Wehrmacht Heer photographie portrait d'un Generalmajor

Format carte postale, état 2
473762
150,00

Wehrmacht Heer photographie portrait d'un Generalmajor

Une photographie portrait d'un Generalmajor de la Wehrmacht Heer au format carte postale représente un aspect significatif de la photographie militaire et de la culture du portrait pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces photographies servaient non seulement à des fins privées, mais étaient également l'expression de la hiérarchie militaire et de la propagande.

Le rang de Generalmajor (général de division) était le grade de général le plus bas dans la Wehrmacht et correspondait à un général une étoile. Les officiers de ce rang commandaient typiquement une division ou servaient dans des fonctions d'état-major supérieur. La promotion au grade de Generalmajor était effectuée par le Führer et Commandant suprême de la Wehrmacht sur recommandation du Haut Commandement de l'Armée (OKH). Sur leurs épaulettes, les Generalmajors portaient les insignes de rang dorés caractéristiques avec une étoile sur fond rouge, typiques des officiers d'état-major général.

La photographie de portrait militaire avait une longue tradition en Allemagne. Dès la Première Guerre mondiale, les photographies de portrait d'officiers étaient répandues. Pendant l'ère de la Wehrmacht (1935-1945), cette pratique atteignit de nouvelles dimensions. Les photographies étaient réalisées dans des ateliers de studios professionnels ou par des photographes de l'armée et montraient les officiers dans leur uniforme de service avec toutes les décorations et médailles.

Le format carte postale était particulièrement répandu. Ces dimensions, typiquement environ 9 x 14 cm ou 10 x 15 cm, correspondaient aux normes contemporaines pour la photographie de portrait. Ces formats étaient pratiques pour l'envoi aux membres de la famille, la conservation dans les albums familiaux ou comme souvenirs pour les camarades. Beaucoup de ces photographies étaient montées sur carton rigide et portaient souvent le cachet du photographe ou du studio au verso.

La présentation de l'uniforme sur ces photographies suivait des règlements militaires stricts. Le Règlement de Service de l'Armée (HDv) régulait précisément comment les uniformes devaient être portés. Les généraux portaient typiquement l'uniforme de service gris-feldgrau ou l'uniforme de parade avec veste à col montant. Caractéristiques étaient les larges bandes rouges de général (Lampassen) sur les pantalons d'uniforme et les épaulettes dorées. L'uniforme de sortie comprenait souvent la casquette à visière avec cordon doré et bande rouge.

Les barrettes de médailles et décorations étaient un composant essentiel de ces portraits. Elles documentaient la carrière militaire et les mérites du porteur. Fréquemment visibles étaient les décorations de la Première Guerre mondiale, comme la Croix de Fer, ainsi que les honneurs plus récents du Troisième Reich. L'arrangement et le port corrects de ces décorations étaient strictement réglementés et permettent aujourd'hui souvent une datation et attribution précises de telles photographies.

Des photographes militaires professionnels et des studios photographiques établis dans les grandes villes et les villes de garnison se spécialisaient dans ces photographies de portrait. Ils possédaient l'équipement nécessaire et la technologie d'éclairage pour produire des images de haute qualité. La composition de l'image suivait des modèles classiques : vue frontale ou légèrement latérale, arrière-plan neutre, éclairage optimal pour souligner l'uniforme et les médailles.

Le contexte historique de ces photographies est complexe. Elles sont des témoins contemporains d'une machine militaire dictatoriale, mais documentent également des biographies et des destins individuels. Beaucoup des officiers représentés étaient impliqués dans des crimes de guerre ou portaient la responsabilité d'opérations militaires qui causèrent des souffrances incommensurables. En même temps, ces objets sont d'importantes sources historiques pour l'étude des uniformes, l'histoire militaire et la recherche biographique.

Après 1945, beaucoup de ces photographies furent conservées par des membres de la famille, d'autres entrèrent dans les archives alliées comme matériel capturé ou furent acquises par des collectionneurs. Aujourd'hui, elles se trouvent dans des musées, archives et collections privées. Leur valeur de collection varie selon l'état de conservation, la rareté de la personne et la signification historique.

L'évaluation de l'état de tels objets suit des critères standardisés : État 1 (neuf), État 2 (bien conservé avec légères traces d'usage), jusqu'à État 5 (fortement endommagé). Un État 2 indique une photographie bien conservée avec des signes minimaux de vieillissement.

Du point de vue actuel, ces photographies servent le traitement historique et la recherche. Elles aident à comprendre les structures militaires, les biographies et le langage visuel de cette époque, mais servent aussi de rappels pour un examen critique de l'histoire du national-socialisme et de ses crimes.