Cordon de commandement Hitlerjugend (HJ) pour Scharführer
Le cordon de chef de la Jeunesse Hitlérienne (HJ) pour Scharführer représente un insigne de rang significatif dans la structure hiérarchique de l'organisation de jeunesse national-socialiste. Ce cordon tressé vert servait de marque d'identification extérieure pour les jeunes qui occupaient un poste de direction intermédiaire au sein de la HJ.
La Jeunesse Hitlérienne fut fondée en 1926 et se développa après la prise du pouvoir en 1933 pour devenir l'organisation de jeunesse d'État du Troisième Reich. Avec l'introduction du service obligatoire pour les jeunes par la loi sur la Jeunesse Hitlérienne du 1er décembre 1936, l'adhésion devint de facto obligatoire. À son apogée, l'organisation comptait environ 8,7 millions de jeunes.
Le Scharführer correspondait dans l'ordre hiérarchique d'inspiration militaire de la HJ approximativement à un sous-officier. Cette position se situait au niveau de direction intermédiaire et était responsable de la direction d'une Schar, qui comprenait typiquement environ 8 à 15 jeunes. Le Scharführer était subordonné au Gefolgschaftsführer et avait sous ses ordres de simples membres de la HJ.
Le cordon de chef était porté comme insigne d'épaule et faisait partie du système complexe d'insignes d'uniforme et d'identifications de rang. La couleur verte était spécifiquement prévue pour certains rangs de direction. Le système de port des cordons de chef était détaillé dans les règlements d'uniforme de la HJ, qui furent révisés plusieurs fois au fil des années.
La fabrication de tels cordons de chef suivait des spécifications standardisées. Ils étaient fabriqués à partir de cordons tressés, fréquemment munis d'extrémités renforcées. La qualité artisanale variait selon la période de production et le fabricant. Pendant les années de guerre, des pénuries de matériaux survinrent de plus en plus, ce qui affecta également la qualité des composants d'uniforme.
Dans le contexte de la hiérarchie de la HJ, de tels insignes de rang jouaient un rôle important dans la discipline et la militarisation de la jeunesse. La quête de rangs supérieurs et des insignes correspondants était un moyen délibéré de liaison psychologique et de motivation. La HJ servait l'endoctrinement idéologique et la formation prémilitaire des jeunes.
Les cordons de chef étaient portés lors de diverses occasions, particulièrement lors d'événements officiels, d'appels et de cérémonies. Le règlement de tenue de service spécifiait précisément quand quels insignes devaient être portés. Les violations de ces règlements pouvaient entraîner des conséquences disciplinaires.
Après 1945, la Jeunesse Hitlérienne et toutes ses subdivisions furent dissoutes en tant qu'organisation criminelle par la loi n° 2 du Conseil de contrôle du 10 octobre 1945. La possession de parties d'uniforme et d'insignes de la HJ fut initialement strictement contrôlée dans les zones d'occupation. Aujourd'hui, de tels objets sont soumis en Allemagne au Code pénal, particulièrement l'article 86a StGB, bien que leur utilisation à des fins scientifiques, artistiques ou éducatives soit permise.
D'un point de vue historique, de tels objets sont d'importants témoins matériels d'une époque sombre de l'histoire allemande. Ils documentent la structure organisationnelle complète et les méthodes d'endoctrinement de la jeunesse dans le national-socialisme. Les musées et institutions scientifiques préservent de tels objets pour transmettre de manière vivante aux générations suivantes les mécanismes de la domination totalitaire.
L'étude de tels équipements contribue à la compréhension de l'histoire quotidienne du national-socialisme. Elle montre la profondeur de la pénétration idéologique de la société et les moyens par lesquels même les enfants et adolescents étaient intégrés dans le système. Le caractère militaire même des désignations de rang et des insignes illustre la préparation au service militaire.