Dr. Pierre Lerneux : L'Armée belge durant la Première Guerre mondiale Volume 2 - Armes portatives de service

Éditions Militaria. Illustré en couleur, 512 pages, plus de 1 500 photographies en couleur, photographies d'époque en noir et blanc, tableaux et illustrations, reliure toile avec jaquette, grand format : 29,5 x 26 cm.

Écrire sur l'histoire des armes à feu sans mentionner la réputation de l'industrie armurière belge reviendrait à ignorer la place importante que ce pays occupait dans le domaine. La quantité et la variété des armes produites en Belgique et exportées au cours du XIXe siècle étaient exceptionnelles.

L'outil de production, mais aussi le savoir-faire et l'ingéniosité des armuriers furent naturellement mis au service de l'Armée belge. Modeste en effectifs, l'armée disposait en 1914 d'un armement individuel décent, même si sa conception datait de vingt ans. Bien entraîné, le soldat pouvait exploiter au maximum la précision à longue portée de son arme. Cependant, le faible nombre d'armes automatiques, récemment acquises, s'avérerait un handicap sérieux face à un ennemi largement supérieur en nombre.

La bataille de l'Yser, sauvant une petite portion du territoire national, marqua la fin de la guerre de mouvement. Les années de guerre virent le gouvernement et les échelons arrière multiplier leurs efforts et leur ingéniosité pour assurer que le soldat en première ligne soit correctement armé. Outre de nombreuses adaptations du matériel existant, on constata une grande diversification des origines de l'équipement déployé. Les photographies du front belge permettent l'identification d'armes provenant de France, du Royaume-Uni, des États-Unis ainsi que d'Allemagne et de Turquie entre autres, armes utilisées telles quelles ou modifiées pour répondre aux besoins de l'armée.

Compte tenu de la complexité du sujet, de la masse d'informations nouvelles et de photographies disponibles, un second volume consacré aux armes légères s'est avéré nécessaire pour compléter la présentation de l'Armée belge durant la Grande Guerre. Une fois de plus, les collections du Musée royal de l'Armée de Bruxelles révèlent leur richesse et leur diversité. Bien plus qu'un simple catalogue des armes utilisées par l'Armée belge, c'est l'histoire de la transformation d'une petite armée prise dans les combats de la Grande Guerre, son adaptation aux progrès technologiques et tactiques.

Pour les livraisons dans des pays non européens, des frais d'expédition plus élevés peuvent s'appliquer. Nous demandons une consultation.
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296406
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Dr. Pierre Lerneux : L'Armée belge durant la Première Guerre mondiale Volume 2 - Armes portatives de service

L'ouvrage du Dr. Pierre Lerneux sur les armes portatives de service de l'Armée belge pendant la Première Guerre mondiale représente une contribution majeure à la recherche historique militaire. Avec plus de 1.500 photographies en couleur et 512 pages, ce deuxième volume documente l'histoire complexe de l'armement d'une petite armée courageuse prise dans un conflit industrialisé sans précédent entre 1914 et 1918.

L'industrie armurière belge jouissait d'une renommée internationale tout au long du XIXe siècle. Des villes comme Liège et Herstal se développèrent en centres de fabrication d'armes, avec des entreprises comme la Fabrique Nationale d'Armes de Guerre (FN), fondée en 1889, acquérant une importance mondiale. Les armuriers belges combinaient l'artisanat traditionnel avec l'innovation industrielle, exportant leurs produits sur tous les continents.

Au déclenchement de la guerre en 1914, l'Armée belge comptait environ 117.000 hommes. Leur armement principal consistait en le fusil Mauser Modèle 1889, une adaptation belge du système allemand fabriquée par FN à Herstal. Cette arme de 7,65 mm était techniquement solide, mais sa conception datait des années 1880. Les soldats étaient bien entraînés et pouvaient exploiter de manière optimale la précision et la portée de leurs armes, mais l'armée souffrait d'une pénurie grave d'armes automatiques.

La Bataille de l'Yser en octobre-novembre 1914 marqua un tournant. En inondant le terrain, l'Armée belge réussit à conserver une petite portion du territoire national, mais la guerre de mouvement était terminée. La transition vers la guerre de tranchées nécessitait de nouveaux types d'armes : mitrailleuses, grenades à main, couteaux de tranchée et plus tard mitrailleuses légères.

Le gouvernement belge, évacué à Sainte-Adresse en France, fut contraint de se procurer des armes de sources diverses. Le front belge devint un arsenal de provenance internationale. Des fusils Lebel et mousquetons Berthier français, des fusils Lee-Enfield britanniques, des armes américaines et même des Mauser 98 allemands capturés et des armes ottomanes trouvèrent leur usage.

Les nombreuses adaptations et modifications d'armes existantes furent particulièrement remarquables. Le Musée Royal de l'Armée à Bruxelles, dont les collections constituent le fondement de la recherche de Lerneux, conserve des exemples uniques de ces improvisations. Les fusils furent raccourcis pour la guerre de tranchées, équipés de dispositifs lance-grenades ou convertis pour différents types de munitions.

Les armes de poing comprenaient une variété de systèmes de revolvers, notamment les revolvers Nagant belges et diverses pistolets automatiques. FN avait commencé la production du pistolet Browning Modèle 1900 et de modèles ultérieurs avant la guerre, qui étaient populaires parmi les officiers.

L'équipement en mitrailleuses évolua considérablement pendant la guerre. Initialement, l'armée ne possédait que quelques mitrailleuses lourdes, principalement le système Maxim refroidi par eau. Au cours de la guerre, des mitrailleuses françaises Hotchkiss et Chauchat, ainsi que des Lewis Guns et mitrailleuses Vickers britanniques furent ajoutées.

Les défis logistiques de cette diversification étaient énormes. Différents systèmes d'armes nécessitaient différentes munitions, pièces de rechange et formations. Le commandement de l'Armée belge dut développer un système complexe pour assurer l'approvisionnement du front tout en tentant simultanément la standardisation.

L'œuvre du Dr. Lerneux est plus qu'un catalogue d'armes. Elle documente la transformation technologique et tactique d'une armée en conditions de guerre. Les photographies contemporaines en noir et blanc montrent des soldats belges avec leur équipement au front, transmettant une impression authentique de la réalité de la Grande Guerre.

L'importance de ce deuxième volume réside dans sa documentation complète des armes portatives. Alors que le premier volume posait les fondations, celui-ci explore les détails et variantes qui complètent l'image complète de l'armement belge. Les plus de 1.500 photographies en couleur permettent des études détaillées des marquages, modifications et variantes.

Pour les historiens militaires, les collectionneurs d'armes et les chercheurs de la Première Guerre mondiale, cette œuvre monumentale offre une référence indispensable. Elle documente non seulement les armes elles-mêmes, mais aussi l'histoire d'un peuple qui, malgré l'occupation et l'exil, maintint sa résistance et contribua à la libération finale en 1918.