Prusse Insigne de tir "Journée du régiment de tous les 31e Altona 1925", Régiment d'infanterie Graf Bose (1er Thuringien) No. 31

Hamburg-Altona, insigne en tôle, à épingle, état 2.
447917
35,00

Prusse Insigne de tir "Journée du régiment de tous les 31e Altona 1925", Régiment d'infanterie Graf Bose (1er Thuringien) No. 31

L'insigne commémoratif de la réunion régimentaire de tous les 31e à Altona en 1925 représente un chapitre fascinant de l'histoire militaire allemande pendant la République de Weimar. Cet insigne en tôle commémore la réunion traditionnelle des vétérans du Régiment d'infanterie Graf Bose (1er Thuringien) n° 31, une unité à l'histoire prestigieuse, dont les racines remontent au Royaume de Prusse.

Le Régiment d'infanterie n° 31 était une formation importante de l'armée prussienne, officiellement désigné comme le 1er Régiment d'infanterie thuringien n° 31 et portant le titre honorifique Graf Bose. Ce nom honorait le maréchal saxon Karl Friedrich Hildebrand von Canstein et Bose (1721-1782). Le régiment était traditionnellement en garnison à Erfurt et appartenait au XIe Corps d'armée (royal saxon). L'unité se distinguait par une longue tradition remontant au XVIIIe siècle.

Après la fin de la Première Guerre mondiale en 1918 et la dissolution de l'armée impériale par le Traité de Versailles, une nouvelle ère commença pour les anciens soldats. Les dispositions du traité de Versailles limitaient l'armée allemande à 100 000 hommes et interdisaient de nombreuses activités militaires. Néanmoins, l'esprit de camaraderie parmi les vétérans resta fort, et une tradition vivante de réunions régimentaires et d'associations d'anciens combattants se développa.

Le choix de Hambourg-Altona comme lieu de la réunion de 1925 n'était pas fortuit. Altona, alors encore une ville prussienne indépendante (incorporée à Hambourg seulement en 1937), était un centre urbain important dans le nord de l'Allemagne. La ville disposait de l'infrastructure nécessaire pour les grands événements et était facilement accessible par les transports. De telles réunions étaient souvent organisées dans différentes villes pour souligner la solidarité suprarégionale des anciens membres du régiment.

L'année 1925 marquait un moment intéressant dans l'histoire de la République de Weimar. Après les années turbulentes du début de la République, caractérisées par des tentatives de putsch et l'hyperinflation, une phase de stabilisation relative commença. Les Années folles permirent une certaine normalisation de la vie sociale, et les associations d'anciens combattants purent exercer leurs activités relativement librement.

Les insignes de réunion étaient un élément essentiel de la culture des vétérans pendant la période de Weimar. Ces épinglettes servaient plusieurs objectifs : elles constituaient une preuve de participation, des souvenirs et des symboles de camaraderie continue. Les insignes étaient généralement fabriqués à partir de matériaux peu coûteux comme la tôle, ce qui les rendait abordables pour les participants. La production était généralement assurée par des usines locales de quincaillerie ou des fabricants spécialisés d'objets commémoratifs militaires.

La conception de tels insignes suivait souvent certaines conventions : ils contenaient généralement le numéro du régiment, le lieu, la date et fréquemment des éléments symboliques tels que les armoiries du régiment, des insignes militaires ou des monuments locaux. L'exécution artistique variait selon le fabricant et le budget, allant de simples designs estampés à des pièces émaillées plus élaborées.

La culture des vétérans de la République de Weimar était un phénomène complexe. D'une part, ces réunions servaient à cultiver de manière apolitique la camaraderie et la mémoire. D'autre part, elles étaient de plus en plus instrumentalisées par des courants politiques. Diverses organisations d'anciens combattants avaient des orientations politiques différentes, du Reichsbanner Schwarz-Rot-Gold démocratique au Stahlhelm, Ligue des soldats du front monarchiste-nationaliste.

Les réunions régimentaires comprenaient généralement divers points du programme : services religieux solennels, cérémonies de dépôt de gerbes aux monuments aux morts, rassemblements sociaux dans les restaurants et souvent des défilés festifs dans la ville. Ces événements étaient d'importantes occasions sociales offrant des opportunités de participation non seulement aux vétérans mais souvent aussi à la population locale.

La collection et le port de tels insignes se développèrent en une tradition propre. Les vétérans qui assistaient à plusieurs réunions portaient leurs collections d'insignes avec fierté, documentant ainsi leur lien continu avec leur ancienne unité. Cette pratique contribua au développement d'une culture matérielle du souvenir allant au-delà des traditions orales.

L'importance historique de tels objets réside aujourd'hui dans leur valeur documentaire. Ils sont des témoignages d'une phase spécifique de l'histoire allemande où le traitement des expériences de guerre et la recherche d'identité dans un ordre politique modifié étaient des thèmes sociaux centraux. Pour les collectionneurs et les historiens, ces insignes offrent un aperçu de la culture matérielle de l'entre-deux-guerres et des réseaux sociaux complexes des anciens soldats.