Pickelhaube bavarois pour un officier des régiments de Chevaulegers 1, 3, 5 et 7 ou des régiments bavarois d'artillerie de campagne et du train

Vers 1900. Grand casque en cuir, complet avec toutes les garnitures en finition dorée. À l'avant, la plaque de casque pour officiers en grande taille, base en croix avec pointe amovible cannelée, chaînettes à écailles bombées, complet avec les deux cocardes, visière avant angulaire. Intérieur avec bandeau de sudation brun clair et doublure en soie, les visières doublées de rouge et vert. Taille “57 ½” inscrite à la main dans la calotte. État 2.
Un beau casque.
484656
1.850,00

Pickelhaube bavarois pour un officier des régiments de Chevaulegers 1, 3, 5 et 7 ou des régiments bavarois d'artillerie de campagne et du train

Le Pickelhaube bavarois pour officiers des régiments de Chevaulegers et de l'artillerie de campagne représente un exemple remarquable de coiffure militaire du Royaume de Bavière au tournant du siècle. Ce casque magnifique incarne non seulement la perfection technique de l'artisanat bavarois, mais aussi la tradition militaire distinctive de l'un des États allemands les plus importants de l'époque impériale.

Le Pickelhaube, dont le nom dérive de sa pointe caractéristique, fut introduit à l'origine en Prusse en 1842 et se répandit rapidement dans les États allemands. La Bavière adopta cette forme de casque en 1886, mais développa ses propres variantes reconnaissables. La version bavaroise se distinguait nettement de la prussienne par ses emblèmes spécifiques, ses proportions et la qualité de sa fabrication.

L'exemplaire décrit ici date d'environ 1900 et était destiné aux officiers des régiments de Chevaulegers 1, 3, 5 et 7 ainsi que des régiments bavarois d'artillerie de campagne et du train. Les Chevaulegers (mot français signifiant “cavaliers légers”) formaient la cavalerie légère bavaroise et possédaient une longue tradition remontant au XVIIIe siècle. Ces régiments étaient réputés pour leur mobilité et leurs capacités de reconnaissance.

Les garnitures dorées identifient clairement ce casque comme étant celui d'un officier. Alors que les soldats et sous-officiers portaient des casques avec des garnitures en laiton, les officiers bénéficiaient d'équipements dorés ou argentés. L'emblème de grande taille présente la rosette typique aux têtes de lion bavaroise, qui différait fondamentalement de l'aigle prussien. Cet emblème était porté dans différentes versions selon l'arme.

La base cruciforme avec pointe cannelée amovible est caractéristique de la construction bavaroise. La pointe pouvait être remplacée par d'autres ornements pour les parades et les manœuvres. Les chaînes à écailles bombées servaient de jugulaire et étaient élaborées avec soin dans la version pour officiers. Ces détails suivaient les règlements d'uniformes bavarois, qui définissaient précisément l'exécution de chaque élément.

Les deux cocardes sur le casque représentent la double loyauté de l'officier bavarois : l'une affiche les losanges blanc et bleu bavarois, l'autre les couleurs impériales noir-blanc-rouge. Cette dualité reflétait la structure fédérale de l'Empire allemand, dans lequel la Bavière conservait son autonomie royale tout en faisant partie du Reich.

La visière avant angulaire est une autre caractéristique du Pickelhaube bavarois qui le distinguait de la forme prussienne généralement arrondie. Les visières doublées de rouge et de vert étaient typiques de la version bavaroise et suivaient des spécifications de couleur précises établies dans les règlements.

Le bandeau anti-transpiration brun clair et la doublure en soie à l'intérieur correspondent à la version de haute qualité pour officiers. La notation manuscrite de la taille “57½” à l'intérieur de la calotte était une pratique courante et permettait un ajustement individuel. Cette taille était donnée en centimètres et correspondait à la circonférence de la tête du porteur.

Vers 1900, l'armée bavaroise était dans une phase de modernisation. Les régiments de Chevaulegers 1, 3, 5 et 7 étaient stationnés à Munich, Ansbach, Bamberg et Bayreuth. L'artillerie de campagne avait connu un développement technique considérable, et les régiments du train étaient indispensables pour la logistique de plus en plus complexe de la guerre moderne.

Le Pickelhaube fut porté pour les parades et les occasions en temps de paix jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Cependant, il s'avéra peu pratique sur le terrain et fut remplacé par le casque d'acier à partir de 1915. Cela marqua la fin d'une époque de coiffures militaires splendides.

Aujourd'hui, de tels casques sont des pièces de collection recherchées qui offrent un aperçu de la culture militaire de l'époque impériale. Ils documentent non seulement la maîtrise artisanale, mais aussi la hiérarchie complexe, la tradition et le symbolisme des armées prémodernes. La conservation complète de tous les composants fait de cet exemplaire un précieux témoignage historique de l'histoire militaire bavaroise.