Casque de communication Kriegsmarine pour servants de pièce d'artillerie

Écouteurs laqués noir avec rembourrage en caoutchouc et sangle de réglage en cuir, l'écouteur gauche avec microphone pivotant, les deux écouteurs avec câbles de connexion séparés. Pièce de poitrine métallique laquée noir avec commutateur pour “Parole longue”, “Arrêt” et “Parole courte”, plaque signalétique vissée, câble de connexion manquant. Complétude et fonctionnement non vérifiés. État d'usage.
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450,00

Casque de communication Kriegsmarine pour servants de pièce d'artillerie

L'objet décrit ici est un ensemble de communication pour servants de pièce d'artillerie de la Kriegsmarine, utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale pour la communication entre les membres d'équipage à bord des navires de guerre allemands. Ces dispositifs de communication étaient essentiels pour l'utilisation coordonnée de l'artillerie navale et constituaient un élément important des opérations de combat maritime.

La Kriegsmarine, désignation officielle de la marine allemande de 1935 à 1945, nécessitait des systèmes de communication fiables pour l'utilisation efficace de ses systèmes d'armes. Les servants de pièces sur les navires de guerre, des petits vedettes rapides aux grands cuirassés, dépendaient d'une communication précise et immédiate. Un canon ne pouvait être utilisé efficacement que par l'interaction coordonnée de plusieurs membres d'équipage : pointeurs, chargeurs, pourvoyeurs de munitions et personnel de conduite de tir devaient rester en contact constant.

L'ensemble de communication décrit ici se compose de plusieurs éléments caractéristiques. Le casque laqué noir avec rembourrage en caoutchouc et bandeau d'ajustement en cuir correspondait à la construction militaire typique des années 1930 et 1940. L'utilisation du caoutchouc et du cuir comme matériaux de rembourrage était standard pour cette période, car ils assuraient un certain niveau de confort même pendant des opérations prolongées. L'écouteur gauche est équipé d'un microphone pivotant, une conception qui permettait au porteur d'écarter le microphone lorsque nécessaire.

Particulièrement remarquable est la boîte de poitrine métallique avec son commutateur à trois positions. Les positions “Langsprechen” (parole longue), “Aus” (arrêt) et “Kurzsprechen” (parole courte) reflètent la doctrine de communication militaire de l'époque. La distinction entre les modes de parole longue et courte suggère différents modes de fonctionnement, possiblement pour l'adaptation à différentes distances de communication ou pour la conservation de la batterie. La plaque signalétique vissée sur la boîte de poitrine contenait généralement des informations sur le fabricant, les numéros de dispositif et parfois des dates de production, importantes pour le suivi et la maintenance.

Le développement technique de tels dispositifs de communication était étroitement lié aux exigences de la guerre navale. Pendant les années 1930, la Kriegsmarine a considérablement modernisé ses systèmes de communication. Les H.Dv. (Heeres-Dienstvorschrift) et les règlements correspondants de la marine détaillaient l'utilisation et la maintenance de tels équipements. Les dispositifs devaient être suffisamment robustes pour résister aux conditions extrêmes en mer : eau salée, humidité, variations de température et contraintes mécaniques dues aux mouvements du navire et au recul des canons.

La finition laquée noire servait plusieurs objectifs. Elle offrait une protection contre la corrosion dans l'environnement maritime et respectait les réglementations générales de couleur de la Kriegsmarine pour l'équipement technique. Le noir réduisait également les réflexions, ce qui était avantageux dans les situations de combat, en particulier lors des engagements nocturnes.

Ces ensembles de communication étaient produits par divers fabricants allemands, y compris des entreprises bien connues telles que Siemens & Halske, Telefunken et AEG. La production était soumise à des spécifications militaires strictes, et chaque dispositif devait passer des tests d'acceptation avant d'être approuvé pour utilisation.

L'utilisation de ces dispositifs n'était pas limitée aux gros canons. Ils étaient employés dans l'utilisation de canons antiaériens (Flak), de canons navals moyens et lourds, ainsi que de systèmes de lancement de torpilles. Sur les navires plus grands comme les croiseurs et les cuirassés, des dizaines de ces ensembles de communication pouvaient être utilisés simultanément, tous connectés via le système de communication du navire.

Après la fin de la guerre, beaucoup de ces dispositifs ont été soit détruits, soit ferraillés, soit passés dans les stocks des puissances victorieuses. Aujourd'hui, les exemplaires bien conservés sont des objets de collection recherchés qui donnent un aperçu de l'équipement technique de la Kriegsmarine. L'état d'usage décrit ici avec câble de connexion manquant est typique des exemplaires survivants, car ces pièces étaient souvent les premières à être perdues ou retirées.

La préservation de tels dispositifs de communication historiques est importante pour comprendre le développement technique et la réalité quotidienne des équipages. Ils documentent l'état de l'ingénierie électrique et des sciences des matériaux des années 1930 et 1940 et démontrent comment les exigences militaires ont stimulé l'innovation technique.