République Fédérale d'Allemagne (RFA) Shako de Police pour Hommes du Rang, Land de Schleswig Holstein

Shako noir en fibre vulcanisée. À l'avant, grande étoile de police argentée, au centre les armoiries du Schleswig Holstein, jugulaire en cuir noir fixée au bouton 91. Cocarde laquée. Intérieur avec coiffe articulée. Taille 56. État 2.
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190,00

République Fédérale d'Allemagne (RFA) Shako de Police pour Hommes du Rang, Land de Schleswig Holstein

Le shako de police du Schleswig-Holstein représente un élément important de l'histoire de l'uniforme de la police allemande au début de la République fédérale d'Allemagne. Cette coiffure spécifique pour la troupe documente la continuité et la transformation des traditions policières dans l'après-guerre.

Après la fondation de la République fédérale d'Allemagne en 1949, l'autorité de police relevait des différents Länder selon le principe fédéral. Le Schleswig-Holstein, Land le plus septentrional, a développé sa propre structure policière avec une uniformisation caractéristique. Le shako comme coiffure avait une longue tradition dans les unités policières et militaires allemandes, remontant au XIXe siècle.

La fibre vulcanisée (vulkanfiber) comme matériau pour le corps du shako était une solution pratique et économique de l'après-guerre. Ce matériau, constitué de fibres de cellulose superposées et pressées, offrait une stabilité suffisante tout en restant économique – un aspect important pendant les années de reconstruction. La couleur noire correspondait à l'uniforme traditionnel de la police allemande et symbolisait l'autorité et la dignité de la fonction.

L'élément central de la coiffure était la grande étoile de police argentée, un emblème caractéristique de la police allemande. Au centre de l'étoile se trouvait les armoiries du Schleswig-Holstein, qui représentent deux lions stylisés – un symbole héraldique remontant aux duchés historiques de Schleswig et Holstein. Cette combinaison d'un symbole policier uniforme au niveau fédéral et d'armoiries régionales illustrait la structure fédérale de la République fédérale.

La jugulaire en cuir noir, fixée au bouton 91, servait la fonction pratique de sécuriser le shako par vent ou pendant l'exercice des fonctions. La numérotation des boutons suivait des spécifications de fabrication standardisées permettant un approvisionnement uniforme en pièces de rechange. La cocarde laquée – généralement aux couleurs fédérales noir, rouge et or – indiquait l'appartenance à la République fédérale d'Allemagne.

L'équipement intérieur avec doublure à pattes – une doublure intérieure renforcée avec des pattes en tissu – assurait le confort de port et un meilleur ajustement. L'indication de taille 56 correspond à la circonférence de la tête en centimètres et documente une fabrication standardisée selon des spécifications anthropométriques.

Durant les années 1950 et 1960, le shako était encore la tenue de service régulière pour les policiers lors d'occasions représentatives et de service de garde. La troupe – les policiers de rang inférieur – portait cette coiffure avec leur uniforme de sortie et lors de services spéciaux. Avec la modernisation progressive de la police, cependant, le shako fut de plus en plus remplacé par des coiffures plus pratiques comme les casquettes à visière.

La police du Schleswig-Holstein a traversé plusieurs phases de réorganisation dans l'après-guerre. Après l'occupation britannique et la dénazification, une structure policière démocratique devait être établie. L'uniformisation jouait un rôle symbolique important : elle devait transmettre une continuité avec les traditions prussiennes positives tout en se distinguant clairement du passé national-socialiste.

Vers la fin des années 1960 et durant les années 1970, le shako disparut largement du service de police actif. Les réformes policières de cette période misaient sur une uniformisation plus moderne et fonctionnelle. Le shako ne resta en usage que dans quelques unités cérémoniales ou fanfares.

Aujourd'hui, de tels shakos sont des pièces de collection recherchées qui documentent une période importante de l'histoire de la police allemande. Ils témoignent de la transformation des forces de sécurité allemandes dans la jeune République fédérale et du développement des structures fédérales. Pour les spécialistes de l'uniforme et les historiens, ils offrent des aperçus précieux sur la culture matérielle et la représentation symbolique de l'autorité étatique dans la jeune démocratie.

La préservation de tels objets en bon état est d'importance culturelle et historique, car ils représentent des témoignages authentiques d'une époque révolue et rendent compréhensible le développement de la police allemande de l'après-guerre à l'architecture de sécurité moderne.

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