Bande de bachi Kriegsmarine "Unteroffizierschule".
Le ruban de bachi de l'École des Sous-officiers de la Kriegsmarine (Unteroffizierschule) représente un souvenir significatif de l'histoire de la marine allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces rubans de bachi n'étaient pas seulement des éléments fonctionnels de l'uniforme naval, mais servaient également d'identificateurs importants de l'appartenance à des navires, unités ou établissements de formation spécifiques.
La Kriegsmarine fut officiellement créée le 1er juin 1935 et constituait la force navale du Reich allemand de 1935 à 1945. Elle émergea de la Reichsmarine de la République de Weimar et se développa sous le régime national-socialiste en l'une des trois branches de la Wehrmacht. Les règlements d'uniforme de la Kriegsmarine étaient strictement contrôlés et suivaient des traditions maritimes séculaires remontant à la Marine impériale allemande.
Les Écoles de Sous-officiers de la Kriegsmarine jouaient un rôle central dans la formation du personnel d'encadrement intermédiaire de la marine. Ces institutions étaient responsables de la formation des Bootsleute, Oberbootsleute, Maaten et Obermaaten (divers grades de sous-officiers), qui formaient l'épine dorsale de l'organisation navale. La formation comprenait des éléments théoriques et pratiques, notamment la navigation, la connaissance des armes, la marine et les qualités de commandement.
Le ruban de bachi lui-même était traditionnellement tissé en coton et présentait la couleur noire caractéristique avec une inscription dorée typique de la Kriegsmarine. La longueur de généralement 140-150 cm correspondait aux spécifications standard et permettait d'enrouler le ruban autour du bachi et de le nouer avec un nœud à l'arrière de la tête. L'inscription “Unteroffizierschule” était exécutée dans la caractéristique écriture Fraktur dorée également utilisée sur d'autres rubans de bachi de la Kriegsmarine.
La tradition du ruban de bachi dans la marine allemande remonte au XIXe siècle. À l'origine, ces rubans servaient à sécuriser le bachi du marin contre le vent et les intempéries. Au fil du temps, ils sont devenus un élément d'identification important indiquant l'appartenance à un navire ou une unité spécifique. Dans la Marine impériale allemande, les rubans de bachi portaient déjà des noms de navires, une tradition poursuivie dans la Reichsmarine et plus tard dans la Kriegsmarine.
Les différentes Écoles de Sous-officiers de la Kriegsmarine étaient situées à différents endroits dans le Reich allemand et les territoires occupés. Les plus importantes comprenaient des écoles à Wesermünde, Flensburg-Mürwik et d'autres bases navales. Chaque école avait des axes de formation spécifiques, certaines étant orientées vers des systèmes d'armes particuliers ou des spécialisations techniques.
La formation pour devenir sous-officier dans la Kriegsmarine était exigeante et durait plusieurs mois. Les candidats devaient non seulement démontrer des compétences maritimes, mais aussi développer des qualités de commandement. Ils étaient instruits en discipline, exercices militaires et exigences spécifiques de la guerre navale. Après avoir terminé avec succès leur formation, les diplômés étaient répartis dans diverses unités de la Kriegsmarine, où ils servaient comme supérieurs des grades de la troupe.
La fabrication de ces rubans de bachi était effectuée par des entreprises textiles spécialisées autorisées par la Kriegsmarine. Les normes de qualité étaient élevées, car les rubans devaient résister aux rigueurs de la vie à bord. Les matériaux utilisés et la technique de tissage devaient répondre aux spécifications militaires établies dans les règlements vestimentaires pertinents.
Du point de vue de la collection historique, les rubans de bachi des établissements de formation comme l'École des Sous-officiers sont particulièrement intéressants, car ils sont plus rares que les rubans de bachi de navires de guerre célèbres. Alors que le personnel naval servant sur des navires conservait souvent leurs rubans de bachi comme souvenirs, les rubans de formation étaient fréquemment échangés contre ceux de l'unité assignée après l'achèvement de l'école.
La préservation de tels textiles historiques présente des défis particuliers. Le tissu de coton est sensible aux dommages causés par la lumière, l'humidité et les infestations de parasites. Une note d'état 2 indique une pièce bien conservée qui peut ne montrer que de légères traces d'usure, ce qui est remarquable pour un textile de plus de 75 ans.
Aujourd'hui, de tels objets servent de témoins matériels importants d'une époque historique. Ils permettent aux historiens et collectionneurs de rechercher et documenter l'uniformologie, les hiérarchies militaires et la vie quotidienne dans la Kriegsmarine. En même temps, ils nous rappellent la nécessité d'un engagement critique avec l'histoire du national-socialisme et de la Seconde Guerre mondiale.