Housse de gourde Wehrmacht avec pattes en cuir

Housse en feutre avec courroies en cuir et couvercle. Patte en cuir déchirée, état 2-.
492183
50,00

Housse de gourde Wehrmacht avec pattes en cuir

La gourde de campagne de la Wehrmacht avec sa housse caractéristique en feutre représente l'un des équipements les plus emblématiques utilisés par les forces armées allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette solution pratique pour l'approvisionnement en eau des soldats sur le terrain constituait un élément essentiel de l'équipement personnel de chaque membre de la Wehrmacht.

Le développement de la gourde de campagne s'appuyait sur les expériences de la Première Guerre mondiale, qui avaient démontré qu'un approvisionnement fiable et robuste en eau potable était crucial pour l'efficacité au combat des troupes. Le règlement du service de l'armée (Heeresdienstvorschrift) détaillait l'équipement et les spécifications du matériel de campagne. La gourde standardisée avait une capacité d'environ 0,8 litre et était fabriquée en tôle d'acier émaillée, puis également en aluminium pour réduire le poids.

La housse en feutre remplissait plusieurs fonctions importantes : elle protégeait les soldats du froid du corps métallique de la gourde en hiver et maintenait l'eau plus fraîche plus longtemps grâce au refroidissement par évaporation en été. Le feutre atténuait également le bruit pendant les marches et offrait une certaine protection contre les dommages mécaniques. La laine naturelle, à partir de laquelle le feutre était fabriqué, était un matériau idéal disponible en Allemagne avec d'excellentes propriétés isolantes.

Les sangles et pattes en cuir servaient à fixer la gourde à la ceinture ou au sac à dos. Le cuir était utilisé dans diverses couleurs - du brun naturel au noir - selon la période et la disponibilité des matériaux. Au cours de la guerre, particulièrement à partir de 1943, les pénuries de matériaux se firent sentir, conduisant à une utilisation accrue de matériaux de substitution et de constructions simplifiées.

La production de ces gourdes de campagne était assurée par de nombreux fournisseurs dans tout le Reich allemand. Chaque fabricant était tenu de marquer ses produits d'un code de fabricant, ce qui aide aujourd'hui à l'attribution historique. Les housses étaient souvent fabriquées séparément et pouvaient être remplacées en cas de dommage.

Le bouchon, généralement en bakélite ou en aluminium, était relié à la gourde par une petite chaîne pour éviter sa perte sur le terrain. Cette chaîne était fréquemment fabriquée en acier nickelé ou galvanisé. Le bouchon de fermeture comportait une membrane en liège qui assurait l'étanchéité.

Dans l'usage quotidien au front, la gourde de campagne était soumise à des contraintes constantes. Les déchirures dans les pattes en cuir, comme on en trouve sur de nombreux exemplaires conservés, témoignent d'une utilisation intensive dans des conditions difficiles. Les soldats étaient souvent contraints de réparer eux-mêmes leur équipement, en utilisant des matériaux improvisés.

L'évaluation de l'état de tels objets historiques suit aujourd'hui un système standardisé, où l'état de grade 2 indique une conservation bonne à très bonne avec des signes mineurs d'utilisation. Cela rend ces pièces intéressantes tant pour les collectionneurs que pour les musées d'histoire militaire.

Après 1945, nombre de ces gourdes de campagne ont continué à être utilisées par diverses armées ou ont trouvé des applications civiles auprès des randonneurs et des scouts. La construction robuste s'est avérée pratique même des décennies après la fabrication. Aujourd'hui, les exemplaires bien conservés avec housses d'origine sont des objets de collection recherchés, représentant d'importants témoignages de l'histoire militaire du XXe siècle.

La gourde de campagne de la Wehrmacht constitue un exemple représentatif de l'équipement militaire allemand de cette époque : fonctionnel, robuste et conçu pour la production de masse. Elle incarne l'industrialisation de la guerre et la standardisation de l'équipement militaire qui a pris une importance croissante au XXe siècle.