Wehrmacht : Grande succession du récipiendaire de la Croix de Chevalier Generalleutnant Curt Badinski

La Croix de Chevalier de la Croix de Fer 1939 est une fabrication typique de la maison C. E. Juncker, Berlin. Noyau de fer noirci et cadre en argent, poinçonné au revers “800 L/12”, l'anneau de suspension poinçonné “800” argent. Complet avec sa section de ruban de cou d'origine. Nettement porté avec de légères traces de rouille, état 2-3. S'y ajoute le grand diplôme de remise pour la Croix de Chevalier de la Croix de Fer délivré à “Oberst Kurt Badinski”, daté du “Führerhauptquartier, le 11 octobre 1941”. Avec signature originale à l'encre du Führer et Chancelier du Reich Adolf Hitler. L'étui de présentation de la Croix de Chevalier en cuir rouge avec aigle impérial gaufré or. Le diplôme sur grande double feuille de parchemin écrit à la main, le nom du récipiendaire en or en relief. Sur la marge inférieure du revers avec signature “Frieda Thiersch”. L'étui de présentation est en très bon état, les coins seulement minimalement émoussés, la sangle de maintien rouge pour la feuille de parchemin est intacte. Dimensions 45 x 36 cm. Grande barrette de décorations avec 10 distinctions : Croix de Fer 1914 2e Classe. Prusse Ordre de la Maison Hohenzollern Croix de Chevalier avec Épées. Argent doré, poinçonné “825” argent dans le bras inférieur de la croix. Bavière Ordre du Mérite Militaire 3e Classe avec Épées, le médaillon en or. Mecklembourg-Schwerin Croix du Mérite Militaire 1914 2e Classe. Saxe-Meiningen Insigne d'Honneur pour Mérite en Guerre 1915-1918. Hambourg Croix Hanséatique. Croix d'Honneur pour Combattants du Front 1914-1918. Wehrmacht Décoration pour Ancienneté de Service XXV Années avec 2 (!) aigles de ruban rapportés. Bulgarie Ordre du Mérite Militaire Croix de Chevalier. Autriche Ordre du Mérite Militaire Croix 3e Classe avec Décoration de Guerre. État 2. En outre 2 barrettes de ruban assorties. Agrafe 1939 pour la Croix de Fer 1914 1re Classe, métal commun. Première Guerre mondiale Insigne des Blessés en Noir et Aigle de Silésie 2e Classe. En outre, une paire de pattes de col fortement portées de General ainsi que pattes de col et 1 patte d'épaule et feuilles de chêne de casquette d'Oberst du Infanterie-Regiment Nr. 16.
S'y ajoutent 2 très belles photos couleur de reproduction du General Badinski ainsi qu'en photocopie l'ordre du jour du corps daté du 8.1.1941 du Generalkommando L.A.K. et une lettre du Generaloberst Blaskowitz à Badinski, datée du 16.6.1944.
Une belle succession d'un général courageux.

Curt Badinski entra dans l'armée impériale comme aspirant le 15 janvier 1910. Au début de la guerre, Leutnant et chef de section dans le Lauenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 9.
En été 1915, il fut blessé comme adjudant de bataillon. Le 18 août 1916 promotion à Oberleutnant, à partir de l'automne 1916 chef de compagnie. Au printemps 1917, il passa comme adjudant à la 22. Infanterie-Brigade, jusqu'à la fin de la guerre dans le service d'état-major. Après 1918 intégration dans la Reichswehr.
Le 1er août 1933 promotion à Major, le 1er mars 1936 à Oberstleutnant, commandant du I./Infanterie-Regiment 16 à Oldenburg. Le 1er août 1938 promotion à Oberst. À partir de l'été 1939 commandant de régiment Infanterie-Regiment 489. Participation à la campagne de l'Ouest 1940 contre la France. À l'été 1941, il mena son régiment dans la campagne de l'Est lors de l'attaque sur la Russie du Nord. Le 11 octobre 1941, il reçut la Croix de Chevalier de la Croix de Fer. Début janvier 1942, il abandonna son commandement de l'Infanterie-Regiment 489, mutation dans la réserve du Führer. Mi-janvier 1942, il fut chargé du commandement de la 23. Infanterie-Division. Avec sa promotion à Generalmajor le 1er février 1942, nomination au commandement de la 23. Infanterie-Division. Le 1er septembre 1942 nomination au commandement de la 269. Infanterie-Division, transfert en Norvège. Le 1er mars 1943 promotion à Generalleutnant. Fin novembre 1943, il abandonna son commandement. Il fut alors nommé commandant de la nouvelle 276. Infanterie-Division. Engagement sur le front de l'invasion en France. En août 1944, il fut capturé par les forces alliées dans la poche de Falaise. Libération en été 1947.
Le General Badinski mourut le 27 février 1966 à Oldenburg.

La succession est 100% cohérente et originale dans toutes ses parties, rien n'a été ajouté après 1945. Pour cela, nous donnons notre garantie d'authenticité à vie.
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La Croix de Chevalier de la Croix de Fer 1939 – Succession du Generalleutnant Curt Badinski

Cette succession remarquable du Generalleutnant Curt Badinski s’articule autour de l’une des décorations militaires les plus significatives de la Seconde Guerre mondiale : la Croix de Chevalier de la Croix de Fer 1939 (Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes). Accompagnée de son document d’attribution original, d’une barrette de médailles comportant dix décorations, d’insignes d’uniforme et de documents d’époque, cet ensemble offre un aperçu complet de la carrière d’un officier dont le service s’étendit sur les deux guerres mondiales.

Institution et importance de la Croix de Chevalier

La Croix de Chevalier fut instituée le 1er septembre 1939 par Adolf Hitler par le biais du Reichsgesetzblatt I S. 1573, l’ordonnance rétablissant la Croix de Fer. Elle était destinée à remplacer l’ordre prussien Pour le Mérite et d’autres hautes décorations de l’Empire allemand, en supprimant délibérément la barrière sociale qui limitait auparavant l’accès aux plus hautes distinctions. Cette décoration s’inscrivait dans la tradition de la Croix de Fer prussienne remontant à 1813.

La décoration était décernée pour bravoure exceptionnelle au combat ou commandement militaire remarquable aux membres de la Wehrmacht (Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine), de la Waffen-SS, du Reichsarbeitsdienst, du Volkssturm et aux alliés du Troisième Reich. La possession préalable de la Croix de Fer de 1re Classe 1939 était en principe requise, bien que les deux décorations aient parfois été décernées simultanément. La Croix de Chevalier représentait dans les faits la plus haute décoration accessible aux soldats allemands, puisque la Grand-Croix ne fut attribuée qu’une seule fois, à Hermann Göring en juillet 1940. Parmi les critères spécifiques figuraient le torpillage de 100 000 tonnes pour les commandants de sous-marins ou 20 victoires aériennes pour les pilotes de chasse, bien que ces seuils aient été assouplis par la suite.

Cinq grades furent créés au cours du conflit : la Croix de Chevalier (1er septembre 1939), la Croix de Chevalier avec Feuilles de Chêne (3 juin 1940), la Croix de Chevalier avec Feuilles de Chêne et Glaives (15 juillet 1941), la Croix de Chevalier avec Feuilles de Chêne, Glaives et Diamants (15 juillet 1941) et la Croix de Chevalier avec Feuilles de Chêne dorées, Glaives et Diamants (29 décembre 1944), cette dernière n’ayant été attribuée qu’à Hans-Ulrich Rudel. Les Feuilles de Chêne furent décernées à 882–890 récipiendaires, les Glaives à 160 et les Diamants à 27.

Fabrication par C.E. Juncker, Berlin

L’exemplaire présent est une production de la firme C.E. Juncker de Berlin. Fondée en 1851, cette entreprise devint fournisseur officiel de la Präsidialkanzlei (Chancellerie présidentielle) à partir de 1939. L’usine fut détruite par les bombardements alliés en 1944. Dans le système de codage de la Präsidialkanzlei, les pièces Juncker portaient le code « L/12 ».

La Croix de Chevalier prend la forme d’une croix pattée – une croix dont les bras sont étroits au centre et s’élargissent vers l’extérieur – portée suspendue à un ruban de cou aux couleurs noir-blanc-rouge d’une largeur de 30 mm. Elle se compose d’un noyau de fer noirci enchassé dans un cadre en argent au titre de 800/1000 (80 % d’argent), indiqué par le poinçon « 800 ». L’avers présente une croix gammée centrale et la date « 1939 » sur le bras inférieur, tandis que le revers porte la date « 1813 », rappelant l’institution originelle de la Croix de Fer. Les croix Juncker se distinguent par un « effet palissade » caractéristique aux angles intérieurs du cadre.

Le document d’attribution

Le certificat d’attribution de grand format est daté du 11 octobre 1941 et établi au nom d’« Oberst Kurt Badinski ». Les certificats de la Croix de Chevalier étaient réalisés sous forme de parchemins calligraphiés à la main, présentés dans des pochettes en cuir rouge frappées de l’aigle national en or. La conception des pochettes était l’œuvre de Frieda Thiersch, dont la signature figure sur le présent document, tandis que la calligraphie était exécutée par Franziska Kobell. Chaque certificat portait la signature manuscrite d’Adolf Hitler. Durant les premières années de guerre, les remises étaient effectuées par Hitler en personne dans des lieux tels que la Chancellerie du Reich, le Berghof et divers quartiers généraux du Führer comme la Wolfsschanze et le Werwolf. Après l’attentat du 20 juillet 1944, les remises furent de plus en plus effectuées par des commandants supérieurs.

Le Generalleutnant Curt Badinski

Badinski entra dans l’armée impériale comme Fahnenjunker le 15 janvier 1910. Sa barrette de dix décorations témoigne d’un service distingué durant la Première Guerre mondiale, incluant notamment l’Ordre de la Maison de Hohenzollern, Croix de Chevalier avec Glaives et l’Ordre du Mérite militaire bavarois de 3e Classe avec Glaives. La Croix de Chevalier lui fut décernée le 11 octobre 1941 alors qu’il commandait en tant qu’Oberst le Infanterie-Regiment 489 lors des opérations à Krasnogvardeisk pendant l’opération Barbarossa. En août 1944, commandant la 276. Infanterie-Division sur le front d’invasion en France, il fut capturé dans la poche de Falaise. Il fut libéré de captivité alliée à l’été 1947.

Héritage d’après-guerre

Après la guerre, la République fédérale d’Allemagne interdit le port de décorations portant des emblèmes nazis. En 1957, une version dénazifiée fut autorisée, remplaçant la croix gammée par un motif de feuilles de chêne. L’Association des titulaires de la Croix de Chevalier (Ordensgemeinschaft der Ritterkreuzträger, OdR) fut fondée en 1955 à Cologne. En 1999, le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping interdit les contacts de la Bundeswehr avec l’association en raison de liens néo-nazis.

En tant qu’ensemble cohérent documentant la trajectoire d’un officier de l’armée impériale à la captivité alliée, cette succession constitue une source primaire de premier ordre pour l’étude de l’histoire militaire allemande.

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