Photographie de portrait Wehrmacht Heer, Gefreiter avec barrette de rubans

Format carte postale, état 2.
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10,00

Photographie de portrait Wehrmacht Heer, Gefreiter avec barrette de rubans

Cette photographie de portrait représente un Gefreiter (Soldat de première classe) de la Wehrmacht Heer (Armée de terre allemande) en uniforme portant une barrette de rubans sur la poitrine. De telles photographies au format carte postale étaient extraordinairement répandues pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et servaient à des fins tant privées qu'officielles.

Le grade de Gefreiter était le premier grade de troupe avec promotion dans la Wehrmacht et était indiqué par un ou plusieurs chevrons sur la manche inférieure droite de l'uniforme. Selon le Règlement de service de l'armée 300/2 (Heeresdienstvorschrift 300/2), un soldat pouvait être promu Gefreiter après environ six mois de service fidèle, à condition qu'il se soit montré fiable et consciencieux. Le Gefreiter se situait dans la hiérarchie militaire entre le simple soldat (Soldat) et le caporal (Obergefreiter).

La barrette de rubans visible sur la photographie revêt une importance historique particulière. Les barrettes de rubans étaient des représentations stylisées de décorations et médailles militaires portées sur l'uniforme lorsque les médailles complètes n'étaient pas arborées. Selon les règlements vestimentaires de la Wehrmacht, elles étaient fixées sur le côté gauche de la poitrine de la vareuse de campagne ou de l'uniforme de parade. La barrette consistait en un cadre métallique rectangulaire contenant un ou plusieurs rubans de tissu coloré correspondant aux couleurs des rubans des décorations obtenues.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats allemands pouvaient recevoir diverses décorations, notamment la Croix de fer (de deuxième et première classe), la Médaille du Front de l'Est 1941/42 (populairement appelée “médaille de la viande congelée”), la Croix du Mérite de guerre, divers insignes de combat et médailles commémoratives. L'arrangement précis de plusieurs barrettes suivait un ordre de préséance strict établi dans les règlements militaires.

Les photographies de portrait au format carte postale (environ 9 x 14 cm) étaient un phénomène répandu dans toutes les nations belligérantes. Les soldats se faisaient fréquemment photographier par des photographes professionnels ou militaires, particulièrement après des promotions ou l'obtention de décorations. Ces photos étaient envoyées aux membres de la famille, aux fiancées ou aux épouses et servaient de souvenirs. De nombreux soldats portaient également une telle photo sur eux, souvent avec des dédicaces personnelles au verso.

La pratique photographique dans la Wehrmacht était organisée de manière tant privée qu'institutionnelle. Dans les villes de garnison et les grandes villes à l'arrière du front, de nombreux studios photographiques se spécialisaient dans les portraits de soldats. Les photographies étaient généralement prises en uniforme avec tous les insignes, médailles et équipements. Le caractère formel de ces images reflétait la culture militaire et le besoin de représentation.

L'état de conservation “Condition 2” (Zustand 2) indique, selon les normes d'évaluation courantes des collectionneurs, un exemplaire bien préservé avec des signes d'usure minimes. Ces photographies présentent souvent de légères traces de vieillissement ou de stockage telles que des dommages mineurs aux bords ou une légère décoloration, mais sont globalement en très bon état.

D'un point de vue historique militaire, ces photographies de portrait sont de précieux documents sources. Elles permettent aux chercheurs d'étudier les détails des uniformes, les insignes de grade, les pratiques de port des décorations et offrent des aperçus sur l'auto-représentation visuelle des soldats. Elles témoignent également des destins personnels et de la culture quotidienne pendant la guerre.

Aujourd'hui, ces photographies sont conservées par des musées d'histoire militaire, des archives et des collectionneurs privés. Elles servent la recherche scientifique et l'éducation historique, en tenant toujours compte du contexte de la dictature national-socialiste et de la guerre d'anéantissement déclenchée par l'Allemagne.