Wehrmacht Heer Paire de Pattes d'Épaule Amovibles pour Troupe Régiment d'Artillerie "69"

Broderie au point de chaînette sur fond gris de campagne, couleur d'arme rouge vif. État 2.
283346
40,00

Wehrmacht Heer Paire de Pattes d'Épaule Amovibles pour Troupe Régiment d'Artillerie "69"

Ces fourreaux d'épaulettes (Überschübe) représentent un exemple caractéristique des insignes de grade de la Wehrmacht Heer (armée de terre allemande) pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces fourreaux spécifiques appartenaient à l'uniforme d'un soldat du rang du Régiment d'artillerie n° 69 et présentent l'exécution typique avec broderie mécanique (Kurbelstickerei) sur fond gris de campagne avec la couleur d'arme rouge vif (Hochrot) caractéristique de l'artillerie.

Après sa création en 1935, la Wehrmacht a introduit un système complet d'insignes de grade et de couleurs d'arme qui s'appuyait sur les traditions de la Reichswehr et de l'armée impériale allemande. Les épaulettes (Schulterklappen) servaient de principal élément d'identification pour le grade et l'arme. Pour les grades de troupe, elles étaient constituées d'un tissu de base gris de campagne sur lequel la couleur d'arme respective était appliquée en doublure ou passepoil.

Les fourreaux (Überschübe) étaient des pièces de tissu amovibles que l'on glissait sur les épaulettes proprement dites et qui portaient le numéro du régiment. Cette pratique permettait de conserver l'épaulette de base lors d'une mutation et de changer simplement le fourreau. Les numéros étaient exécutés en broderie mécanique, une technique de broderie mécanisée qui remplaçait de plus en plus la broderie manuelle plus élaborée pendant la guerre.

La couleur d'arme rouge vif était attribuée à l'artillerie depuis 1935 et se rattachait à une longue tradition remontant au XIXe siècle. Cette codification par couleur permettait une identification rapide de l'arme même à distance. Le Régiment d'artillerie 69 était une unité régulière de l'armée dont l'histoire et les déploiements peuvent être retracés à travers les journaux de guerre et les documents militaires.

La production de tels insignes était assurée à la fois par les dépôts d'habillement militaires et par des fabricants privés qui travaillaient selon des spécifications prescrites. Le règlement de service de l'armée (Heeresdienstvorschrift) et le règlement de tenue pour l'armée détaillaient l'exécution, les matériaux et les instructions de port des composants d'uniforme. Cependant, au cours de la guerre, des simplifications et des économies de matériaux sont devenues de plus en plus courantes, ce qui s'est également reflété dans la qualité des insignes.

Pour les collectionneurs et les historiens militaires, de tels fourreaux offrent des aperçus précieux sur la structure organisationnelle et l'apparence de la Wehrmacht. L'état 2 indiqué suggère, selon la nomenclature commune des collectionneurs, un état bien conservé avec de légères traces d'usage, ce qui est remarquable pour des textiles vieux de plus de 80 ans. L'authenticité de telles pièces peut être vérifiée par diverses caractéristiques, notamment la qualité de la broderie, la composition des matériaux et la coloration.

La signification historique de tels objets ne réside pas dans une glorification de la Wehrmacht, mais dans leur valeur documentaire pour l'histoire de l'uniforme et l'organisation militaire de cette époque. Ils servent de témoins matériels d'un chapitre sombre de l'histoire allemande et contribuent à la compréhension des structures militaires qui faisaient partie du système de domination national-socialiste.

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