Plaque de service de la Wehrmacht “Oberkommando der Wehrmacht Abwehr”

Plaque de service en métal non ferreux, avec numéro estampillé “648”. Légèrement utilisée, en bon état.
Cette pièce était un butin de guerre français de 1945, accompagnée de l'enveloppe originale avec inscription française “Plaque d'un membre de L Abwehr. Trouvé sur un prisonier allemand - donné par le Lt. Joos. Cef 1e Armée 2e Bureau Section Prisonier - Avril 1945” (traduction française : Plaque d'un membre de l'Abwehr. Trouvée sur un prisonnier allemand - remise par le Lieutenant Joos, Cef 1ère Armée, 2e Bureau Section Prisonniers - Avril 1945). (Note : le “2e Bureau” était responsable du service de renseignement).
Extrêmement rare, en plus de 30 ans c'est seulement la deuxième plaque de service de l'Abwehr que nous pouvons proposer ! Une véritable sensation !
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Plaque de service de la Wehrmacht “Oberkommando der Wehrmacht Abwehr”

La Dienstmarke de l'Oberkommando der Wehrmacht Abwehr constitue l'un des objets d'identification les plus rares et les plus importants historiquement du service de renseignement militaire allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet objet discret en alliage de métaux non ferreux, portant le numéro estampé 648, représente l'une des organisations les plus secrètes de la Wehrmacht et documente l'existence d'une institution qui se trouvait au centre des opérations de renseignement militaire allemand.

L'Abwehr fut créée en 1920 au sein du ministère de la Défense comme service de renseignement militaire allemand, initialement chargée de missions défensives de contre-espionnage. Après la prise du pouvoir par les nazis et le réarmement massif de la Wehrmacht, l'organisation gagna en importance. Le 4 février 1938, une réorganisation fondamentale eut lieu lorsque l'Abwehr fut placée sous le commandement du nouvel Oberkommando der Wehrmacht (OKW) et devint officiellement l'Amt Ausland/Abwehr im Oberkommando der Wehrmacht. Son quartier général était situé au 76/78 Tirpitzufer à Berlin.

Sous la direction de l'amiral Wilhelm Canaris, nommé chef de l'Abwehr en 1935, l'organisation se développa en un vaste service de renseignement comprenant trois divisions principales: l'Abwehr I était responsable de la collecte de renseignements, l'Abwehr II organisait les opérations de sabotage et les opérations spéciales, tandis que l'Abwehr III se concentrait sur le contre-espionnage. Parmi les figures dirigeantes importantes aux côtés de Canaris figuraient le général de division Hans Oster, chef de la division centrale de 1939 à 1944, ainsi que les chefs de division colonel Hans Piekenbrock (Abwehr I), colonel Erwin von Lahousen (Abwehr II) et colonel Franz Eccard von Bentivegni (Abwehr III).

La Dienstmarke servait à identifier le personnel du service Abwehr dans les contextes militaires et de renseignement. Contrairement à l'Erkennungsmarke standardisée de la Wehrmacht, que tous les soldats portaient sous forme de disques métalliques ovales de 70x50mm, la Dienstmarke de l'Abwehr était un insigne d'identification spécial pour les membres de cette organisation de renseignement.

L'histoire de l'Abwehr prit un tournant dramatique lorsque de nombreux officiers supérieurs, dont Canaris et Oster, s'impliquèrent dans des activités de résistance contre le régime nazi. Ces activités d'opposition conduisirent à la dissolution de l'organisation en 1944. Heinrich Himmler fit fusionner l'Abwehr dans l'Office central de la sécurité du Reich (RSHA) de la SS. L'amiral Canaris fut exécuté le 9 avril 1945 pour sa participation à la résistance.

L'exemplaire présenté possède une provenance extraordinaire: il fut capturé en avril 1945 par les forces françaises de la 1ère Armée sur un prisonnier allemand et remis au lieutenant Joos du 2e Bureau, section des prisonniers. Le 2e Bureau était traditionnellement responsable du service de renseignement. L'enveloppe originale conservée avec son inscription française documente ce butin de guerre: “Plaque d'un membre de L'Abwehr. Trouvé sur un prisonier allemand - donné par le Lt. Joos. Cef 1e Armée 2e Bureau Section Prisonier - Avril 1945.”

Après la capitulation allemande en 1945, les objets nazis et les insignes de la Wehrmacht furent interdits en vertu des lois d'occupation alliées. Ces objets d'identification devinrent des trophées de guerre et plus tard des pièces de collection historiques. La rareté extraordinaire de ces insignes de service sur le marché des collectionneurs souligne l'importance de cet objet comme témoignage authentique de l'une des organisations les plus controversées de l'histoire militaire allemande.