Ruban de bachi Kriegsmarine "Kriegsmarinedienststelle Bremen"
Le ruban de bachi de la Kriegsmarine portant l'inscription “Kriegsmarinedienststelle Bremen” représente un témoignage fascinant de l'organisation navale allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces rubans de bachi constituaient un élément essentiel des uniformes navals et servaient à identifier l'unité ou le poste de service spécifique du porteur.
La Kriegsmarine, désignation officielle de la marine allemande de 1935 à 1945, a évolué à partir de la Reichsmarine de la République de Weimar. Après la prise du pouvoir par les nazis en 1933, la construction systématique d'une flotte moderne a commencé, officiellement rebaptisée Kriegsmarine en 1935. Les règlements concernant les uniformes et l'habillement ont été révisés et précisés à plusieurs reprises durant cette période.
Le ruban de bachi était traditionnellement une bande noire en coton ou en soie artificielle, fixée sur le bord inférieur de la casquette à visière. Sa conception suivait les traditions maritimes remontant au XIXe siècle. Le ruban portait la désignation du navire, de la formation ou du poste de service en lettres jaune doré. Les caractères étaient exécutés dans une typographie Antiqua caractéristique, légèrement courbée, la distinguant de l'écriture Fraktur utilisée par les autres branches de la Wehrmacht.
La Kriegsmarinedienststelle Bremen était l'une des nombreuses unités administratives et organisationnelles terrestres de la Kriegsmarine. Brême, importante ville portuaire sur la Weser, jouait un rôle significatif dans l'organisation navale allemande. La ville abritait diverses installations navales, notamment des bureaux administratifs, des dépôts d'équipement, des bureaux de recrutement et des centres logistiques. Ces postes de service étaient essentiels pour le traitement administratif, la gestion du personnel, les opérations d'approvisionnement et la coordination des forces navales.
Contrairement aux rubans de bachi des navires, qui portaient des noms de navires spécifiques (tels que “Bismarck”, “Tirpitz” ou “Admiral Graf Spee”), les rubans des établissements à terre indiquaient l'affiliation administrative. Le personnel non déployé sur des navires mais travaillant dans les commandements portuaires, les zones de chantiers navals ou les bureaux administratifs portait des rubans de bachi correspondants avec des désignations de lieu ou de poste de service.
La production de ces rubans de bachi était effectuée par des entreprises textiles spécialisées selon des spécifications précises de l'administration de l'armée et des bureaux d'habillement naval ultérieurs. La qualité a considérablement varié tout au long de la guerre. Les premiers exemplaires de la période d'avant-guerre et du début de la guerre montraient un travail de haute qualité avec un matériau tissé serré et un lettrage précis. Au fur et à mesure de la progression de la guerre et de l'augmentation des pénuries de matériaux, la qualité s'est fréquemment détériorée. Les rubans de bachi ultérieurs étaient parfois fabriqués à partir de matériaux de substitution, et le lettrage apparaissait moins précis.
Les règlements concernant le port des casquettes avec rubans étaient précisément définis dans les règlements d'uniformes de la Kriegsmarine. Ceux-ci régissaient non seulement la manière de les porter, mais aussi quand et dans quelles situations la casquette à visière devait être portée. Pour les hommes de troupe et les sous-officiers, le ruban de bachi était un composant d'uniforme obligatoire, tandis que les officiers portaient différentes formes de couvre-chefs.
La signification de ces rubans de bachi dépassait leur fonction pratique. Ils renforçaient l'identification des marins avec leur unité et favorisaient l'esprit de corps. Pour le personnel naval, leurs rubans de bachi étaient souvent des objets de fierté, en particulier lorsqu'ils provenaient de navires célèbres ou de postes de service importants.
Après la fin de la guerre en 1945, de nombreux rubans de bachi ont été pris par des soldats alliés comme souvenirs ou conservés par des soldats allemands comme souvenirs. Aujourd'hui, ils sont des objets de collection recherchés par les collectionneurs de militaria et les historiens. L'authenticité de telles pièces est particulièrement importante, car de nombreuses reproductions ont également été réalisées après 1945.
Le présent ruban de bachi en condition 2 (bien conservé, porté) montre des signes d'usure typiques qui soulignent son authenticité. De telles pièces sont des documents historiques offrant un aperçu de la structure organisationnelle et de la vie quotidienne de la Kriegsmarine, servant de témoignages importants d'une période significative, bien que sombre, de l'histoire allemande.