Photo portrait Wehrmacht Heer, soldat avec tunique de campagne

Format carte postale, état 2.
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10,00

Photo portrait Wehrmacht Heer, soldat avec tunique de campagne

La photographie portrait d'un soldat de la Wehrmacht Heer en tunique de campagne représente un type important de photographie commémorative militaire de l'époque de la Seconde Guerre mondiale. De telles images au format carte postale étaient omniprésentes entre 1939 et 1945, servant à la fois à la documentation personnelle et à la communication avec l'arrière-front.

La tunique de campagne (Feldbluse) portée par le soldat représenté était l'uniforme standard de l'armée allemande pendant la guerre. Introduite selon le règlement du service de l'armée (H.Dv.) 299 de 1937, la tunique de campagne a subi plusieurs modifications. Le Modèle 1936 original fut développé en Modèle 1940 simplifié, suivi du Modèle 1943 encore plus austère, reflétant les pénuries de matériaux dans les dernières années de guerre. La tunique de campagne était généralement fabriquée en laine gris-de-fer et présentait des détails caractéristiques tels que des poches de poitrine à plis plissés, des pattes d'épaule pour la désignation du grade et des pattes de col aux couleurs de l'arme.

La pratique de la photographie portrait militaire avait une longue tradition en Allemagne, remontant au XIXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, le genre s'établit définitivement comme un phénomène de masse. Durant la Seconde Guerre mondiale, il atteignit son apogée. Les soldats se faisaient photographier par des photographes professionnels, souvent dans les villes de garnison ou pendant la formation de base. Ces photographies au format carte postale (environ 9 x 14 cm) étaient standardisées et peu coûteuses à produire.

Ces images remplissaient plusieurs fonctions importantes. Principalement, elles servaient de souvenirs pour la famille. Les soldats envoyaient les photographies aux parents, épouses, fiancées ou amis, souvent avec des dédicaces manuscrites au dos. À une époque où la mort et la séparation étaient omniprésentes, ces images revêtaient une signification émotionnelle particulière. Elles étaient fréquemment le dernier souvenir de soldats tombés au combat. Simultanément, elles servaient à l'auto-représentation et exprimaient la fierté du rôle militaire.

La mise en scène de ces portraits photographiques suivait certaines conventions. Le soldat était généralement photographié de face ou de profil léger sur un fond neutre. L'uniforme devait être ajusté correctement et impeccablement selon les règlements, avec tous les insignes et décorations visiblement portés. Les photographes possédaient souvent des accessoires tels que chaises, tables ou parfois des décors. Les expressions faciales allaient du sérieux et du devoir au légèrement souriant, mais devaient toujours transmettre discipline et maintien militaire.

D'un point de vue historico-militaire, ces photographies constituent aujourd'hui des sources précieuses. Elles documentent le développement des uniformes, les différents insignes de grade, les couleurs d'arme et les décorations. Des détails tels que les pattes d'épaule, les pattes de col et les insignes de manche permettent souvent d'identifier la branche de service et parfois même l'unité spécifique. Les couleurs d'arme (Waffenfarben) de l'armée étaient strictement réglementées : blanc pour l'infanterie, rose pour les blindés, rouge pour l'artillerie, jaune doré pour la cavalerie et la reconnaissance, pour n'en nommer que quelques-unes.

L'état de conservation de ces photographies varie considérablement. La classification “État 2” dans la terminologie des collectionneurs de militaria désigne généralement un bon à très bon état de conservation avec possiblement des signes d'usure mineurs. Les images au format carte postale étaient imprimées sur différents types de papier, du simple papier photographique mat au papier brillant de meilleure qualité. La durabilité dépendait fortement des conditions de stockage.

Dans l'après-guerre, ces photographies sont devenues des objets ambivalents. Pour les familles, elles restaient des souvenirs personnels de pères, fils ou frères. En même temps, elles sont des documents d'une dictature criminelle et de ses forces armées. L'évaluation scientifique et muséale de tels objets a évolué au fil des décennies. Aujourd'hui, ils sont considérés comme d'importantes sources historiques qui, avec une contextualisation critique, contribuent à la compréhension de l'histoire militaire, de l'histoire quotidienne de la guerre et des mécanismes du régime nazi.

Des collections de ces photographies se trouvent dans de nombreuses archives, dont les Archives fédérales (Bundesarchiv) à Coblence et Berlin, le Musée d'histoire militaire de la Bundeswehr à Dresde, ainsi que dans d'innombrables archives régionales et privées. Elles constituent des éléments indispensables de la documentation historique et sont utilisées dans des expositions, publications et projets de recherche pour illustrer l'histoire de la Wehrmacht et de la Seconde Guerre mondiale.

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