Grande barrette de décorations d'un officier hanovrien et participant aux campagnes de 1866 et 1870/71

7 décorations : Prusse Croix de Fer 1870 2e classe avec agrafe de jubilé de 1895 appliquée. Prusse Décoration de service Croix pour officiers pour 25 ans. Médaille commémorative de guerre 1870/1871 pour combattants avec 4 agrafes de combat “Gravelotte-St. Privat”, “Metz”, “Paris” et “Villiers”. Hannover Médaille de Langensalza 1866, sans gravure sur la tranche. Prusse Médaille du Centenaire 1897. Braunschweig Ordre de Henri le Lion Croix de chevalier 2e classe (1877-1918). Hannover Ordre Guelfe Croix de chevalier 4e classe “EAR MDCCCXXXIX” (1839).
Barrette portée, tous les rubans et décorations originaux et également cousus d'origine. Épingle manquante au revers. Traces d'usure et de vieillissement typiques, en bon état général.

Une si belle barrette de décorations d'un officier hanovrien ne se trouve aujourd'hui que très rarement.
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6.500,00

Grande barrette de décorations d'un officier hanovrien et participant aux campagnes de 1866 et 1870/71

Cette remarquable barrette de décorations d'un officier hanovrien incarne l'histoire mouvementée d'une carrière militaire s'étendant sur plusieurs décennies et des tournants historiques décisifs. Les sept décorations racontent l'histoire d'un officier qui servit initialement le Royaume de Hanovre, vécut la défaite traumatisante de 1866 et entra finalement au service de la Prusse.

La Croix de Fer 1870 de 2e classe avec barrette du jubilé de 1895 constitue la pièce maîtresse de cette barrette. La Croix de Fer fut renouvelée le 19 juillet 1870 par le roi Guillaume Ier de Prusse et décernée pendant la guerre franco-prussienne. La barrette du jubilé “1870 1895” fut instituée 25 ans après la fin de la guerre pour commémorer la fondation de l'Empire allemand et ne pouvait être portée que par les vétérans possédant la Croix de Fer originale.

La Médaille Commémorative de Guerre 1870/1871 pour Combattants avec quatre barrettes de bataille documente une participation intensive aux batailles clés de la guerre. La bataille de Gravelotte-St. Privat le 18 août 1870 fut l'une des plus sanglantes de tout le conflit. Les barrettes pour Metz, Paris et Villiers témoignent de la participation aux sièges de ces lieux stratégiquement importants. La bataille de Villiers du 30 novembre au 2 décembre 1870 fut un moment critique pendant le siège de Paris.

Particulièrement significative est la Médaille de Langensalza 1866. Elle fut instituée par le roi Georges V de Hanovre pour la dernière bataille de l'armée hanovrienne le 27 juin 1866. Bien que les Hanovriens aient remporté cette bataille, la situation stratégique conduisit à la capitulation de toute l'armée deux jours plus tard. Le Royaume de Hanovre fut ensuite annexé par la Prusse. Le port de cette médaille par un officier qui combattit plus tard pour la Prusse témoigne de la question complexe de loyauté à laquelle furent confrontés de nombreux anciens officiers hanovriens.

L'Ordre des Guelfes, Croix de Chevalier de 4e classe de 1839, est particulièrement remarquable car il représente la plus ancienne décoration de cette barrette. L'ordre fut fondé en 1815 par le prince régent Georges (plus tard roi Georges IV de Hanovre) et était l'une des décorations les plus importantes du royaume. L'année 1839 fait référence à la réorganisation de l'ordre par le roi Ernest-Auguste Ier. Après 1866, cet ordre pouvait continuer à être porté en Prusse, soulignant son importance.

La Croix de Service prussienne pour Officiers pour 25 ans fut instituée en 1825 par le roi Frédéric-Guillaume III. Elle documente une période de service impressionnante d'un quart de siècle, suggérant une carrière qui commença probablement à Hanovre dans les années 1850 et se poursuivit au service prussien jusque dans les années 1880.

La Médaille du Centenaire 1897 fut décernée le 22 mars 1897, jour du 100e anniversaire de l'empereur Guillaume Ier, à tous les détenteurs survivants de la Médaille Commémorative de Guerre 1870/71. Elle marque un sommet sentimental dans la culture commémorative de l'Empire allemand.

L'Ordre d'Henri le Lion, Croix de Chevalier de 2e classe, fut décerné par le duché de Brunswick. Cet ordre fut fondé en 1834 et réorganisé en 1877. Sa présence dans la barrette montre le réseau de l'officier au-delà des frontières d'un seul État allemand.

La composition de cette barrette reflète l'histoire tumultueuse des petits États allemands au XIXe siècle. L'officier vécut l'Unification allemande d'une perspective unique : en tant que membre d'un État vaincu qui dut s'intégrer dans le nouvel ordre. De nombreux officiers hanovriens furent confrontés après 1866 à la difficile décision d'abandonner leur carrière militaire ou d'entrer au service prussien. La carrière documentée ici montre que cet officier choisit la seconde option et servit avec succès.

Le montage original préservé et la couture de la barrette sont d'une grande valeur historique. Ils montrent comment ces décorations étaient réellement portées, avec des signes d'usure authentiques témoignant de décennies de service et de cérémonies. L'absence de l'épingle de fixation arrière est typique de nombreuses barrettes survivantes et ne diminue pas leur valeur historique ou de collection.

De telles barrettes sont extraordinairement rares aujourd'hui, car beaucoup furent perdues pendant les guerres mondiales ou dans l'après-guerre, ou furent démontées. Elles sont des documents indispensables de l'histoire militaire et offrent un aperçu unique des carrières individuelles pendant l'une des périodes les plus formatrices de l'histoire allemande.