Photographie Wehrmacht Heer, Generalfeldmarschall Erwin Rommel

Dimensions env. 14,7 x 10,5 cm, état d'usage.
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450,00

Photographie Wehrmacht Heer, Generalfeldmarschall Erwin Rommel

Generalfeldmarschall Erwin Rommel : Documentation photographique d'un mythe

Les photographies du Generalfeldmarschall Erwin Rommel (1891-1944) figurent parmi les documents iconographiques militaro-historiques les plus largement diffusés et collectionnés de la Seconde Guerre mondiale. Cette photographie aux dimensions de 14,7 x 10,5 cm correspond aux formats standards typiques de la photographie de la Wehrmacht des années 1940 et représente un témoignage important de la machine de propagande national-socialiste.

Contexte historique

Erwin Johannes Eugen Rommel est né le 15 novembre 1891 à Heidenheim an der Brenz. Sa carrière militaire débute en 1910 comme aspirant dans le régiment d'infanterie n° 124 à Weingarten. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'est particulièrement distingué dans les campagnes alpines et italiennes et a reçu en 1917 le Pour le Mérite, la plus haute décoration militaire prussienne.

Après la guerre, Rommel reste dans la Reichswehr et publie en 1937 son œuvre influente “L'Infanterie attaque”, qui lui vaut une reconnaissance militaire. Sa proximité avec Adolf Hitler se développe à partir de 1938, lorsqu'il est nommé commandant du quartier général du Führer.

Ascension au rang de Feldmarschall

L'ascension fulgurante de Rommel pendant la Seconde Guerre mondiale commence en 1940 avec le commandement de la 7e division blindée lors de la campagne de France. Son style de commandement agressif et ses avancées rapides valent à la division le surnom de “division fantôme”. En février 1941, il est nommé commandant de l'Afrikakorps allemand, où il acquiert sa réputation légendaire de “Renard du désert”.

Le 22 juin 1942, il est promu Generalfeldmarschall, devenant ainsi le plus jeune détenteur de ce rang dans la Wehrmacht. Cette promotion survient après la prise de Tobrouk et marque l'apogée de sa carrière militaire.

Propagande photographique

Le régime nazi reconnaît rapidement la valeur de Rommel pour la propagande. Les compagnies de propagande de la Wehrmacht (PK) documentent intensivement ses activités. Des photographies de Rommel sont publiées dans des magazines tels que “Die Wehrmacht”, “Signal” et l'“Illustrierter Beobachter”. Son image de commandant chevaleresque et compétent devait glorifier la Wehrmacht et renforcer le moral du front intérieur.

Des photos de ce type étaient souvent produites en plusieurs formats : cartes postales, photos de presse ou images de collection. Le format présent suggère une photographie de presse ou une photo destinée aux collectionneurs. Ces images étaient parfois distribuées sous le contrôle du Haut Commandement de la Wehrmacht (OKW) ou du ministère de la Propagande du Reich de Joseph Goebbels.

Aspects techniques

Les photographies de la Wehrmacht étaient typiquement développées sur papier baryté, un papier photographique enduit de sulfate de baryum qui était standard des années 1880 aux années 1960. Les verso portaient souvent des cachets des compagnies de propagande, des tampons de censure ou des annotations manuscrites. Le format 10 x 15 cm était standardisé, avec de légères variations dues au rognage.

La fin de Rommel

Après la défaite d'El Alamein en novembre 1942 et la perte définitive de l'Afrique du Nord en 1943, Rommel est d'abord transféré en Italie, puis en France comme commandant en chef du groupe d'armées B. Après l'invasion alliée en Normandie, il est gravement blessé le 17 juillet 1944 lors d'une attaque aérienne.

Son implication dans les événements entourant l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler conduit à son suicide forcé le 14 octobre 1944. Le régime met en scène sa mort comme conséquence de ses blessures et lui accorde des funérailles nationales pour exploiter sa valeur propagandiste jusqu'au bout.

Valeur de collection et considérations éthiques

Les photographies de Rommel sont aujourd'hui des documents historiques d'une valeur considérable comme sources. Elles documentent non seulement une personnalité militaire, mais aussi les mécanismes de la propagande national-socialiste et de la création de mythes. Le “mythe Rommel” a été encore cultivé après 1945, tant en Allemagne qu'internationalement, occultant souvent les aspects problématiques de son rôle dans le régime nazi.

Les collectionneurs et historiens devraient considérer de tels objets dans le contexte de leur création et utilisation. Ils sont les témoignages d'un régime criminel et de ses appareils de propagande, tout en étant des sources indispensables pour comprendre cette époque. L'engagement scientifique avec de tels matériaux sert l'éducation historique et l'instruction des générations futures.