vers 1939/40. La veste de char est une pièce d'arsenal typique. Confectionnée dans le drap de char noir ancien, complète avec tous les insignes : aigle de poitrine tissé Bevo 1er modèle, blanc sur noir, cousu à la main, les pattes de col cousues à la machine, les têtes de mort en aluminium. Les pattes d'épaule mates avec superpositions dorées, Waffenfarbe rose, avec pattes. Les boutons en bakélite noire. Sur la poitrine, pattes pour 2 insignes à épingle. Intérieur avec doublure noire, les tampons d'arsenal ne sont plus visibles. Dimensions : épaule 45 cm, tour de poitrine 85 cm, longueur de manche 54 cm. La veste de char est manifestement portée, tous les insignes cousus d'origine, dans un bon état original intact, état 2.
Le Panzer-Regiment Nr. 11 fut créé le 12 octobre 1937 à Paderborn, Wehrkreis VI, pour la 1re division légère. Le Panzer-Regiment 11 fut initialement formé avec seulement 6 compagnies. Au début de la campagne de Pologne, le régiment se composait de 45 Panzer II, 75 Panzer 35 t, 27 Panzer IV et 6 chars de commandement 35 t. Après la campagne de Pologne, le régiment fut rattaché à la 6e Panzer-Division le 18 octobre 1939 et transféré vers l'ouest. Au début de la campagne de France, le régiment disposait de 40 Panzer II, 79 Panzer 35 t, 30 Panzer IV et 10 chars de commandement 35 t. Après la fin des combats autour de Dunkerque, le régiment fut transféré à la Somme à l'est de Rethel et de là poussa dans l'arrière de la ligne Maginot. Après la campagne de France, le régiment retourna dans ses garnisons. Au début de la campagne de Russie, le régiment appartenait avec la 6e Panzer-Division au groupe blindé 4 du groupe d'armées Nord. Au début de l'offensive, le régiment disposait de 32 Panzer II, 103 Panzer 35 t, 20 Panzer IV, 3 chars de commandement 35 t et six autres chars de commandement. Depuis la région de Ragnit, le régiment traversa en quelques jours la Lituanie et la Lettonie, perça la ligne Staline et atteignit la Luga après trois semaines. Il continua en direction de Leningrad. Après avoir atteint Leningrad, le régiment fut transféré vers le sud avec la division pour participer à l'offensive sur Moscou. Le 30 novembre, après de violents combats, le régiment ne possédait plus un seul Panzer 35 t ou Panzer IV opérationnel. Après que le régiment eut avancé jusqu'aux abords de Moscou, il dut battre en retraite. Lors de la contre-offensive russe qui suivit, le régiment perdit son dernier char. Après la stabilisation du front, le régiment fut engagé dans la région de Rjev et en mai 1942 fut transféré en France pour reconstitution. Après que le régiment eut été reconstitué en France, il fut envoyé sur le front de l'Est en novembre 1942 après l'encerclement de Stalingrad. Depuis Kotelnikovo, le régiment participa à l'opération “Wintergewitter” (Tempête d'hiver), la tentative de dégagement du groupe Hoth, en direction de Stalingrad. Via Kumsky, le régiment avança jusqu'à la Mychkova. De là, le régiment dut se dégager du front et fut mis en marche vers Kharkov, où il devait arrêter l'offensive russe. Le 5 mai 1943, le I. Abteilung du régiment fut transformé en bataillon Panther. Lors de l'“opération Zitadelle” (Citadelle), la bataille de Koursk, le régiment disposait de 13 Panzer II, 34 Panzer III long, 18 Panzer III avec KwK de 7,5 cm, 32 Panzer IV long, 6 chars de commandement et 14 chars lance-flammes. Le I. Abteilung était encore en cours de rééquipement. Depuis Belgorod, le régiment perça les lignes russes mais fut arrêté après seulement quelques kilomètres et dut se replier sur Kharkov. De là commença la retraite vers l'ouest. Début 1944, Schepetovka dans le nord de l'Ukraine fut atteint. Transféré dans le Reich en avril 1944, le régiment arriva à Vilnius en juillet 1944. Il se composait à cette époque de 81 Panzer IV long et 8 Flakpanzer IV avec Flak de 3,7 cm. Via la Narew, il se dirigea vers la Hongrie en décembre 1944. Le 2 avril 1945, le régiment avait pris position dans les défenses frontalières du Reich entre le Danube et le lac de Neusiedl. Après seulement deux jours, le régiment dut se replier via les ponts de la Fischa vers Vienne. Ici, le régiment vécut la fin de la guerre.