Dragonne d'officier subalterne SS-Verfügungstruppe pour arme blanche
Le dragonne d'épée pour sous-officier de la SS-Verfügungstruppe représente une pièce d'équipement significative de la phase initiale des unités armées SS du Troisième Reich. Cet exemplaire spécifique, daté d'environ 1936/38, documente une phase importante du développement de l'uniformisation et du système de distinction de la SS-Verfügungstruppe.
La SS-Verfügungstruppe (SS-VT) fut créée en 1934 comme formation armée de la Schutzstaffel et constitua le précurseur de la future Waffen-SS. Cette formation se distinguait de la Allgemeine SS par sa formation militaire et son logement en caserne. La Verfügungstruppe était directement subordonnée à Heinrich Himmler et développa un système d'uniformes indépendant avec des insignes de grade et des équipements spécifiques.
La dragonne ou Troddel décrite pour l'arme de côté était un signe distinctif traditionnel pour les sous-officiers. Historiquement, le Portepee trouvait son origine au XVIIIe siècle comme dragonne de poignet destinée à empêcher l'arme de tomber au combat. Au XXe siècle, elle avait largement perdu sa fonction pratique et servait principalement d'insigne de grade.
La dragonne présente se compose de fil d'aluminium avec des brins noirs, correspondant à la coloration caractéristique de la SS-Verfügungstruppe. L'utilisation d'aluminium au lieu d'argent était courante à cette période et identifiait les grades de sous-officiers. Les officiers portaient en revanche des dragonnes en argent ou en matériau argenté. Les brins noirs reflètent les couleurs de base noires des uniformes SS et créent une connexion visuelle avec l'apparence générale.
Le gland et la couronne de la dragonne montrent le savoir-faire typique de cette période. L'état est décrit comme “non porté” avec seulement des marques minimales de stockage, indiquant un exemplaire jamais utilisé en service. Ceci est d'une importance particulière pour les collectionneurs et historiens, car les pièces non portées préservent l'état de fabrication original.
Une caractéristique d'authenticité importante est le reste d'une étiquette RZM. Le système Reichszeugmeisterei (RZM) fut introduit en 1929 et contrôlait la fabrication et la distribution des équipements NSDAP et SS. Chaque fabricant autorisé recevait un numéro RZM apposé sur les produits. Cela garantissait des normes de qualité et empêchait l'utilisation d'articles non autorisés. La présence d'une étiquette RZM est un indicateur important de l'authenticité de l'objet et de sa fabrication appropriée.
La datation d'environ 1936/38 correspond à une phase d'expansion significative de la SS-Verfügungstruppe. En 1936, les trois premiers régiments furent formellement établis : “Deutschland” à Munich, “Germania” à Hambourg, et “Der Führer” à Vienne (après l'Anschluss en 1938). Durant cette période, l'uniformisation et l'équipement furent également standardisés et réglementés par des règlements correspondants.
La dragonne était attachée à l'arme de côté, Seitengewehr étant le terme militaire technique pour baïonnette ou arme latérale. Pour les sous-officiers, porter l'arme de côté avec la dragonne correspondante faisait partie de l'uniforme de sortie et était requis lors de certaines occasions de service. La fixation correcte et l'état du Portepee étaient vérifiés lors des inspections.
Le léger ternissement et la coloration de la pièce sont typiques des matériaux en aluminium de cette période et résultent de processus de vieillissement naturels. Cela ne diminue pas la valeur historique ou documentaire de l'objet mais confirme plutôt son âge et son authenticité.
Pour la recherche historique militaire, de tels équipements sont des sources importantes pour comprendre les pratiques d'uniformisation, les structures de grade et la culture matérielle des organisations militaires. Ils documentent les techniques de fabrication, l'utilisation des matériaux et la signification des symboles et distinctions dans le contexte militaire des années 1930.
La préservation de tels objets historiques dans les musées et collections sert la documentation scientifique et l'éducation historique, le contexte historique et l'examen critique de l'histoire national-socialiste devant toujours rester primordiaux.