Sabre de la Wehrmacht Heer (WH) pour sous-officiers à dragonne, pièce de chambre

Lame assez propre de “Carl Eickhorn Solingen”, la pointe légèrement déformée, monture en laiton avec garniture lisse, poignée en plastique noir, enroulement complet de fil de laiton, dragonne présente, divers poinçons de contrôle, le fourreau n'a pas le même numéro, quelques traces de rouille superficielle, mais autrement en bon état de conservation. État 2-

Longueur de lame environ 800mm
Longueur totale environ 965mm
457145
580,00

Sabre de la Wehrmacht Heer (WH) pour sous-officiers à dragonne, pièce de chambre

Le sabre pour sous-officiers à dragonne de la Wehrmacht Heer représente un témoignage significatif des règlements d'uniformes militaires du Troisième Reich. Cette arme blanche constituait entre 1935 et 1945 un élément essentiel de l'équipement des sous-officiers avec dragonne, un groupe de grades occupant une position intermédiaire entre les simples sous-officiers et les officiers.

Contexte historique et développement

Après la prise du pouvoir en 1933 et la réintroduction du service militaire obligatoire en 1935, la réorganisation systématique des forces armées allemandes commença. La Wehrmacht remplaça la Reichswehr, apportant de nouveaux règlements concernant les uniformes et l'équipement. Le sabre de sous-officier à dragonne était réglementé par le Heeresdienstvorschrift (HDv) et était prescrit pour les Feldwebel, Oberfeldwebel et Stabsfeldwebel, à condition qu'ils n'appartiennent pas aux unités montées.

Le design s'inspirait des traditions militaires prusso-allemandes du XIXe siècle, mais était adapté aux méthodes de fabrication modernes et aux concepts esthétiques des années 1930. L'arme blanche servait principalement à des fins cérémonielles et exprimait le rang et l'autorité de son porteur.

Caractéristiques techniques et fabrication

La longueur totale d'environ 965 mm et la longueur de lame d'environ 800 mm correspondaient aux spécifications standardisées. La lame était typiquement légèrement courbée et fabriquée en acier de haute qualité. La firme Carl Eickhorn de Solingen comptait parmi les fabricants les plus prestigieux d'armes blanches du Reich allemand. L'entreprise de Solingen, fondée en 1865, avait déjà exécuté des contrats militaires pendant la période impériale et la République de Weimar, poursuivant cette tradition sous la Wehrmacht.

La garde en laiton avec des montures lisses était caractéristique des versions de la Wehrmacht et se distinguait des sabres d'officiers richement décorés. La poignée en plastique noir, fréquemment fabriquée en bakélite, remplaçait des matériaux plus coûteux comme le celluloïd ou l'ivoire. Le fil de laiton tressé servait à des fins à la fois décoratives et pratiques, améliorant la prise. La dragonne sur la garde était un élément important pour la manipulation sécurisée de l'arme.

Poinçons de contrôle et assurance qualité

Les poinçons de contrôle présents documentent les processus d'inspection subis. L'Office des armes de l'armée supervisait strictement la production d'équipement militaire. Divers tampons identifiaient le fabricant, l'année d'inspection et l'acceptation par les inspecteurs militaires. Ces marquages permettent aujourd'hui une datation et une attribution précises des pièces.

Le fourreau

Le fourreau non numéroté de manière correspondante est un phénomène courant parmi les exemplaires survivants. Cela peut avoir diverses causes : dommages sur le terrain, perte du fourreau original ou remplacement ultérieur lors de réparations dans les dépôts d'artillerie. Les fourreaux étaient fabriqués en tôle d'acier noircie et équipés de montures en laiton. La rouille superficielle est une occurrence naturelle sur des objets de plus de 80 ans et témoigne de l'authenticité de la pièce.

Port et usage cérémoniel

Le sabre était porté sur un baudrier du côté gauche, utilisé lors de parades et d'occasions spéciales avec l'uniforme de sortie. Il était moins fréquemment utilisé dans les unités de campagne, car le combat pratique nécessitait depuis longtemps d'autres armes. Néanmoins, l'arme blanche conservait sa signification symbolique comme signe de tradition militaire et d'autorité.

Signification pour les collectionneurs

Les objets désignés comme “Kammerstück” se référaient à des équipements personnellement acquis ou conservés qui ne provenaient pas des stocks de l'armée ou étaient gardés privément après le service. L'état de conservation de cet exemplaire, classé 2-, indique un stockage approprié au fil des décennies. De tels objets sont d'importants témoins matériels de l'histoire militaire et permettent la recherche et la documentation de cette époque historique.

Évaluation historique

Lors de l'examen de tels objets militaro-historiques, le contexte doit toujours être pris en compte : ils sont des témoignages d'une dictature criminelle et d'une guerre d'agression qui a coûté la vie à des millions de personnes. Leur préservation et leur étude scientifique servent l'examen historique et le souvenir, non la glorification.

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