Manteau de troupe de la Sturmabteilung (SA) d'une SA Fußstandarte du SA-Gruppe Südwest

Le manteau en lourd drap de manteau SA olive, col brun, avec patte d'épaule des SA Fußstandarten, boutons RZM nickelés, et brassard imprimé léger (nouvellement cousu). Intérieur avec doublure en drap brun et étiquette RZM “Mantel”. Dimensions : largeur d'épaules env. 48 cm, longueur de manche extérieure env. 61 cm, longueur totale env. 117 cm. Divers petits défauts, état 2-.
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1.300,00

Manteau de troupe de la Sturmabteilung (SA) d'une SA Fußstandarte du SA-Gruppe Südwest

Ce manteau de la SA représente un vêtement caractéristique de l'organisation paramilitaire Sturmabteilung (SA), qui a fonctionné entre 1920 et 1945 comme l'une des formations les plus influentes et controversées du mouvement national-socialiste. Ce manteau spécifique fut confectionné pour les hommes de troupe d'un étendard pédestre de la SA (Fußstandarte) du SA-Gruppe Südwest et documente la structure organisationnelle ainsi que les normes vestimentaires de cette unité paramilitaire.

La Sturmabteilung fut fondée en 1920 comme service d'ordre du NSDAP et se développa sous la direction d'Ernst Röhm en une organisation de masse comptant parfois plus de quatre millions de membres. La SA était divisée en divers commandements de groupe régionaux, le SA-Gruppe Südwest englobant les territoires de Bade, du Wurtemberg et de Hohenzollern. Cette organisation territoriale reflétait la structure décentralisée de la SA et permettait un contrôle local efficace.

Le manteau lui-même présente les caractéristiques typiques de l'habillement de la SA : le lourd drap de manteau SA olive était la qualité de tissu standardisée, contrôlée et distribuée par le système du Reichszeugmeisterei (RZM). Le RZM, établi en 1929, servait d'autorité centrale d'approvisionnement et de contrôle de qualité pour les uniformes et équipements du NSDAP et de ses organisations affiliées. L'étiquette RZM “Mantel” (manteau) dans la doublure intérieure confirme l'origine officielle du vêtement et sa conformité aux normes prescrites.

Les épaulettes des étendards pédestres de la SA sont particulièrement remarquables. Tandis que les unités montées de la SA (étendards de cavalerie) et les unités motorisées (étendards motorisés) portaient leurs propres insignes distinctifs, les étendards pédestres formaient l'épine dorsale de l'organisation SA. Ces unités étaient organisées à pied et menaient les nombreux défilés, manifestations et – dans la phase initiale du mouvement – les affrontements violents avec les opposants politiques.

Le col brun correspond à la coloration caractéristique de la SA, qui devint connue sous le nom de “chemises brunes”. Ce choix de couleur avait des origines pratiques : de grandes quantités de chemises d'uniforme brunes provenant d'anciens stocks coloniaux étaient disponibles après la Première Guerre mondiale et furent acquises à moindre coût pour la SA naissante. La couleur brune se développa rapidement en signe distinctif de l'organisation et devint symboliquement liée au mouvement national-socialiste.

Les boutons RZM nickelés démontrent l'exécution standardisée des composants de l'uniforme. Le système RZM attribuait des numéros de licence aux fabricants agréés, ce qui assurait un certain contrôle de qualité tout en garantissant des revenus au parti par le biais de droits de licence. Le nickelage des boutons constituait une alternative économique à des matériaux plus coûteux et répondait aux exigences pour les uniformes de troupe.

Le brassard, même s'il a été recousu dans ce cas, était le signe distinctif central des organisations national-socialistes. Le brassard de la SA affichait la croix gammée sur fond blanc avec un arrière-plan rouge et devait être porté sur le bras gauche selon les règlements vestimentaires. Il symbolisait l'appartenance au mouvement et servait de signe d'identification immédiat lors des apparitions publiques.

La doublure en drap brun correspondait aux normes pour les manteaux de troupe et offrait une isolation de base. Contrairement aux manteaux d'officiers, qui présentaient souvent des doublures plus élaborées et des qualités de matériaux supérieures, les manteaux de troupe étaient conçus pour être fonctionnels et économiques.

Les dimensions du manteau – largeur d'épaules 48 cm, longueur de manches 61 cm, longueur totale 117 cm – correspondent à une taille moyenne et documentent les efforts de standardisation dans l'approvisionnement vestimentaire de la SA. Les règlements vestimentaires de la SA spécifiaient en détail comment les composants de l'uniforme devaient être coupés et portés pour assurer une apparence uniforme.

Après l'“Affaire Röhm” du 30 juin au 2 juillet 1934, au cours de laquelle la direction de la SA fut largement éliminée, l'organisation perdit sa signification politique. La SS sous Heinrich Himmler assuma de plus en plus le rôle de formation paramilitaire la plus importante. Néanmoins, la SA demeura formellement en existence jusqu'en 1945 et continua à mener des activités de formation prémilitaire et de propagande.

De telles pièces d'uniforme constituent aujourd'hui d'importants documents historiques qui illustrent l'organisation, la logistique et la culture visuelle du national-socialisme. Elles servent à la recherche scientifique et à la documentation muséale de l'une des périodes les plus sombres de l'histoire allemande. Les dommages conservés sur le manteau – typiques des vêtements de cette époque – témoignent de l'utilisation réelle et confèrent à l'objet son caractère documentaire en tant que témoin authentique de l'époque.