Reichsmarine / Kriegsmarine 8 boutons d'uniforme

revers avec aigle de la Reichsmarine, 24 mm, état 2.
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40,00

Reichsmarine / Kriegsmarine 8 boutons d'uniforme

Ces huit boutons d'uniforme de la Reichsmarine et de la Kriegsmarine, mesurant 24 mm de diamètre, représentent des témoignages significatifs de l'histoire navale allemande entre 1921 et 1945. Ces boutons, portant l'aigle caractéristique de la Reichsmarine au revers, constituaient des éléments intégraux des uniformes navals et étaient soumis à des règlements militaires stricts concernant l'habillement.

La Reichsmarine fut créée en 1921 comme organisation successeur de la Marine impériale allemande après la Première Guerre mondiale. Le Traité de Versailles avait imposé de sévères restrictions à la marine allemande, tant en ce qui concerne la taille de la flotte que l'effectif du personnel. Malgré ces limitations, la Reichsmarine accordait une grande importance à la tradition et aux normes uniformologiques. Les boutons d'uniforme de cette époque affichaient au revers l'aigle impérial (Reichsadler) caractéristique, représentant l'emblème d'État de la République de Weimar.

Les boutons d'un diamètre de 24 mm étaient typiquement utilisés sur diverses pièces d'uniforme, particulièrement sur les vestes, manteaux et tuniques de service des hommes de troupe et sous-officiers. Le règlement vestimentaire de la Reichsmarine spécifiait précisément où devaient être utilisées les différentes tailles de boutons. Les boutons plus grands étaient utilisés sur les vestes d'uniforme, tandis que les exemplaires plus petits étaient destinés aux pattes d'épaule ou autres détails.

Avec la prise de pouvoir nazie en 1933, une transformation progressive des forces armées allemandes commença. Le 1er juin 1935, la Reichsmarine fut officiellement rebaptisée Kriegsmarine, reflétant la ligne de plus en plus militariste du régime. Ce changement de nom s'accompagna d'un réarmement naval massif qui contredisait directement les dispositions du Traité de Versailles.

Les boutons d'uniforme subirent diverses modifications durant cette période de transition. L'aigle au revers fut partiellement adapté à la nouvelle symbolique nationale-socialiste, l'aigle souverain (Hoheitsadler) portant la croix gammée devenant l'emblème dominant. Il est intéressant de noter que de nombreux anciens boutons de la Reichsmarine continuèrent d'être utilisés après 1935, car la conversion complète de tout l'équipement d'uniforme prenait du temps et ne pouvait se produire immédiatement pour des raisons logistiques et économiques.

La fabrication des boutons d'uniforme était soumise à des contrôles de qualité stricts. Ils étaient généralement fabriqués en aluminium, laiton ou autres alliages et souvent pourvus d'un revêtement de surface protecteur. Le revers montrait fréquemment non seulement l'aigle mais aussi des marques de fabricant fournissant des informations sur le producteur. Diverses entreprises furent contractées pour fabriquer les accessoires d'uniforme, incluant des fabricants établis d'équipement militaire.

L'état de ces boutons est évalué à 2, ce qui selon la notation commune des collectionneurs indique une préservation bonne à très bonne. Cela suggère que bien que les boutons puissent montrer des signes d'usage, ils sont fondamentalement bien préservés avec des détails reconnaissables et sans dommage significatif.

Pour les collectionneurs et historiens, de tels boutons d'uniforme présentent un intérêt particulier car ils représentent des témoignages authentiques de la culture matérielle de la marine allemande au XXe siècle. Ils permettent des conclusions sur les techniques de fabrication, la logistique et la réalité quotidienne du service naval. L'uniformologie en tant que sous-domaine de l'histoire militaire se consacre à de tels détails apparemment insignifiants, qui dans leur totalité fournissent une image complète de l'organisation militaire.

La Kriegsmarine se développa entre 1935 et 1945 en une force navale significative, la guerre sous-marine dans l'Atlantique acquérant une notoriété particulière. Les porteurs de ces boutons servirent dans tous les théâtres navals de guerre, de la mer Baltique à l'Atlantique Nord, de la Méditerranée aux eaux arctiques.

Après 1945, beaucoup de ces pièces d'uniforme et accessoires furent détruits ou perdus. Les exemplaires préservés comme ces boutons sont donc aujourd'hui des objets de collection recherchés, possédant non seulement une valeur matérielle mais surtout historique et documentaire. Ils servent de rappels d'une époque complexe et difficile de l'histoire allemande et fonctionnent comme objets d'étude pour la recherche en histoire militaire.

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