SA Paire de pattes de col pour hommes de troupe SA-Gruppe Kurpfalz Sturm 15 de la Standarte 153

Freudenstadt - Mannheim, vers 1933, vert acier, provenant d'un ancien stock de tailleur, non porté, état 2
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90,00

SA Paire de pattes de col pour hommes de troupe SA-Gruppe Kurpfalz Sturm 15 de la Standarte 153

Ces pattes de col SA pour hommes de troupe représentent un témoignage significatif de la structure organisationnelle du national-socialisme en Allemagne. Ces insignes appartenaient au Sturm 15 de la Standarte 153 du SA-Gruppe Kurpfalz et datent d'environ 1933, une année décisive dans l'histoire allemande.

La Sturmabteilung (SA), également connue sous le nom de “Chemises brunes”, fut fondée en 1920/21 comme organisation paramilitaire de combat du NSDAP. Conçue à l'origine comme protection de salle, elle évolua en une organisation de masse qui joua un rôle central dans la République de Weimar par les combats de rue et l'intimidation politique. En 1933, la SA comptait plusieurs millions de membres.

Le SA-Gruppe Kurpfalz était l'une des subdivisions régionales de la SA, englobant géographiquement la région du Palatinat électoral historique, principalement des parties du Bade et du Palatinat. La Standarte 153 avec son Sturm 15 était active dans cette région, la désignation reflétant la structure organisationnelle strictement hiérarchique de la SA. Un Sturm comprenait typiquement 70 à 120 hommes et formait l'unité de base de l'organisation SA.

Les pattes de col étaient des composants essentiels de l'uniforme SA et servaient à identifier l'appartenance à des unités spécifiques. Les pattes décrites ici en vert acier sont particulièrement remarquables, car cette couleur indiquait des affectations régionales ou fonctionnelles spécifiques au sein de la structure SA. Le schéma de couleurs des pattes de col suivait un système compliqué qui fut largement standardisé après l'“uniformisation” de la SA à partir de 1932/33.

Le fait que ces pattes de col proviennent d'un ancien stock de tailleur et soient non portées leur confère une valeur documentaire particulière. Cela indique qu'elles furent fabriquées par un tailleur d'uniformes ou une maison de couture mais ne furent jamais distribuées ou portées. De tels stocks sont historiquement significatifs car ils fournissent des informations sur la production et la distribution des pièces d'uniforme SA.

L'année 1933 marque un tournant fondamental dans l'histoire de la SA. Avec la “prise de pouvoir” en janvier 1933, la SA se transforma d'une organisation de combat illégale en une formation soutenue par l'État. Le nombre de membres explosa dans les mois suivants, car de nombreux opportunistes et anciens opposants du NSDAP rejoignirent la SA. Cette phase est souvent appelée l'époque des “tombés de mars” (Märzgefallene).

La connexion entre Freudenstadt et Mannheim, comme mentionné dans la description, peut refléter l'étendue géographique de la Standarte 153 ou les routes de production et de distribution des pièces d'uniforme. Freudenstadt est située dans la Forêt-Noire septentrionale en Bade-Wurtemberg, tandis que Mannheim était une ville industrielle importante dans le Kurpfalz.

La structure hiérarchique de la SA était complexe : plusieurs Stürme formaient un Sturmbann, plusieurs Sturmbanne une Standarte, et plusieurs Standarten un Gruppe. La numérotation des Standarten n'était pas toujours chronologique mais suivait souvent des considérations géographiques et politiques. Le numéro élevé 153 indique la phase d'expansion de la SA au début des années 1930.

Après la soi-disant “Affaire Röhm” ou “Putsch de Röhm” du 30 juin 1934, au cours de laquelle la direction de la SA fut largement éliminée, l'organisation perdit drastiquement son importance. La SS prit de plus en plus ses fonctions, et la SA fut reléguée à une organisation largement insignifiante, principalement concernée par la formation prémilitaire et le sport.

Pour les collectionneurs et historiens, de telles pièces d'uniforme sont d'importantes sources primaires pour la recherche sur la structure organisationnelle national-socialiste. L'état 2 (très bon) de ces pièces non portées les rend particulièrement précieuses à des fins muséales ou académiques. Elles documentent la culture matérielle du national-socialisme et l'organisation de ses formations paramilitaires pendant la phase cruciale de prise et de consolidation du pouvoir.