Prusse Photographie Partiellement Coloriée d'un Soldat du Infanterie-Regiment von Stülpnagel (5. Brandenburgisches) Nr. 48

Lieu Cüstrin, vers 1900. Dimensions du cadre environ 7,2 x 10,2 cm. Avec chevalet au dos. État 2.
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40,00

Prusse Photographie Partiellement Coloriée d'un Soldat du Infanterie-Regiment von Stülpnagel (5. Brandenburgisches) Nr. 48

Cette photographie partiellement coloriée à la main représente un soldat du Régiment d'Infanterie von Stülpnagel (5e Brandebourgeois) No. 48, prise vers 1900 au lieu de garnison de Cüstrin. De telles photographies revêtaient une grande importance pour les soldats et leurs familles durant l'ère wilhelminienne et constituent aujourd'hui de précieux documents historiques militaires.

Le Régiment d'Infanterie No. 48 appartenait aux unités traditionnelles de l'armée prussienne. Il fut établi en 1860 comme 5e Régiment d'Infanterie de Brandebourg et reçut en 1889 le nom honorifique “von Stülpnagel” d'après le lieutenant-général Joachim von Stülpnagel (1799-1882), qui s'était distingué dans les guerres du Schleswig-Holstein et la guerre austro-prussienne de 1866.

La ville de garnison de Cüstrin (aujourd'hui Kostrzyn nad Odrą en Pologne) était une importante ville-forteresse prussienne au confluent de la Warta et de l'Oder. La ville avait une longue tradition militaire et servait de point d'appui stratégiquement important dans la province de Brandebourg. Le régiment No. 48 y était stationné et formait une partie intégrante de la garnison locale.

Les photographies coloriées à la main de cette époque représentent une forme d'art particulière. Les photographies en noir et blanc étaient ensuite peintes à la main avec des couleurs, avec un accent particulier sur les insignes militaires, les épaulettes, les boutons et les détails de l'uniforme. Cette coloration était un travail manuel laborieux et faisait des photographies de précieux souvenirs. Les couleurs typiques de l'infanterie prussienne - comme le bleu prussien de l'uniforme, les parements rouges et les boutons dorés - étaient ainsi préservées pour la postérité.

Vers 1900, l'Empire allemand se trouvait dans l'ère wilhelminienne sous le Kaiser Wilhelm II. L'armée jouissait du plus grand prestige social, et le service militaire était une question d'honneur pour les jeunes hommes. L'infanterie prussienne était organisée selon des règlements stricts consignés dans les Kriegs-Ranglisten (listes de classement de guerre) et les règlements de service.

L'uniforme de l'infanterie prussienne vers 1900 se composait de la tunique bleu foncé avec insignes spécifiques au régiment, du casque à pointe (Pickelhaube) en cuir avec garnitures métalliques, et de l'arme blanche caractéristique. Chaque régiment avait ses propres distinctions visibles sur le col et les parements de manches. Le régiment No. 48 portait des couleurs et insignes spécifiques qui le distinguaient des autres régiments brandebourgeois.

De telles photographies de portrait étaient typiquement produites dans des ateliers de studios professionnels ou par des photographes spécialisés dans la photographie militaire dans les villes de garnison. Les soldats se faisaient photographier en uniforme complet, souvent lors de l'entrée au service militaire, à des occasions spéciales ou avant de quitter l'armée. Les photographies étaient proposées dans divers formats, des grandes cartes de cabinet aux petits formats comme le cadre présent mesurant environ 7,2 x 10,2 cm.

Le cadre avec support était une forme de présentation typique de cette période. Ces cadres permettaient d'afficher les photographies sur des commodes, des buffets ou des cheminées. Ils étaient souvent fabriqués en carton, en bois ou en métal et parfois richement décorés. Le format compact en faisait des souvenirs idéaux qui servaient également de cadeaux aux membres de la famille ou aux fiancées.

Le Régiment d'Infanterie No. 48 participa plus tard à la Première Guerre mondiale et fut déployé sur divers fronts. Les anciennes traditions et les uniformes de temps de paix furent fondamentalement changés par la réalité de la guerre moderne. Des photographies comme celle-ci documentent donc une époque qui prit définitivement fin avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914.

Pour les collectionneurs et historiens militaires, de telles photographies coloriées à la main ont une valeur considérable. Elles permettent l'identification précise des uniformes, des affiliations régimentaires et des insignes de rang. La coloration aide à reconstituer les couleurs réelles des uniformes historiques, ce qui est souvent difficile avec des images uniquement en noir et blanc. De plus, elles témoignent des techniques photographiques et de la vie sociale de leur époque.

L'état de conservation “État 2” indique un objet bien préservé avec possiblement de légères traces d'usage, ce qui est remarquable pour une photographie de plus de 120 ans. De tels documents sont aujourd'hui des sources importantes pour la recherche historique militaire et l'étude des uniformes.