Colback prussien pour officiers du 1er Régiment Leib-Husaren

Garnison de Danzig/Langfuhr, vers 1885/90. Élégant colback ancien, complet avec toutes ses garnitures. Grand bandeau argenté “Mit Gott für König und Vaterland” dans l'exécution particulièrement bombée des Leib-Husaren au-dessus de la grande tête de mort, les yeux doublés de velours noir. Chaînettes à écailles bombées, le porteur a arboré en 1897 contrairement au règlement la cocarde impériale et la cocarde prussienne des deux côtés. Sommet avec insigne de campagne d'officier prussien, kolpak rouge, complet avec l'ancienne dragonne enroulée avec passages noirs. Complet avec l'ancien plumet de plumes de héron noir/blanc avec douille décorée argentée. Intérieur en cuir de sudation clair, doublure intérieure noire. Taille environ 54. Porté, en bon état.
Un beau colback ancien d'un officier de hussards de Danzig, fabriqué vers 1885 et porté pendant de nombreuses années.
475127

La Pelzmütze d'un officier du 1er Régiment de Hussards de la Garde Nr. 1 – Une relique de la tradition militaire prussienne

Parmi les coiffures les plus remarquables de la cavalerie prussienne, la Pelzmütze (bonnet à poil, également connu sous le nom de busby) des Leib-Husaren occupe une place tout à fait singulière. Cet exemplaire, fabriqué vers 1885–1890, appartenait à un officier du 1. Leib-Husaren-Regiment Nr. 1 (1er Régiment de Hussards de la Garde), en garnison à Danzig-Langfuhr, et incarne l'une des traditions les plus glorieuses de l'histoire militaire prussienne : celle des Totenkopfhusaren, les Hussards à la Tête de Mort.

Origines et histoire du régiment

L'histoire du 1. Leib-Husaren-Regiment Nr. 1 remonte au 9 août 1741, lorsque le roi Frédéric II fonda le 5e Régiment de Hussards (H 5), initialement commandé par le colonel von Ruesch et connu sous le nom de Regiment schwartze Husaren. Sous Frédéric le Grand, le régiment adopta l'emblème du Totenkopf (crâne et os croisés), qu'il arbora pendant la Guerre de Succession d'Autriche et la Guerre de Sept Ans. Les « Schwarze Husaren » (Hussards Noirs) acquirent rapidement une réputation redoutable.

En 1808, le régiment fut scindé en 1er et 2e Régiments de Hussards de la Garde. La désignation officielle 1. Leib-Husaren-Regiment Nr. 1 fut établie en 1861. Le régiment s'illustra lors des guerres d'unification allemandes : à la bataille de Königgrätz en 1866 et pendant la guerre franco-prussienne de 1870–71, notamment à la bataille de Sedan.

La Pelzmütze : forme et garnitures

La Pelzmütze d'officier constituait le signe distinctif par excellence des régiments de hussards prussiens. Cet exemplaire présente plusieurs caractéristiques remarquables. À l'avant, un grand bandeau argenté porte l'inscription « Mit Gott für König und Vaterland » (« Avec Dieu pour le Roi et la Patrie ») dans l'exécution particulièrement bombée caractéristique des Leib-Husaren. En dessous se trouve le grand Totenkopf en métal blanc (Neusilber), dont les orbites sont garnies de velours noir – un détail macabre mais saisissant. Le kolpak rouge (sac en tissu) pendant du sommet identifie immédiatement le porteur comme membre du 1er Régiment de Hussards de la Garde, par opposition au 2e Régiment qui portait un kolpak blanc. Si les deux régiments arboraient le Totenkopf, le 1er portait un crâne blanc sur fond noir, tandis que le 2e présentait un crâne noir sur fond blanc.

Parmi les autres éléments, on trouve des jugulaires à écailles bombées (Schuppenketten), l'insigne de campagne d'officier prussien (Feldzeichen) au sommet, une Fangschnur (cordon d'attache) enroulée avec des fils noirs, ainsi qu'un plumet en plumes de héron noir et blanc (Reiherfederbusch) avec une douille argentée ornée. L'intérieur est garni d'un bandeau de cuir clair et d'une doublure en soie noire.

Les busbys d'officiers se distinguaient de ceux des soldats et sous-officiers par leurs jugulaires métalliques en écailles plutôt qu'en cuir, une fourrure de qualité supérieure et une finition plus soignée de l'ensemble des garnitures métalliques. Les officiers achetaient généralement leur équipement auprès de fabricants privés.

La Reichskokarde de 1897

Un détail notable de cette Pelzmütze concerne les cocardes. La Reichskokarde (cocarde impériale) fut introduite le 22 mars 1897 pour commémorer le centenaire de la naissance de l'empereur Guillaume Ier, et devait réglementairement être portée sur le côté droit.

Utilisation en service et réglementations

La Pelzmütze était portée par les officiers du régiment en tenue de parade et encore au début de la Première Guerre mondiale. Avec la modernisation militaire, plusieurs modifications furent décrétées : la Fangschnur ne fut plus portée avec l'uniforme de campagne par décret du 9 juin 1911, et le kolpak fut supprimé du service de campagne par décret du 14 février 1913. À partir de 1916, les casques d'acier remplacèrent les busbys au combat, bien qu'un usage cérémoniel subsistât.

Personnalités illustres

Le 1er Régiment de Hussards de la Garde comptait parmi ses membres quelques-unes des figures les plus illustres de l'histoire militaire allemande. L'empereur Guillaume II en était le Chef de régiment (Regimental Chef), et le prince héritier Guillaume y détenait un grade. Le plus célèbre fut sans conteste le Generalfeldmarschall August von Mackensen, qui commanda le régiment du 17 juin 1893 au 27 janvier 1898, avant d'être placé à la suite. Mackensen continua à porter l'uniforme distinctif des Hussards à la Tête de Mort tout au long de sa carrière, devenant universellement connu comme « Le Dernier Hussard ».

La Grande Guerre et la dissolution

Pendant la Première Guerre mondiale, le régiment fut déployé sur le front occidental en août 1914 au sein de la Leib-Husaren-Brigade, combattant à la Marne et à Arras. À l'automne 1914, il fut transféré sur le front oriental, où il combattit en Galicie, à la bataille de Riga, et participa à l'occupation des îles d'Ösel et Dagö. Après le traité de Brest-Litovsk de mars 1918, le régiment resta comme force d'occupation en Russie.

En janvier 1919, le régiment regagna Danzig, où la démobilisation commença et le régiment fut dissous après 178 ans de service. Sa tradition fut perpétuée dans la Reichswehr par le 1er escadron du 5e Régiment de cavalerie (prussien) à Belgard. Dans la Wehrmacht, le Régiment de cavalerie 5 hérita de cette tradition et reçut en 1944 le brassard « Generalfeldmarschall v. Mackensen ». Aujourd'hui encore, les Húsares de la Muerte de Angol au Chili perpétuent la tradition des régiments de Leib-Husaren.

Cette Pelzmütze est bien plus qu'une pièce de collection. Elle constitue un témoignage tangible de l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses traditions hussardes de Prusse, qui s'étend des champs de bataille de Frédéric le Grand aux tranchées de la Première Guerre mondiale.