Patte de col simple pour SA-Mann de la SA-Standarte “Feldherrnhalle”
Le patte de col pour hommes de la SA de la SA-Standarte “Feldherrnhalle” représente un artefact important de l'histoire des organisations nationales-socialistes du Reich allemand. Ces insignes spéciaux faisaient partie de l'uniforme de la Sturmabteilung (SA) et identifiaient l'appartenance à l'une des unités les plus élitistes et historiquement significatives de cette organisation paramilitaire.
La SA-Standarte “Feldherrnhalle” fut fondée en 1933 et portait le nom de la Feldherrnhalle de Munich, le lieu où le putsch raté d'Hitler-Ludendorff fut violemment réprimé par les forces de police le 9 novembre 1923. Cette tentative de coup d'État, au cours de laquelle 16 putschistes et quatre policiers perdirent la vie, fut plus tard stylisée par la propagande nationale-socialiste en mythe fondateur central du mouvement. La dénomination de la Standarte d'après ce lieu lui conférait une signification symbolique particulière au sein de la hiérarchie de la SA.
La patte de col présente est fabriquée en tissu rouge, ce qui était caractéristique des uniformes de la SA. La SA utilisait généralement des uniformes bruns avec diverses pattes de col colorées et autres insignes qui indiquaient différents grades, fonctions et affiliations d'unité. La coloration et la conception des pattes de col étaient précisément spécifiées dans les règlements d'habillement de la SA, qui furent révisés et actualisés à plusieurs reprises.
La SA elle-même émergea en 1920/21 comme force de sécurité du NSDAP et se développa rapidement en une puissante organisation paramilitaire. Sous la direction d'Ernst Röhm, la SA comptait plusieurs millions de membres en 1934. La Standarte “Feldherrnhalle” occupait une position spéciale car elle était considérée comme particulièrement loyale envers la direction du parti.
Après la soi-disant “Affaire Röhm” ou “Nuit des longs couteaux” du 30 juin au 2 juillet 1934, au cours de laquelle la direction de la SA sous Ernst Röhm fut assassinée sur ordre d'Hitler, la SA perdit considérablement en importance et en influence. Cependant, la Standarte “Feldherrnhalle” ne fut pas dissoute mais vit même son importance augmenter. En 1936, une restructuration importante eut lieu : la Standarte fut transformée en SA-Regiment “Feldherrnhalle” et reçut un caractère encore plus militarisé.
Les pattes de col comme composants d'uniforme n'étaient pas simplement des insignes de grade fonctionnels mais aussi des expressions d'appartenance et d'identité. Elles étaient portées par paires sur les deux côtés du col et permettaient une identification rapide de l'appartenance à l'unité. La production était généralement réalisée par des entreprises textiles spécialisées, la qualité variant selon la période de production et le fabricant.
Au cours ultérieur du régime national-socialiste, des unités militaires de la Wehrmacht furent également formées à partir de parties du SA-Regiment “Feldherrnhalle”. Ainsi, en 1940, le Régiment d'infanterie 271 “Feldherrnhalle” fut créé, qui servit plus tard dans diverses divisions. Cependant, ces formations militaires portaient des uniformes et insignes différents de ceux des formations SA.
Pour les collectionneurs et les historiens, ces pattes de col sont d'importants objets d'étude, car elles fournissent des aperçus sur la structure organisationnelle, la hiérarchie et l'auto-représentation symbolique des organisations nationales-socialistes. L'état de conservation de ces insignes textiles varie considérablement, car ils ont souvent été affectés par l'usure, les influences climatiques et les décennies écoulées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L'étude scientifique de tels objets sert à la compréhension historique du régime national-socialiste, de ses organisations et de ses mondes symboliques. Ils sont des témoins matériels d'un régime dictatorial et de ses structures paramilitaires, qui furent essentiels à la prise et à la consolidation du pouvoir du NSDAP et furent plus tard impliqués dans les crimes du régime.