Union Soviétique Ordre de la Gloire du Travail 2e Classe
L'Ordre de la Gloire du Travail de 2e classe (russe : Орден Трудовой Славы) compte parmi les décorations les plus importantes de l'Union soviétique pour des réalisations exceptionnelles dans le domaine du travail pacifique et de la production. Cette distinction a été créée le 18 janvier 1974 par décret du Présidium du Soviet suprême de l'URSS et faisait partie d'un système d'ordre à trois niveaux.
L'Ordre de la Gloire du Travail a été conçu comme un équivalent civil de l'Ordre de la Gloire militaire, qui était décerné pendant la Seconde Guerre mondiale pour la bravoure au combat. Alors que l'ordre militaire récompensait les soldats pour leur courage, l'Ordre de la Gloire du Travail honorait les ouvriers, les kolkhoziens et les employés pour des réalisations exceptionnelles dans la production, l'agriculture et d'autres secteurs de l'économie nationale.
Le système d'ordre se composait de trois classes, décernées dans un ordre ascendant. L'attribution suivait une hiérarchie stricte : d'abord, un travailleur recevait la 3e classe, puis, pour d'autres réalisations exceptionnelles, la 2e classe, et finalement, pour une excellence continue, la 1re classe. La 2e classe, fabriquée en argent et partiellement dorée, représentait ainsi une reconnaissance importante qui n'était décernée qu'aux personnes déjà titulaires de la 3e classe et ayant de nouveau démontré des performances de travail exceptionnelles.
La fabrication de ces ordres avait lieu dans des ateliers monétaires soviétiques spécialisés. Cet exemplaire présente la construction caractéristique : une étoile à cinq branches en argent, partiellement dorée, avec des éléments émaillés. Le revers porte la marque du fabricant et le numéro de porteur 446501, qui permettait une identification unique de l'ordre et de son destinataire. Cette numérotation faisait partie du système soviétique de documentation précise de toutes les décorations d'État décernées.
Les critères d'attribution étaient strictement définis. Selon le statut de l'ordre, la 2e classe ne pouvait être décernée qu'aux personnes déjà titulaires de la 3e classe et s'étant distinguées par au moins trois années supplémentaires de travail exceptionnel, d'innovation dans la production, de dépassement des plans de production ou de mérites particuliers pour l'économie socialiste. La décoration n'était pas limitée à un secteur spécifique et pouvait être décernée aux ouvriers de l'industrie, aux agriculteurs, aux mineurs ou à d'autres travailleurs.
Le design de l'ordre était hautement symbolique : l'étoile à cinq branches représentait l'unité de la classe ouvrière, les éléments dorés soulignaient l'importance de la décoration, tandis que l'émaillage démontrait la qualité artisanale de la production soviétique d'ordres. La version fixée à une barrette de ruban permettait le port sur l'uniforme ou les vêtements civils lors d'occasions officielles.
La signification sociale de l'ordre était considérable. Les récipiendaires jouissaient d'une reconnaissance particulière dans la société soviétique et recevaient divers privilèges, notamment des avantages financiers, une attribution préférentielle de logements et d'autres avantages sociaux. L'attribution de la 2e classe signalait que le porteur appartenait à l'élite de la main-d'œuvre soviétique.
Entre 1974 et l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, environ 1,5 million d'Ordres de la Gloire du Travail des trois classes ont été décernés. La 2e classe était nettement plus rare que la 3e classe, ce qui souligne sa valeur particulière. Après 1991, l'attribution a été interrompue, bien que la Fédération de Russie continue d'autoriser le port des décorations soviétiques.
Aujourd'hui, ces ordres sont d'importants documents historiques qui donnent un aperçu du système soviétique d'incitations au travail et de motivation idéologique. Ils documentent l'importance accordée au travail et à l'augmentation de la production dans le système socialiste et sont des témoignages d'une époque révolue où les décorations d'État jouaient un rôle central dans la reconnaissance sociale.