Waffen-SS Cordon de serrage pour la blouse de camouflage réversible

Fabrication vers 1942/43, cordon tissé vert foncé pour la blouse de camouflage. Longueur 120 cm. Non porté, état 2+.
Nous avons pu acquérir un petit stock restant. Très rare, car la plupart des blouses de camouflage sont dépourvues du cordon de serrage !
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380,00

Waffen-SS Cordon de serrage pour la blouse de camouflage réversible

Le cordon de laçage pour la tenue de camouflage réversible de la Waffen-SS représente un détail d'équipement important, bien que souvent négligé, de l'histoire militaire allemande de la Seconde Guerre mondiale. Ce cordon tissé vert foncé, mesurant 120 cm de longueur, servait d'élément de fermeture fonctionnel pour les tuniques de camouflage révolutionnaires produites en série entre 1942 et 1943.

Le développement du camouflage occupait une position significative dans la doctrine militaire allemande des années 1930 et du début des années 1940. Alors que la Wehrmacht s'appuyait initialement sur des couleurs d'uniforme traditionnelles, la Waffen-SS commença à développer des motifs de camouflage dès 1937. Le célèbre SS-Flecktarnmuster (motif d'éclats SS) fut développé sous la direction de Johann Georg Otto Schick et représenta l'un des premiers motifs de camouflage militaire au monde basé sur des principes scientifiques.

La tenue de camouflage réversible (Wendetarnhemd ou Tarnbluse) était une innovation technique de son époque. Elle pouvait être retournée, offrant ainsi deux motifs de camouflage différents : un côté pour le printemps et l'été avec des tons verts plus clairs, l'autre côté pour l'automne et l'hiver avec des tons bruns plus foncés. Cette réversibilité nécessitait un système de fermeture spécial, car les boutons conventionnels ou les attaches métalliques auraient été peu pratiques pour un vêtement réversible.

Le cordon de laçage remplissait plusieurs fonctions pratiques : il permettait une fermeture flexible de la tunique qui pouvait être facilement ouverte et fermée, il ne causait pas de reflets gênants comme l'auraient fait des boutons métalliques, et il était économique à fabriquer. La coloration vert foncé fut choisie pour s'harmoniser avec les deux côtés de la tenue de camouflage et ne pas compromettre le camouflage lui-même.

La fabrication de ces cordons s'effectuait dans diverses usines textiles du Reich allemand. La production était soumise aux règlements de l'administration militaire et devait respecter certaines normes de qualité. Le cordon devait être résistant à la déchirure, résistant aux intempéries et grand teint. Le tissage suivait un procédé spécial qui donnait au cordon à la fois solidité et flexibilité.

Dans la pratique militaire, le système s'est révélé ambivalent. Alors que les avantages théoriques étaient évidents, les soldats en première ligne signalaient souvent des difficultés pratiques : par temps humide, les cordons se déformaient, par temps froid, ils pouvaient devenir rigides, et dans le rythme effréné du combat, le laçage prenait plus de temps que le simple boutonnage. Cela explique également pourquoi de nombreuses tuniques de camouflage survivantes sont aujourd'hui trouvées sans leurs cordons de laçage d'origine – ils ont été perdus lors de l'utilisation sur le terrain ou remplacés par des solutions improvisées.

La production des tuniques de camouflage et de leurs cordons de laçage atteignit son apogée durant les années 1942 à 1944. Avec la détérioration de la situation de guerre et l'augmentation des goulets d'étranglement en matériaux et en production à partir de 1944, les normes de qualité furent partiellement abaissées, et la disponibilité de ces articles d'équipement devint irrégulière.

D'un point de vue historico-collectionneur, il est notable que le cordon de laçage appartient aujourd'hui aux composants les plus rares des militaria historiques. Bien que les tuniques de camouflage elles-mêmes, quoique rares, puissent encore être trouvées, la grande majorité manque du cordon de laçage d'origine. Cela est dû à leur périssabilité en tant qu'objets textiles, à leur perte fréquente lors de l'utilisation sur le terrain, et au fait qu'ils ont souvent été jugés sans importance et jetés après la guerre.

L'évaluation historique de ces articles d'équipement doit toujours s'effectuer dans le contexte de la recherche historique militaire. Ils documentent l'état du développement technico-militaire de leur époque et fournissent un aperçu de la réalité quotidienne des soldats. En même temps, une classification historique critique des organisations qui portaient cet équipement est indispensable pour une compréhension complète de l'histoire.