IIIe Reich - 1ère Rencontre des Aviateurs Berlin 1934
Le 1er Rassemblement des aviateurs de Berlin 1934 fut un événement aéronautique significatif dans l'Allemagne nazie, organisé dans le cadre de la promotion systématique et de la militarisation de l'aviation allemande. L'insigne en tôle décrit ici documente la participation à cet événement et représente un moment important dans l'histoire de la Luftwaffe allemande.
Après la prise de pouvoir des nazis en janvier 1933, le régime sous Adolf Hitler commença systématiquement à construire une force aérienne puissante, ce qui constituait une violation claire des dispositions du Traité de Versailles de 1919. Ce traité avait explicitement interdit à l'Allemagne de posséder des avions militaires et d'établir une force aérienne après la Première Guerre mondiale. Néanmoins, le régime nazi utilisa habilement diverses organisations et événements civils pour promouvoir l'intérêt pour l'aviation tout en préparant simultanément des structures militaires.
L'année 1934 fut particulièrement significative à cet égard. Hermann Göring, futur ministre de l'Aviation du Reich et commandant en chef de la Luftwaffe, poussa massivement en avant la construction secrète des forces aériennes militaires. Bien que la Luftwaffe ne fut officiellement proclamée qu'en mars 1935, les préparatifs battaient déjà leur plein. Les rassemblements d'aviateurs comme l'événement berlinois de 1934 servaient plusieurs objectifs : ils promouvaient l'enthousiasme pour l'aviation parmi la population, servaient à recruter des pilotes potentiels et représentaient une démonstration de la “technologie aéronautique” allemande.
De tels événements étaient des spectacles de propagande soigneusement mis en scène. Ils comprenaient généralement des démonstrations aériennes, des expositions d'avions, des démonstrations de parachutistes et diverses compétitions. Berlin, en tant que capitale du Reich, offrait la toile de fond idéale pour de tels événements de masse. Les nazis comprenaient magistralement comment transmettre un sentiment de force nationale et de supériorité technologique à travers de tels événements.
L'insigne en tôle lui-même est un exemple typique des insignes commémoratifs distribués lors de tels événements. Ces insignes fabriqués en tôle estampée étaient peu coûteux à produire et pouvaient donc être fabriqués en grandes quantités. Ils étaient distribués aux participants, visiteurs ou organisateurs et servaient de souvenirs et de marques d'identification. L'utilisation d'une simple construction à épingle permettait de les porter sur les vêtements.
Dans le monde des collectionneurs, ces insignes sont évalués selon leur état de conservation. L'état 2 indiqué suggère un exemplaire bien conservé qui peut présenter de légères traces d'usure mais qui est globalement encore dans un état très attrayant. C'est remarquable pour un objet vieux de près de 90 ans.
La signification historique de tels insignes réside moins dans leur valeur matérielle que dans leur fonction de documents historiques contemporains. Ils témoignent du travail systématique de propagande et de mobilisation du régime nazi dans la période d'avant-guerre. La Luftwaffe devait devenir un élément central de la guerre allemande, et des événements comme le Rassemblement des aviateurs de 1934 étaient des éléments importants dans ce processus.
L'Association allemande des sports aériens (Deutscher Luftsportverband, DLV) joua un rôle important pendant cette phase en tant qu'organisation de couverture pour la formation militaire au vol. De nombreux futurs pilotes de la Luftwaffe reçurent leur formation initiale dans des écoles de pilotage et des clubs ostensiblement civils. Le Rassemblement des aviateurs à Berlin fournissait une plateforme pour présenter ces structures et recruter de nouveaux membres.
Du point de vue actuel, de tels objets sont d'importants objets d'étude pour les historiens et les collectionneurs d'antiquités militaires. Ils aident à comprendre les mécanismes de propagande et la préparation systématique à la guerre à venir. En même temps, ils soulèvent des questions importantes sur la culture commémorative et la manière de traiter les reliques historiquement compromises.