Aigle de poitrine de la Wehrmacht Heer pour hommes de troupe

Version tissée Bevo pour la tunique de campagne, aigle gris sur fond vert. Non porté, état 2.

L'état peut varier.

Prix par pièce : 75 Euro.
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75,00

Aigle de poitrine de la Wehrmacht Heer pour hommes de troupe

L'aigle de poitrine de la Wehrmacht Heer pour hommes de troupe représente un insigne d'uniforme caractéristique de l'armée de terre allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet exemplaire particulier en exécution tissée Bevo présente un aigle gris sur fond vert et était destiné à être porté sur la tunique de campagne des simples soldats et sous-officiers sans porte-épée.

L'introduction de l'aigle de poitrine eut lieu le 17 février 1934 par la Reichswehr, avant même le changement officiel de nom en Wehrmacht en 1935. Le règlement concernant l'introduction de l'emblème national stipulait que tous les membres des forces armées allemandes devaient porter l'aigle national avec croix gammée sur le côté droit de la poitrine de leurs uniformes. Ce règlement soulignait l'orientation idéologique des forces armées dans l'Allemagne national-socialiste.

La technique de tissage Bevo, nommée d'après la Barmer Bandweberei Ewald Vorsteher, révolutionna la production d'insignes d'uniformes. Cette technique de tissage mécanique permit la production de masse économique d'insignes en tissu de qualité constante. Contrairement aux variantes brodées à la main, souvent réservées aux officiers, les versions tissées étaient principalement utilisées pour les hommes de troupe. La technique Bevo produisait des insignes plats, tissés serrés, avec des contours nets et une grande durabilité, idéaux pour l'usage sur le terrain.

Le schéma de couleurs – aigle gris sur fond vert – était conforme aux règlements pour la tunique de campagne de l'uniforme de l'armée. Le Feldgrau typique (gris de campagne, en réalité un ton gris-verdâtre) fut introduit comme uniforme de campagne en 1907/1910 et resta, avec des modifications, la couleur standard des forces terrestres allemandes jusqu'en 1945. Le contraste entre l'aigle gris clair et le fond vert visait à rendre l'emblème national clairement visible sans compromettre les propriétés de camouflage de l'uniforme.

La position de port était précisément réglementée : l'aigle de poitrine était cousu sur le côté droit de la poitrine de la tunique de campagne, environ 14 centimètres sous la couture de l'épaule. Pour les hommes de troupe et les sous-officiers sans porte-épée, il existait des versions spéciales qui différaient de celles des officiers par le matériau et parfois par l'exécution. Tandis que les officiers portaient souvent des aigles brodés à la main sur un tissu plus fin, les simples soldats recevaient les variantes Bevo fabriquées mécaniquement.

La production de tels insignes se faisait à grande échelle par divers fabricants dans tout le Reich allemand. Les usines Bevo à Wuppertal-Barmen comptaient parmi les producteurs les plus importants, mais de nombreux autres manufacturiers textiles participaient à la production. Avec des millions de soldats servant dans la Wehrmacht entre 1935 et 1945, la demande d'insignes d'uniforme était énorme. Chaque soldat avait besoin de plusieurs exemplaires pour différents articles d'uniforme et comme pièces de rechange.

Les différences de qualité dans les aigles de poitrine peuvent être considérables. Les productions du début de la guerre montraient souvent une qualité de fabrication supérieure avec des détails plus fins et de meilleurs matériaux. À mesure que la guerre progressait et que les pénuries de ressources augmentaient, la qualité de nombreuses pièces d'uniforme se détériorait. Néanmoins, la technique Bevo resta un standard jusqu'à la fin de la guerre car elle était efficace et économique.

Le contexte historique de ces insignes est inséparablement lié à l'histoire de la Wehrmacht. Ils servaient non seulement d'identification de grade et de symbole d'appartenance, mais aussi de signe de l'orientation idéologique des forces armées. Le port de l'emblème national était obligatoire et soulignait l'intégration de chaque soldat individuel dans le système national-socialiste.

D'un point de vue collectionneur, les exemplaires non portés présentent aujourd'hui un intérêt particulier, car ils montrent l'état original sans traces d'usage. Ils permettent d'évaluer la qualité de fabrication et les couleurs originales. Cependant, un examen critique de leur origine et de leur signification est toujours nécessaire avec de tels objets militaro-historiques. Ils sont des témoins d'une époque sombre de l'histoire allemande et ne devraient être considérés qu'exclusivement dans le contexte de l'éducation historique et de la recherche.