Paire de pattes de col pour un SA-Oberführer de l'état-major d'une SA-Gruppe

Brodées main en fil métallique sur fond rouge, vers 1939, au revers avec étiquette RZM. Non portées, état 1a.
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750,00

Paire de pattes de col pour un SA-Oberführer de l'état-major d'une SA-Gruppe

Ces pattes de col pour un SA-Oberführer de l'état-major d'un SA-Gruppe représentent un grade important dans la structure hiérarchique de la Sturmabteilung (SA) pendant l'ère national-socialiste. Ces insignes, fabriqués vers 1939, présentent la broderie à la main caractéristique avec fil métallique sur fond rouge et portent l'étiquette RZM d'authentification au revers.

La Sturmabteilung fut fondée en 1921 comme organisation de combat paramilitaire du NSDAP et se développa en une organisation de masse comptant plusieurs millions de membres. Après la soi-disant Nuit des Longs Couteaux en juin 1934, la SA perdit son pouvoir politique au profit de la SS, mais resta en tant qu'organisation, assumant principalement des fonctions de formation prémilitaire et de propagande.

Le grade de SA-Oberführer correspondait approximativement à un colonel dans la hiérarchie militaire et constituait un grade de direction supérieur au sein de l'organisation SA. La position dans l'état-major d'un SA-Gruppe indique que le porteur de ces pattes de col occupait une importante fonction d'état-major au niveau du Gruppe. La SA était organisée territorialement en Gruppen, qui englobaient généralement un ou plusieurs Gaue et étaient chacun commandés par un SA-Gruppenführer.

Les pattes de col (Kragenpatten) étaient des composants essentiels de l'uniforme SA et servaient à l'identification du grade. La couleur de base rouge indiquait l'appartenance à l'état-major du Groupe. Les différents grades et fonctions au sein de la SA étaient distingués par différentes couleurs de pattes de col, passepoils et broderies. La broderie à la main avec fil métallique était caractéristique des grades supérieurs et se différenciait nettement des variantes fabriquées à la machine ou imprimées des grades inférieurs.

L'étiquette RZM (Reichszeugmeisterei) au revers est d'une importance particulière pour l'authenticité et la datation de ces pièces d'uniforme. La Reichszeugmeisterei fut fondée en 1929 et était le bureau central d'approvisionnement et d'inspection pour les uniformes, équipements et insignes du NSDAP et de ses formations. À partir de 1935, le marquage RZM était obligatoire pour toutes les pièces d'uniforme officielles. Les étiquettes contenaient généralement un numéro de fabricant et servaient au contrôle de qualité ainsi qu'à la prévention des contrefaçons.

La datation vers 1939 correspond à une phase où la SA avait déjà perdu beaucoup d'importance, mais représentait encore une grande organisation avec des tâches étendues. En 1939, la SA comptait encore environ 1,2 million de membres. Ses principales tâches à cette époque résidaient dans la formation prémilitaire, l'organisation d'événements de propagande et divers services auxiliaires.

L'état non porté de ces pattes de col est remarquable, car il suggère qu'elles ont été conservées comme pièces de rechange ou qu'elles n'ont peut-être jamais été utilisées. La qualité de la broderie à la main et l'utilisation de fil métallique témoignent du haut niveau d'artisanat avec lequel de tels insignes de grade étaient fabriqués pour les rangs de direction supérieurs.

L'uniformisation et la désignation des grades de la SA suivaient des règlements détaillés établis dans diverses instructions de service et règlements d'uniforme. Les règlements d'uniforme de la SA spécifiaient précisément quels badges, pattes de col et insignes devaient être portés par quels grades et dans quelles fonctions.

Du point de vue actuel, de tels objets sont des témoins importants pour la recherche sur les structures organisationnelles, les hiérarchies et la culture matérielle du national-socialisme. Ils documentent la culture prononcée d'uniformisation et de hiérarchie qui était caractéristique des organisations paramilitaires du régime NS. En même temps, ils servent de rappel des crimes commis ou soutenus par ces organisations.

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