allemande. Ils documentent la pénétration de tous les domaines de la vie par le régime national-socialiste, y compris l'endoctrinement systématique de la jeunesse. La collecte et la documentation scientifique de tels objets servent la recherche historique et l'éducation sur les mécanismes de la domination totalitaire.
La préservation et l'état de ces objets historiques varient considérablement. L'état 2- indiqué correspond dans la nomenclature des collectionneurs à une pièce bien conservée avec de légères traces d'utilisation, ce qui est remarquable pour un objet vieux de plus de 75 ans. La patine et les éventuelles traces d'usure font de chaque bouton individuel un document historique unique qui raconte la réalité quotidienne des filles qui portaient ces uniformes.