Aigle de calot Kriegsmarine pour hommes du rang de l'artillerie côtière

Exécution tissée Bevo, jaune sur gris de campagne, état 2.
459772
65,00

Aigle de calot Kriegsmarine pour hommes du rang de l'artillerie côtière

L'aigle de calot de la Kriegsmarine pour les hommes de troupe de l'artillerie côtière représente un insigne caractéristique de la marine allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet exemplaire particulier en exécution tissée Bevo présente l'aigle national typique en jaune sur fond gris de campagne, indiquant l'appartenance à l'artillerie côtière.

L'artillerie côtière de la Kriegsmarine constituait un élément essentiel de la défense côtière allemande et était responsable de la protection des ports stratégiquement importants, des routes maritimes et des sections côtières. Ces unités étaient stationnées dans toute la sphère d'influence allemande, des côtes atlantiques de France et de Norvège à la mer Baltique et à la mer Noire. Leurs missions comprenaient la défense contre les forces navales ennemies, la protection des formations navales alliées et la sécurisation des routes d'approvisionnement maritimes.

La technique de tissage Bevo était une méthode de fabrication spécialisée développée par la société Bandfabrik Ewald Vorsteher (BeVo) de Wuppertal. Cette technique permettait la production mécanique d'insignes avec des détails fins et des contours nets. Contrairement aux variantes brodées ou faites à la main, les insignes Bevo pouvaient être produits de manière plus rentable et en plus grandes quantités, ce qui était d'une grande importance pendant la guerre. Néanmoins, la qualité de ces travaux tissés était remarquablement élevée, et les insignes se caractérisaient par leur durabilité et leur souci du détail.

L'aigle de calot était porté sur le Schiffchen (calot), le couvre-chef caractéristique porté obliquement par les hommes de troupe de la marine. Le schéma de couleurs jaune sur gris de campagne était spécifiquement prescrit pour l'artillerie côtière. Alors que les unités navales régulières en mer portaient l'aigle en jaune sur fond bleu foncé, les unités d'artillerie côtière utilisaient le fond gris de campagne en raison de leur proximité avec les unités de l'armée de terre et de leur rôle terrestre.

Les règlements de port de la Kriegsmarine étaient précisément définis. L'aigle affichait l'emblème national du Reich allemand avec la tête tournée vers la droite et les ailes déployées, tenant la croix gammée dans une couronne de chêne dans ses serres. Ce symbolisme fut introduit à partir de 1935 après le rétablissement officiel de la Wehrmacht et remplaça les aigles impériaux antérieurs de la République de Weimar.

L'organisation de l'artillerie côtière était subordonnée à la Kriegsmarine et était divisée en divers bataillons d'artillerie de marine (Marineartillerieabteilungen ou MAA). Ces unités possédaient différents calibres de canons, des canons moyens de 10,5 cm aux canons lourds de 28 cm et 40,6 cm dans des positions fortifiées. Les fortifications côtières massives du Mur de l'Atlantique, où des milliers de soldats de l'artillerie côtière servaient, étaient particulièrement connues.

Les hommes de troupe portaient de tels insignes dans le cadre de leur uniforme de service régulier. L'état 2 de cet exemplaire indique une conservation bonne à très bonne, ce qui est remarquable pour les textiles militaires de cette période. Beaucoup de ces insignes ont été portés intensivement pendant la guerre et présentent aujourd'hui des signes d'usure significatifs.

Après la fin de la guerre en 1945, tous les emblèmes nationaux comportant des symboles nationaux-socialistes furent interdits, et le port de tels insignes fut puni. Aujourd'hui, ces objets possèdent exclusivement une valeur historique pour les collectionneurs et servent à la documentation historique. Ils sont des témoignages importants de l'histoire militaire et aident à la recherche sur l'organisation, la structure et la culture matérielle des forces armées allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'authentification de tels insignes nécessite une expertise, car il existe de nombreuses reproductions d'après-guerre. Les véritables insignes Bevo présentent des caractéristiques distinctives telles que la technique de tissage spécifique, la composition du matériau et les signes typiques de vieillissement. La qualité de l'exécution et la conformité exacte aux règlements historiques sont des critères importants pour juger de l'authenticité.