IIIe Reich Service Forestier d'État Hirschfänger Court en Version de Luxe

Lame courte avec gouttières, gravure cynégétique des deux côtés, poinçon du fabricant “Original Eickhorn Solingen”, légèrement piquée dans la zone du talon non affûté, monture en aluminium doré, petits manques, garde décorée d'un grand coq de bruyère, plaquettes de poignée en ivoire avec glands rapportés, un manquant au verso, fourreau en cuir noir avec garnitures en laiton doré, bouton de suspension travaillé en forme de gland, la bouterolle décorée d'un cerf bramant, traces d'âge et d'usage, sinon en bon état de conservation. État 2-.

Ci-joint le permis CITES pour la vente, l'importation et l'exportation selon la Convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées, daté du 3 mars 2023.
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2.200,00

IIIe Reich Service Forestier d'État Hirschfänger Court en Version de Luxe

Le Hirschfänger (couteau de chasse) du Service des Eaux et Forêts d'État sous le Troisième Reich représente un exemple fascinant de la connexion entre la culture cynégétique allemande traditionnelle et l'uniformisation national-socialiste. Cette arme, qui servait à la fois des objectifs pratiques et cérémoniels, faisait partie de l'uniforme officiel des hauts fonctionnaires forestiers pendant la période de 1933 à 1945.

Le Service des Eaux et Forêts d'État fut fondamentalement réorganisé après la prise de pouvoir nazie en 1933. Sous la direction du Reichsforstmeister Hermann Göring, nommé chef de la sylviculture allemande le 3 juillet 1934, le service forestier reçut une structure fortement militarisée. La Loi Impériale sur la Chasse du 3 juillet 1934 et la Loi Impériale sur les Forêts formèrent la base légale de cette restructuration.

Le court Hirschfänger était traditionnellement une arme de côté des chasseurs et des forestiers, dont les origines remontent au Moyen Âge. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, le Hirschfänger évolua en symbole de statut et devint de plus en plus artistiquement travaillé. Les versions de luxe avec garnitures dorées, plaquettes de poignée en ivoire et gravures élaborées étaient réservées aux hauts fonctionnaires et démontraient leur rang et leur importance dans la hiérarchie.

La société Eickhorn à Solingen comptait parmi les fabricants les plus renommés d'armes blanches en Allemagne. Fondée en 1865, l'entreprise fournissait des clients militaires et civils et était connue pour la haute qualité de ses produits. Pendant l'ère nazie, Eickhorn produisit diverses dagues et armes de côté pour différentes organisations, notamment la Wehrmacht, la SA, la SS et le Service des Eaux et Forêts d'État.

Les gravures cynégétiques sur la lame montrent typiquement des motifs tels que des cerfs bramant, des feuilles de chêne ou d'autres symboles de la tradition cynégétique allemande. Ces décorations étaient appliquées sur la lame d'acier par un procédé chimique élaboré. Le grand tétras sur la garde est un motif particulièrement caractéristique qui souligne le lien avec la sylviculture et la chasse.

L'utilisation de l'ivoire pour les plaquettes de poignée était un signe d'appréciation et de qualité particulières. Les glands appliqués comme éléments décoratifs font référence au chêne comme arbre symbolique allemand traditionnel. Le fourreau en cuir noir avec garnitures en laiton doré complétait l'apparence magnifique de cette arme de service.

Le bouton de suspension en forme de gland et la bouterolle décorée d'un cerf bramant montrent l'attention aux détails qui était consacrée à ces versions de luxe. De telles pièces étaient fréquemment portées lors d'occasions officielles, de parties de chasse ou de cérémonies et servaient moins des objectifs pratiques que représentatifs.

Après 1945, beaucoup de ces objets furent classés comme souvenirs nazis, bien qu'ils appartiennent principalement à la tradition de la sylviculture allemande. La classification légale est complexe, car ils ne portent pas de symboles inconstitutionnels au sens strict, mais affichent plutôt des motifs traditionnels de chasse et de sylviculture.

Aujourd'hui, de tels Hirschfänger sont des objets de collection recherchés, appréciés tant par les collectionneurs de militaria que par les amateurs d'équipement de chasse historique. La nécessité d'un permis CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) résulte de l'utilisation de l'ivoire, un matériau strictement protégé par la Convention de Washington. Cette réglementation s'applique à tous les produits en ivoire, quel que soit leur âge, et vise à prévenir le commerce illégal de l'ivoire.

La qualité artisanale de ces pièces témoigne de la haute maîtrise des forgerons de Solingen. La combinaison de fonction pratique et de conception artistique fait de ces Hirschfänger d'importants témoins de l'artisanat allemand et de l'histoire forestière, qui malgré leur période d'origine problématique sont significatifs comme objets historico-culturels.