Allgemeine SS - SS-Beitrags-Quittungskarte (carte de quittance de cotisation SS)

pour un homme de Hamburg affecté au SS-Sturm 10/28, avec timbres de cotisation pour 1935; état d'usage.
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Allgemeine SS - SS-Beitrags-Quittungskarte (carte de quittance de cotisation SS)

La SS-Beitrags-Quittungskarte (carte de quittance des cotisations SS) représente un document historique important de l'époque national-socialiste. Cette carte de quittance particulière appartenait à la Allgemeine SS (SS générale), l'organisation politique de la Schutzstaffel, et servait à enregistrer les cotisations mensuelles d'un membre SS de Hambourg qui appartenait au SS-Sturm 10/28.

La Allgemeine SS fut fondée en 1925 comme garde du corps d'Adolf Hitler et se développa sous la direction d'Heinrich Himmler à partir de 1929 pour devenir l'une des organisations les plus puissantes de l'État nazi. Contrairement à la Waffen-SS, qui comprenait des unités de combat militaires, la Allgemeine SS se composait de membres à temps partiel qui exerçaient leurs professions civiles régulières et servaient à des moments désignés.

La structure organisationnelle de la SS était strictement hiérarchique. Un SS-Sturm correspondait à une compagnie et comprenait environ 70 à 120 hommes. La numérotation 10/28 indique qu'il s'agissait du 10e Sturm de la 28e SS-Standarte (régiment). Hambourg, en tant que ville portuaire et centre économique important, disposait de plusieurs SS-Standarten et jouait un rôle significatif dans l'organisation SS de l'Allemagne du Nord.

Le système de cotisations était d'une grande importance pour le financement de l'organisation SS. Chaque membre SS était obligé de payer des cotisations mensuelles, dont le montant était déterminé par le grade et parfois aussi par le revenu. Les cotisations étaient documentées au moyen de timbres de cotisation spéciaux qui étaient collés sur les cartes de quittance. Cette pratique était similaire au système de timbres d'assurance sociale et permettait un contrôle central des paiements de cotisations.

L'année 1935, pour laquelle cette carte présente des timbres de cotisation, fut une année importante pour la SS et le régime nazi. Les lois de Nuremberg furent promulguées en septembre 1935, et la SS assumait de plus en plus de fonctions policières et de surveillance dans l'État. L'effectif de la Allgemeine SS augmenta fortement durant cette période, car l'appartenance à la SS était considérée comme favorable à la carrière dans de nombreux domaines de la fonction publique et des affaires.

Les cartes de quittance elles-mêmes étaient généralement émises annuellement et devaient être soigneusement tenues. En plus des timbres de cotisation, elles contenaient des données personnelles du membre SS telles que le nom, le numéro SS, le grade et l'unité. Le paiement régulier des cotisations n'était pas seulement une obligation financière, mais était également considéré comme un signe de discipline et de loyauté envers l'organisation. Les retardataires pouvaient s'attendre à des conséquences disciplinaires.

L'administration de ces cartes de cotisation relevait de la responsabilité des chefs administratifs SS respectifs des Standarten et sections. Ils tenaient des registres précis des revenus et transmettaient les fonds à l'administration centrale SS à Berlin. Cette précision bureaucratique était caractéristique de l'ensemble de l'organisation SS et se reflète dans la multitude de documents conservés.

Aujourd'hui, de telles cartes de quittance de cotisations SS constituent des sources importantes pour la recherche historique. Elles permettent aux historiens de retracer le développement des effectifs, la répartition régionale et la composition sociale de la SS. En même temps, elles servent de témoins matériels de la pénétration globale de la société allemande par les organisations nazies.

L'état de conservation de tels documents varie considérablement. Beaucoup furent détruits à la fin de la guerre ou perdus dans le chaos de l'après-guerre. Les spécimens survivants présentent souvent des traces d'utilisation, ce qui documente leur emploi authentique. D'un point de vue scientifique, ces traces d'utilisation sont particulièrement intéressantes car elles prouvent l'usage réel et la manipulation de ces documents.

La classification historique de tels objets exige sensibilité et objectivité scientifique. Ce sont des reliques d'un régime criminel et rappellent l'une des périodes les plus sombres de l'histoire allemande. Leur valeur ne réside pas dans une glorification, mais dans leur fonction de matériel pédagogique et d'objet de recherche pour le travail de mémoire sur l'ère nazie.

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