Casquette à visière prussienne pour un officier du Régiment de hussards Landgraf Friedrich II. von Hessen-Homburg (2. Kurhessisches) Nr. 14

Garnison de Kassel, vers 1900. Casquette à visière haute en forme d'assiette en drap bleu foncé avec bandeau rouge et passepoils blancs, visière avant laquée noire, complète avec les deux cocardes. Intérieur avec bandeau de cuir brun et doublure en toile cirée brune avec marque du fabricant. Taille environ 56. Légères traces de mites. État 2.

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750,00

Casquette à visière prussienne pour un officier du Régiment de hussards Landgraf Friedrich II. von Hessen-Homburg (2. Kurhessisches) Nr. 14

Cette casquette à visière d'un officier du régiment de hussards Landgraf Friedrich II von Hessen-Homburg (2e Kurhessois) n° 14 représente un exemple fascinant des traditions militaires prussiennes au tournant du siècle. Le régiment, stationné à Kassel, incarnait le lien étroit entre les anciennes troupes kurhessoises et l'armée prussienne après l'annexion de 1866.

Le régiment de hussards n° 14 portait son nom en l'honneur du Landgrave Friedrich II de Hessen-Homburg (1633-1708), l'un des commandants de cavalerie les plus distingués de son époque. Après la guerre allemande de 1866, les troupes kurhessoises furent intégrées dans l'armée prussienne. Le 2e régiment de hussards kurhessois reçut le numéro 14 dans l'ordre de ligne prussien et conserva sa garnison traditionnelle à Kassel.

La casquette à visière en forme d'assiette caractéristique avec sa forme haute correspondait aux règlements uniformes prussiens pour les officiers de hussards de l'ère wilhelminienne. Le tissu bleu foncé avec bande rouge et passepoils blancs reflétait les couleurs régimentaires spécifiques qui identifiaient individuellement chaque régiment de hussards. Cette combinaison de couleurs était caractéristique du régiment n° 14 et permettait l'identification immédiate de l'appartenance à l'unité.

Les hussards, originellement dérivés de la cavalerie hongroise, s'étaient établis comme cavalerie légère dans toutes les armées européennes depuis le XVIIIe siècle. En Prusse, ils développèrent une tradition particulière manifestée dans des uniformes élaborés et des rituels stricts. Les officiers de ces unités d'élite portaient des pièces d'uniforme particulièrement splendides, la casquette à visière servant de coiffure de service pour le service quotidien et en dehors des grandes parades.

La visière avant laquée noire était typique des casquettes à visière d'officiers et les distinguait des casquettes des hommes de troupe. Les deux cocardes – la cocarde d'État prussienne en noir et blanc et la cocarde du Reich en noir, blanc et rouge – symbolisaient la double loyauté au Royaume de Prusse et à l'Empire allemand. Cette manière de porter devint obligatoire pour toutes les troupes prussiennes après la fondation du Reich en 1871.

La marque du fabricant dans la doublure intérieure documente la qualité artisanale de ces coiffures. Plusieurs fabricants d'équipements militaires spécialisés existaient à Kassel et dans ses environs, spécialisés dans la production de pièces d'uniforme pour les régiments qui y étaient stationnés. Les officiers devaient se procurer leurs uniformes eux-mêmes, ce qui conduisait à une haute qualité de fabrication.

Vers 1900, période de datation de cette casquette, l'Empire allemand était à l'apogée de sa puissance. L'armée jouait un rôle central dans la vie sociale, et les officiers jouissaient d'un grand prestige. Le régiment de hussards n° 14 était pleinement intégré dans le système militaire prussien pendant cette période et participait à toutes les manœuvres et parades importantes.

La taille 56 correspond au système de mesure allemand de l'époque pour les coiffures et indique un tour de tête moyen. Le bandeau de transpiration brun et la doublure en toile cirée étaient standard dans les casquettes à visière d'officiers de haute qualité et servaient le confort et la durabilité.

La forme en assiette et haute de la casquette était caractéristique de la période vers 1900 et différait significativement des formes plus plates des années ultérieures. Cette silhouette était considérée comme particulièrement élégante et soulignait le maintien militaire du porteur.

Le régiment lui-même participa à la Première Guerre mondiale et fut dissous après 1919 dans le cadre de la dissolution de l'armée impériale. Les uniformes et équipements de cette période devinrent des témoins historiques d'une époque révolue de l'histoire militaire prusso-allemande.