XIe Jeux Olympiques 1936 Berlin - Médaille commémorative non portable pour les participants

Bronze 70 mm, “Ich Rufe Die Jugend Der Welt” (J'appelle la jeunesse du monde), Graveur: Otto Placzek Berlin, État 2.
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250,00

XIe Jeux Olympiques 1936 Berlin - Médaille commémorative non portable pour les participants

La médaille commémorative des XIes Jeux Olympiques de 1936 à Berlin représente un témoignage historique important du mouvement olympique dans l'Allemagne nazie. Cette médaille non portable en bronze d'un diamètre de 70 mm fut décernée à tous les participants des Jeux Olympiques d'été, qui se déroulèrent du 1er au 16 août 1936 à Berlin.

La médaille porte l'inscription “Ich Rufe Die Jugend Der Welt” (J'appelle la jeunesse du monde), une devise censée souligner la dimension internationale des Jeux Olympiques. Le graveur Otto Placzek de Berlin créa le design de cette médaille, qui fut distribuée aux côtés des médailles officielles des vainqueurs comme souvenir à tous les athlètes, officiels et invités spéciaux.

Les Jeux Olympiques de 1936 furent les premiers à se tenir dans l'Allemagne nazie, après que Berlin eut été choisie comme ville hôte par le Comité International Olympique en 1931 – avant la prise de pouvoir d'Adolf Hitler en janvier 1933. Le régime nazi reconnut rapidement le potentiel propagandiste de cet événement et utilisa les Jeux comme plateforme pour l'auto-présentation du “Troisième Reich”.

Au total, 3.963 athlètes de 49 nations participèrent aux Jeux, ce qui constituait un record à l'époque. Les Jeux furent caractérisés par une architecture monumentale, une organisation sophistiquée et une technologie de pointe. Le Reichssportfeld avec le Stade Olympique, conçu pour 100.000 spectateurs, constituait le centre des événements.

Otto Placzek (1884-1943) était un médailleur et sculpteur allemand renommé qui créa de nombreuses médailles et plaques importantes. Ses œuvres se distinguaient par un travail de détail précis et une qualité artistique. Outre cette médaille commémorative, il créa d'autres médailles olympiques et plaques pour diverses occasions.

La forme non portable de cette médaille la distingue des décorations militaires ou des distinctions portables. Elle fut conçue comme souvenir et objet de collection et était généralement présentée dans des écrins ou des emballages spéciaux. Le choix du bronze comme matériau suivait une longue tradition olympique, le bronze étant associé aux compétitions athlétiques depuis l'Antiquité.

Les Jeux de 1936 demeurent historiquement ambivalents : d'une part, ils furent un succès sportif et techniquement innovants – pour la première fois, des Jeux Olympiques furent diffusés à la télévision. D'autre part, ils servirent la propagande nazie pour dissimuler la véritable nature du régime. Les lois raciales de Nuremberg furent temporairement appliquées moins strictement, les panneaux antisémites furent retirés pour présenter une image positive aux visiteurs étrangers.

Le succès de l'athlète afro-américain Jesse Owens, qui remporta quatre médailles d'or, fut remarquable, exposant ainsi l'idéologie raciale nazie. Bien que les athlètes allemands aient remporté le plus de médailles, les performances sportives des participants internationaux témoignèrent de l'importance universelle des idéaux olympiques.

Après 1945, les objets des Jeux Olympiques de 1936 devinrent d'importants documents historiques contemporains. Ils documentent non seulement l'histoire sportive, mais aussi l'instrumentalisation du sport par les régimes totalitaires. Des musées et collections du monde entier préservent de tels souvenirs comme témoignages d'une époque historique complexe.

L'état 2 de cette médaille indique une très bonne conservation, ce qui est remarquable pour un objet de plus de 85 ans. Beaucoup de ces médailles ont survécu aux décennies et se trouvent aujourd'hui dans des collections privées, des musées ou chez les descendants des destinataires originaux.

La médaille représente ainsi un héritage historique multiforme : elle témoigne de performances athlétiques exceptionnelles, d'art médaillique artistique, mais aussi de la connexion problématique entre sport et politique dans l'une des périodes les plus sombres de l'histoire allemande.