Prusse Première Guerre mondiale Paire de pattes d'épaule gris de campagne pour hommes de troupe du Régiment d'artillerie à pied General-Feldzeugmeister (Brandebourg) No. 3

Garnison de Mainz. État 2.
471513
180,00

Prusse Première Guerre mondiale Paire de pattes d'épaule gris de campagne pour hommes de troupe du Régiment d'artillerie à pied General-Feldzeugmeister (Brandebourg) No. 3

Les pattes d'épaule gris de campagne pour hommes de troupe du Régiment d'Artillerie à Pied General-Feldzeugmeister (Brandebourg) n° 3 représentent une pièce d'équipement caractéristique de l'armée prussienne pendant la Première Guerre mondiale. Ces pattes d'épaule servaient non seulement à la fixation pratique de l'uniforme, mais constituaient avant tout des insignes d'appartenance à l'unité et d'organisation militaire.

Le Régiment d'Artillerie à Pied General-Feldzeugmeister (Brandebourg) n° 3 était une unité traditionnelle de l'armée prussienne dont la garnison d'origine se trouvait à Mayence. La désignation “General-Feldzeugmeister” honorait le grade militaire historique responsable de l'administration de l'artillerie. En tant que régiment brandebourgeois, l'unité perpétuait les traditions militaires de cette province prussienne centrale, même si son lieu de garnison se situait en Hesse rhénane.

L'artillerie à pied se distinguait de l'artillerie montée et hippomobile par sa forme organisationnelle et son emploi tactique. Pendant la Première Guerre mondiale, l'artillerie à pied formait l'épine dorsale de l'artillerie lourde et utilisait principalement des pièces lourdes et de l'artillerie de siège. Ces unités étaient cruciales pour combattre les positions fortifiées et fournir des tirs lourds à longue portée, particulièrement dans la guerre de tranchées sur le Front occidental.

L'uniforme gris de campagne fut progressivement introduit dans l'armée prussienne à partir de 1910, remplaçant les uniformes de paix colorés et voyants. L'introduction de la couleur de camouflage “Feldgrau” (gris de campagne) résultait des expériences de la guerre moderne, où les uniformes traditionnels colorés faisaient des soldats des cibles faciles. Au début de la Première Guerre mondiale en 1914, la transition était largement achevée.

Les pattes d'épaule pour les hommes de troupe (soldats ordinaires sans grade de sous-officier) étaient fabriquées en drap gris de campagne pendant la Première Guerre mondiale. La couleur distinctive de l'artillerie à pied était le rouge, qui apparaissait sous forme de passepoil ou de doublure sur les pattes d'épaule. Le numéro de régiment “3” était généralement affiché sous forme de chiffre, souvent brodé ou cousu.

Selon le règlement d'uniforme prussien, les pattes d'épaule étaient précisément prescrites. Elles étaient portées par paires sur les épaules de la tunique de campagne et fixées avec des boutons. Les pattes d'épaule remplissaient plusieurs fonctions : elles empêchaient les bretelles d'équipement de glisser, permettaient une identification rapide de l'appartenance à l'unité et indiquaient le grade militaire.

Mayence en tant que ville de garnison possédait une longue tradition militaire. La position stratégiquement importante sur le Rhin fit de la ville une station importante de l'armée prussienne après l'annexion de la Hesse rhénane. Le Régiment d'Artillerie à Pied n° 3 y était logé dans des casernes et effectuait son entraînement sur les terrains d'exercice environnants.

Pendant la Première Guerre mondiale 1914-1918, le régiment fut déployé sur différents fronts. Les régiments d'artillerie à pied étaient fréquemment tenus en réserve de corps ou d'armée et déployés pour renforcer des sections critiques du front. Les pièces lourdes jouèrent un rôle décisif dans les grandes batailles d'usure de la guerre, de Verdun à la Somme.

La conservation de telles pièces d'uniforme comme militaria permet aujourd'hui un lien direct avec l'histoire de la Première Guerre mondiale. Les pattes d'épaule ont survécu plus fréquemment que les uniformes complets en raison de leur durabilité relative et de leur petite taille. Elles étaient souvent conservées par les soldats comme souvenirs ou transmises au sein des familles après la guerre.

L'authenticité de telles pièces peut être vérifiée par diverses caractéristiques : le matériau et la méthode de fabrication, la coloration du drap, le type de numérotation et les méthodes de fixation doivent correspondre aux règlements de l'époque. Les reproductions d'époques ultérieures présentent souvent des écarts dans ces détails.

Après la fin de la Première Guerre mondiale et la dissolution de l'Armée impériale en 1918/19, les anciens régiments furent dissous. Cependant, les désignations traditionnelles et l'histoire de ces unités restèrent partie intégrante de l'histoire militaire allemande. La Reichswehr et plus tard la Wehrmacht perpétuèrent partiellement ces traditions, bien que dans des circonstances politiques et militaires modifiées.

Aujourd'hui, ces pattes d'épaule sont d'importants témoins matériels de l'histoire militaire et sont conservées dans les musées, les collections et par des particuliers. Elles servent la recherche historique et commémorent les millions de soldats qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Leur étude contribue à la compréhension de l'histoire de l'uniforme, de l'organisation militaire et, en fin de compte, de l'histoire du XXe siècle.

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