IIIe Reich Calot de la Police de Protection contre l'Incendie pour Auxiliaires Féminines

Pièce de dépôt, fabrication en tissu de treillis. Complet avec aigle de police brodé sur toile de treillis verte, avec RB-Nr. 0/0196/0765, taille 57. État 2.
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300,00

IIIe Reich Calot de la Police de Protection contre l'Incendie pour Auxiliaires Féminines

La Police des Sapeurs-Pompiers (Feuerlöschpolizei) du Troisième Reich constituait une composante importante de la Police de l'Ordre national-socialiste. Ce calot pour auxiliaires féminines de la Police des Sapeurs-Pompiers représente un témoignage significatif de l'intégration croissante des femmes dans les structures policières et paramilitaires pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Feuerlöschpolizei fut créée dans le cadre de la réorganisation complète du système policier allemand sous Heinrich Himmler à partir de 1936. Par la loi sur les services de lutte contre l'incendie du 23 novembre 1938, les brigades de pompiers précédemment organisées au niveau municipal furent standardisées dans tout le Reich et intégrées à la Police de l'Ordre. Cela s'est produit dans le contexte des efforts de centralisation national-socialiste et de la préparation à la guerre à venir.

Le calot décrit est fabriqué en tissu de coutil (Drillichstoff), un tissage de coton robuste fréquemment utilisé pour les uniformes pendant les années de guerre en raison de sa durabilité et de sa production relativement peu coûteuse. La fabrication à partir de ce matériau indique la pénurie de ressources qui a particulièrement caractérisé la production d'uniformes allemands à partir de 1942/43.

Particulièrement remarquable est l'aigle de police brodé sur le tissu de coutil vert. Le tissu vert était caractéristique de la Police des Sapeurs-Pompiers et la distinguait des autres unités de police. L'aigle de police du Troisième Reich était réglementé dans sa forme par diverses ordonnances et représentait un important symbole de souveraineté. Dans la Police des Sapeurs-Pompiers, l'aigle était typiquement porté sur le calot, centré au-dessus du front.

Le marquage avec le Numéro d'Entreprise du Reich (RB-Nr.) 0/0196/0765 fait référence au système d'identification des fabricants utilisé dans le Reich allemand. Ces numéros permettaient l'identification du fabricant sans avoir à le nommer sur le produit – un système pratiqué particulièrement pendant les années de guerre pour diverses raisons, notamment le secret et la rationalisation.

L'indication de taille 57 correspond au système allemand de mesure du tour de tête et était une taille standard pour les couvre-chefs. Le calot lui-même – également appelé Schiffchen (petit navire) ou Krätzchen – était un couvre-chef pratique et économe en matériau, porté particulièrement par le personnel auxiliaire et dans les situations de service où une casquette à visière complète n'était pas requise ou peu pratique.

La désignation “pour auxiliaires féminines” revêt une importance historique particulière. À partir de 1940, mais plus intensément à partir de 1942/43, les femmes furent de plus en plus déployées comme auxiliaires dans divers domaines de la police, de la Wehrmacht et d'autres organisations. C'était une conséquence directe de la pénurie de main-d'œuvre causée par la conscription des hommes dans la Wehrmacht. Les auxiliaires féminines de la Police des Sapeurs-Pompiers assumaient diverses tâches, notamment les services de messagerie, l'opération de standard téléphonique, le travail administratif et partiellement aussi le soutien opérationnel pendant les mesures de protection contre les raids aériens.

Le rôle des femmes dans la Police des Sapeurs-Pompiers s'intensifia particulièrement pendant les raids de bombardement alliés sur les villes allemandes. La guerre aérienne à partir de 1942 entraîna un fardeau énorme sur les forces de lutte contre l'incendie. Les femmes étaient nécessaires non seulement dans des fonctions de soutien mais de plus en plus aussi dans des domaines opérationnels directs. Elles travaillaient dans les casernes de pompiers, opéraient les installations de communication et assistaient à la coordination des opérations de lutte contre l'incendie.

L'uniformisation des auxiliaires féminines suivait certaines directives qui s'orientaient vers les modèles masculins mais étaient modifiées par des détails spécifiques pour les femmes. Le calot comme couvre-chef était plus pratique que la casquette à visière et était porté particulièrement en service intérieur et de garde.

Après 1945, toutes les organisations national-socialistes, y compris la Police de l'Ordre et la Police des Sapeurs-Pompiers dans leur forme paramilitaire, furent dissoutes. La dénazification concernait également les anciens membres de ces organisations. Le service d'incendie fut re-municipalisé dans la période d'après-guerre et libéré de ses structures national-socialistes.

Aujourd'hui, de telles pièces d'uniforme sont des sources historiques importantes pour la recherche sur le régime national-socialiste, l'histoire de la police et le rôle des femmes dans les organisations du Troisième Reich. Elles documentent la pénétration de tous les domaines de la vie par l'idéologie NS et la militarisation de la société. En même temps, elles éclairent les conditions matérielles et la pénurie croissante de ressources pendant les années de guerre.

Ce calot sert de rappel tangible d'un chapitre sombre de l'histoire allemande et du rôle complexe que les citoyens ordinaires, y compris les femmes, ont joué dans l'appareil de l'État nazi. Il représente à la fois l'organisation bureaucratique du régime et la mobilisation totale de la société allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.