France Gouvernement de Vichy Casque Adrian M 1926 de la "Milice"

, face avant avec insigne peint de la Milice. Laqué noir. Intérieur sans garniture de cuir et jugulaire, taille environ 57, état.
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700,00

France Gouvernement de Vichy Casque Adrian M 1926 de la "Milice"

Le casque Adrian modèle 1926 de la Milice française représente un chapitre significatif, bien que sombre, de l'histoire militaire française pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce casque incarne le rôle complexe et controversé du gouvernement de Vichy et de ses organisations paramilitaires.

Le casque Adrian fut initialement développé en 1915 par le général Louis Auguste Adrian et constituait le premier casque d'acier moderne de l'armée française. Le modèle 1926 représentait une évolution du design original, avec une métallurgie améliorée et des ajustements ergonomiques. Cependant, la forme caractéristique avec sa crête distinctive et ses ouvertures de ventilation latérales demeurait inchangée.

La Milice française fut établie le 30 janvier 1943 par Pierre Laval sous le gouvernement de Vichy du maréchal Philippe Pétain. Cette organisation paramilitaire servait de police politique et de force auxiliaire aux forces d'occupation allemandes. Sous la direction de Joseph Darnand, ancien soldat français de la Première Guerre mondiale, la Milice se développa en l'une des institutions les plus controversées de la France occupée.

La finition en laque noire du casque était caractéristique de la Milice et distinguait ces unités de l'armée française régulière et d'autres formations de Vichy. L'insigne de la Milice peint – un symbole gamma grec – représentait la devise de l'organisation : “Travail, Famille, Patrie”, une modification de la devise républicaine “Liberté, Égalité, Fraternité”.

La Milice était directement impliquée dans la persécution des résistants, des Juifs et d'autres personnes considérées comme “ennemis de l'État”. Ses membres, estimés entre 25 000 et 35 000 hommes, étaient notoires pour leur brutalité et leur zèle collaborationniste. L'organisation opérait principalement dans le sud de la France, initialement dans la zone non occupée.

Après la Libération de la France en 1944, de nombreux miliciens furent jugés comme collaborateurs. Joseph Darnand lui-même fut exécuté en 1945. L'équipement de la Milice, y compris leurs casques caractéristiques, fut largement détruit ou transféré dans des musées et collections privées, où ils servent aujourd'hui de témoins de l'une des périodes les plus sombres de l'histoire française.