Prusse Paire de pattes d'épaule pour hommes de troupe du Königin Elisabeth Garde-Grenadier-Regiment Nr. 3

Provenance Berlin-Charlottenburg, vers 1910. Modèle pour manteau. Légèrement portées. État 2.
403892
240,00

Prusse Paire de pattes d'épaule pour hommes de troupe du Königin Elisabeth Garde-Grenadier-Regiment Nr. 3

Cette paire de pattes d'épaule pour hommes de troupe du Régiment de Grenadiers de la Garde Reine Elisabeth No. 3 représente un témoignage authentique de l'histoire militaire prussienne datant d'environ 1910. Ces pièces d'épaule appariées, fabriquées pour être portées sur le manteau, proviennent de la phase finale de l'Empire allemand et reflètent les règlements stricts concernant l'uniforme de l'armée prussienne.

Le Régiment de Grenadiers de la Garde No. 3 fut fondé en 1814 comme 3e Régiment de la Garde à pied et reçut en 1826 la désignation de Régiment de Grenadiers de la Garde Empereur Franz. En 1860, il fut renommé en l'honneur de la Reine Elisabeth de Prusse, épouse du roi Frédéric-Guillaume IV. Le régiment était stationné à Berlin-Charlottenburg et appartenait aux unités les plus prestigieuses de l'armée prussienne. En tant que partie des troupes de la Garde, le régiment occupait une position spéciale et était directement subordonné au roi.

Les pattes d'épaule constituaient un élément essentiel de l'uniforme militaire prussien et servaient plusieurs objectifs. Elles protégeaient la région de l'épaule contre le frottement des bretelles de fusil tout en identifiant simultanément l'appartenance militaire du soldat. Pour les hommes de troupe – c'est-à-dire les soldats sans grade de sous-officier – les pattes d'épaule étaient généralement fabriquées en drap de base et portaient le numéro de régiment caractéristique ainsi que, le cas échéant, des monogrammes ou d'autres marques d'identification.

La version pour le manteau différait de celles portées sur la tunique. Les pattes d'épaule de manteau étaient souvent un peu plus simples et devaient répondre aux exigences pratiques du service. Les règlements vestimentaires prussiens prescrivaient précisément l'apparence de ces éléments d'uniforme. Pour le Régiment de Grenadiers de la Garde No. 3, les pattes d'épaule étaient aux couleurs du régiment, avec le numéro “3” clairement visible.

Vers 1910, date correspondant à ces pattes d'épaule, l'Empire allemand était sous le règne de l'empereur Guillaume II. L'armée était alors engagée dans un processus de modernisation, mais conservait les éléments d'uniforme traditionnels qui avaient leurs racines dans les guerres napoléoniennes. Les régiments de la Garde à Berlin étaient considérés comme l'élite des forces armées prussiennes et étaient fréquemment déployés lors de défilés et de cérémonies.

Le Régiment No. 3 se distinguait par une longue tradition et de nombreux honneurs de bataille. Les soldats de ce régiment avaient participé aux guerres de libération contre Napoléon, à la guerre austro-prussienne de 1866 et à la guerre franco-prussienne de 1870-71. Cette histoire militaire était soigneusement entretenue dans la culture du régiment et contribuait à l'identité de l'unité.

Le fait que ces pattes d'épaule soient “quelque peu portées” indique qu'elles ont effectivement été utilisées en service. Cela leur confère une valeur historique particulière, car elles n'étaient pas seulement des pièces d'équipement mais ont été portées par un soldat prussien. Leur conservation en état 2 témoigne d'un stockage soigneux pendant plus d'un siècle.

Les hommes de troupe de l'armée prussienne étaient recrutés par le service militaire obligatoire, introduit en 1814. Tout homme valide devait effectuer son service militaire, la durée variant au cours du XIXe siècle. Vers 1910, le service actif durait généralement deux à trois ans, suivis de plusieurs années dans la réserve. Pour beaucoup de jeunes hommes, le service militaire était une expérience formatrice.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, le Régiment de Grenadiers de la Garde No. 3 devait encore entrer en action. Le régiment combattit sur divers fronts et subit de lourdes pertes. Après la fin de la guerre et l'abdication de l'empereur en 1918, l'armée prussienne fut dissoute, et avec elle disparurent les régiments traditionnels de la Garde.

Aujourd'hui, de telles pattes d'épaule sont d'importantes pièces de collection et des sources pour la recherche en histoire militaire. Elles permettent aux historiens et collectionneurs de retracer l'évolution des uniformes et de comprendre la structure organisationnelle de l'armée impériale. Chaque paire de pattes d'épaule raconte l'histoire d'une unité spécifique et de ses soldats.

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