Bavière Grand Buste du Prince Régent Luitpold comme “Prix Royal pour les Meilleurs Résultats de Tir” pour la 2e Batterie du 2e Régiment d'Artillerie de Campagne Horn

Provenance Würzburg, vers 1878/1905. Représentation très détaillée du Prince Régent en uniforme de Général d'Infanterie avec importantes décorations. Le buste coulé creux et bronzé, avec une belle patine de bronze. Sur le socle, plaque avec inscription “2. Batterie des 2. Feldartillerie-Regiments Königspreis für beste Schießleistungen 1905 und 1911”. Au revers avec signature de l'artiste “Prof. Ch. Roth 1878 München”. Hauteur environ 86 cm. Poids environ 40-50 kg. Traces d'âge typiques et patine en état non touché, encore non nettoyé. État 2.

Le Prince Luitpold de Bavière (1821* - 1912†) fut à partir de 1869 Inspecteur Général de l'Armée Bavaroise et fut nommé en 1876 Generalfeldzeugmeister au rang de Maréchal. En 1886, il assuma les affaires d'État comme Prince Régent après la destitution de Ludwig II.

Christoph Roth (1840* - 1907†) était sculpteur et professeur d'art. Il était connu surtout pour ses œuvres réalistes inspirées d'études anatomiques.

Une de ses œuvres est par exemple conservée à Würzburg : https://statues.vanderkrogt.net/object.php?webpage=ST&record=deby195

En raison du poids, un enlèvement personnel ou une remise lors d'une foire est demandé.
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Un buste monumental comme Prix du Roi : le trophée de tir du 2e Régiment d’artillerie de campagne Horn

Parmi les distinctions militaires du Royaume de Bavière, le Königspreis für beste Schießleistungen (Prix du Roi pour les meilleures performances de tir) occupe une place particulière. Alors que de nombreuses récompenses militaires prenaient la forme d’insignes portables ou de modestes coupes, le présent buste monumental en bronze du Prince-Régent Luitpold de Bavière constitue un témoignage exceptionnel de la tradition militaire bavaroise. Mesurant environ 86 centimètres de hauteur et pesant entre 40 et 50 kilogrammes, cet objet cérémoniel de grande envergure fut décerné à la 2e Batterie du 2e Régiment d’artillerie de campagne Horn pour des performances de tir remarquables en 1905 et 1911.

Le système du Königspreis en Bavière

L’armée bavaroise organisait ses propres compétitions de tir parallèlement au système prussien du Kaiserpreis. À l’instar de la Saxe et du Wurtemberg, la Bavière décernait le Königspreis (Prix du Roi) aux unités ayant obtenu les meilleurs résultats lors des épreuves annuelles de tir. Le Königspreis bavarois portait la couronne royale plutôt que la couronne impériale, se distinguant ainsi de son homologue prussien. Ces prix de tir constituaient, au XIXe et au début du XXe siècle, un instrument important pour encourager la maîtrise du tir au sein des forces armées, tout en servant de distinction prestigieuse pour l’ensemble de l’unité récompensée.

Le 2e Régiment d’artillerie de campagne Horn

Le 2e Régiment royal bavarois d’artillerie de campagne “Horn” fut fondé le 11 octobre 1824 et stationné à Wurtzbourg à partir de 1827. Le régiment portait le nom du général Carl von Horn (1847–1923), Generaloberst (colonel-général) bavarois et ministre de la Guerre de 1905 à 1912. Fort d’une histoire séculaire, le régiment participa aux campagnes de 1848, 1866, 1870–71 et à la Première Guerre mondiale. À l’issue du conflit, le régiment fut dissous en 1919. Sa tradition fut perpétuée au sein de la Reichswehr à partir du 24 août 1921 par la 1re Batterie du 7e Régiment d’artillerie (bavarois) à Wurtzbourg. Plus tard, dans la Wehrmacht, la tradition fut reprise par le IIe groupe du Régiment d’artillerie 93.

Le Prince-Régent Luitpold de Bavière

Le prince Luitpold de Bavière (1821–1912) fut l’une des personnalités marquantes de l’histoire bavaroise de la fin du XIXe siècle. Dès 1869, il exerça les fonctions d’Inspecteur général de l’Armée bavaroise, et fut nommé en 1876 Generalfeldzeugmeister (général d’artillerie) au rang de maréchal. Après l’incapacité du roi Louis II en 1886, il assuma la direction des affaires de l’État en tant que Prince-Régent, fonction qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1912. Sa régence est généralement considérée comme un “Âge d’or” pour la Bavière, notamment en ce qui concerne l’épanouissement culturel de Munich. Le buste le représente en tant que général d’infanterie, revêtu de son uniforme avec ses grandes décorations — une représentation qui reflète son lien étroit avec l’armée.

Le sculpteur Christoph Roth

Le créateur de ce buste, le professeur Christoph Roth (1840–1907), était un sculpteur et professeur d’art munichois, reconnu pour ses œuvres réalistes inspirées par des études anatomiques. Roth n’était pas étranger au portrait militaire : en 1883, il réalisa des bustes en marbre des généraux bavarois Ludwig von der Tann et Jakob von Hartmann pour le Musée de l’Armée bavaroise. Le présent buste porte au revers la signature : “Prof. Ch. Roth 1878 München”, tandis que la plaque frontale mentionne les années de distinction 1905 et 1911.

Description physique

Le buste est coulé en creux et bronzé, présentant une belle patine de bronze. Il offre une représentation très détaillée du Prince-Régent en uniforme de général d’infanterie avec ses grandes décorations. Le socle porte une plaque avec l’inscription : “2. Batterie des 2. Feldartillerie-Regiments Königspreis für beste Schießleistungen 1905 und 1911”. La pièce est conservée dans un état non restauré, non nettoyé, avec des traces d’âge typiques et une patine naturelle.

Importance pour les collectionneurs

Ce buste réunit plusieurs attributs qui en font une pièce de collection remarquable. Sa taille imposante et la qualité de son exécution le distinguent des insignes de tir portables ou des petits trophées plus couramment rencontrés — il s’agit d’un objet cérémoniel monumental qui devait occuper une place d’honneur dans les quartiers de la batterie. Il entrelace l’histoire d’un régiment bavarois distingué avec la figure du Prince-Régent Luitpold et l’œuvre d’un sculpteur munichois reconnu. Le fait que la plaque mentionne deux années de distinction — 1905 et 1911 — témoigne de l’excellence soutenue de la 2e Batterie dans les compétitions de tir. En tant que document du système bavarois du Königspreis, parallèle au Kaiserpreis prussien plus connu, cet objet éclaire un chapitre de l’histoire militaire sud-allemande qui reçoit souvent moins d’attention que ses homologues prussiens.

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