Bonnet de police M43 Waffen-SS pour officiers
Pièce portée dans un état d'origine intact, tous les insignes cousus d'origine !
Très rare, l'un des rares exemplaires originaux.
La Einheitsfeldmütze M 43 (calot de campagne modèle 43) de la Waffen-SS avec passepoil d'officier représente un document significatif de l'histoire militaire allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette coiffure fut introduite dans le cadre de la standardisation et de la rationalisation des uniformes de la Wehrmacht et marqua un tournant dans l'habillement militaire allemand.
L'introduction du Modèle 43 s'effectua par un décret du 1er mai 1943, qui comprenait une réforme fondamentale de l'uniforme de campagne des forces armées allemandes. Face à la pénurie croissante de matériaux et à la nécessité d'une production plus économique, la casquette à visière précédente (Feldmütze M 38) fut remplacée par le calot de campagne plus pratique et économe en ressources. Cette nouvelle coiffure était destinée à tous les grades et ne différait que par la qualité des matériaux et le type de passepoil.
Le passepoil d'officier en argent était réservé aux officiers, aux sous-officiers avec dragonne et aux fonctionnaires de rang d'officier. Ce cordon argenté continu représentait l'insigne de grade essentiel et permettait une identification immédiate du porteur comme personnel d'encadrement. Les hommes de troupe et les sous-officiers sans dragonne portaient des calots sans ce passepoil.
L'exemplaire présent montre des caractéristiques typiques de la production des années 1943/44. L'utilisation de tissu italien de prise est particulièrement remarquable. Après l'armistice de l'Italie avec les Alliés en septembre 1943 et l'occupation allemande subséquente de grandes parties du pays, des quantités considérables de tissus d'uniformes et d'autres matériels militaires furent confisqués. Ces tissus de prise présentaient souvent une coloration ou une texture légèrement différente, mais étaient utilisés pour étendre les ressources allemandes limitées.
Les insignes tissés Bevo représentaient une innovation technique de l'époque. La société Bevo (Bandfabrik Ewald Vorsteher) à Wuppertal avait développé un procédé de tissage spécial dans lequel les insignes étaient fabriqués directement comme tissu. Cela permettait une production de masse d'insignes de haute qualité, plus durables et précis que les variantes brodées. L'aigle de calot et la tête de mort étaient cousus à la machine, ce qui était typique de la fabrication industrielle de cette époque.
La tête de mort comme symbole avait une signification particulière dans la SS et était utilisée depuis la fondation de l'organisation. Elle devait symboliser la volonté d'engagement inconditionnel. Dans la Waffen-SS, la tête de mort était fixée sur le calot de campagne au-dessus de l'aigle, tandis que la Wehrmacht utilisait un système de cocardes.
Le bouton en corne à l'avant était un autre détail destiné à économiser du matériel. Alors que les uniformes précédents utilisaient souvent des boutons en métal, on recourait de plus en plus à la corne, au bois ou au plastique. La doublure en soie gris-de-fer indique une fabrication pour les cadres, car les calots simples des hommes de troupe étaient souvent équipés d'une doublure en coton plus simple.
La taille “57” correspond à un tour de tête de 57 centimètres. Ces tampons de taille étaient habituellement appliqués à l'intérieur de la coiffure et suivaient les systèmes de tailles allemands standardisés.
La rareté de telles pièces originales s'explique par plusieurs facteurs : de nombreux articles d'uniforme furent détruits, reconvertis ou perdus dans les troubles de l'après-guerre. De plus, la période de production de cette variante spécifique avec tissu italien de prise fut relativement courte. Le calot de campagne de la Waffen-SS avec passepoil d'officier de cette période représente donc un document historique contemporain rare.
D'un point de vue historique, cet objet documente la pénurie matérielle croissante du Reich allemand à partir de 1943, les solutions improvisées de l'économie de guerre et les efforts de standardisation de la Wehrmacht. Il est important de souligner que de tels objets doivent aujourd'hui être considérés exclusivement comme des documents historiques d'une période criminelle de l'histoire allemande et servent la recherche scientifique et la documentation muséale.