Dague d'Officier de la Wehrmacht Heer (WH), Prototype!!!

Fabrication très précoce vers 1935. Lame parfaitement conservée du fabricant “E.&F. Hörster Solingen Solingen”, poignée orange avec double enroulement de fil!!!, garnitures argentées avec belle patine, fourreau en acier non endommagé, seulement de légères traces d'âge et de stockage. État 2.
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3.500,00

Dague d'Officier de la Wehrmacht Heer (WH), Prototype!!!

La dague d'officier de la Wehrmacht Heer représente l'une des armes blanches les plus reconnaissables du Troisième Reich et fut introduite en 1935 comme partie intégrante de l'uniforme des officiers de l'armée allemande. Cet exemplaire de la période de production très précoce, datant d'environ 1935, documente une phase transitionnelle fascinante dans le développement de ces équipements militaires.

L'introduction de la dague d'officier s'inscrivait dans le cadre de la réorganisation et du réarmement complets de la Wehrmacht après la prise du pouvoir par les nazis. Le 16 mars 1935, le service militaire obligatoire fut réintroduit, ce qui entraîna la nécessité d'uniformes et d'équipements standardisés. La dague d'officier fut établie par le bulletin réglementaire de l'armée (Heeres-Verordnungsblatt) comme composante obligatoire de l'uniforme de cérémonie pour les officiers à partir du grade de lieutenant.

La firme E. & F. Hörster de Solingen comptait parmi les fabricants d'armes blanches les plus prestigieux d'Allemagne. Solingen, la “ville des lames”, possédait une tradition séculaire dans la production d'épées, de sabres et de dagues de haute qualité. Les frères Emil et Ferdinand Hörster dirigeaient l'entreprise familiale fondée en 1838 et étaient réputés pour leur savoir-faire exceptionnel et leur qualité.

Les productions précoces de 1935 présentent plusieurs caractéristiques spéciales qui les distinguent des productions ultérieures. L'enroulement double du fil sur la poignée constitue un détail particulièrement intéressant. Alors que les versions standard ultérieures présentaient généralement un enroulement simple, les fabricants expérimentaient encore divers éléments de conception pendant la phase initiale. La poignée orange est constituée de celluloïd ou de plastique ancien destiné à imiter les poignées traditionnelles en ambre ou en ivoire.

Les garnitures argentées comprennent typiquement le pommeau, l'élément de garde et les montures du fourreau. L'élément de garde présente habituellement une couronne de feuilles de chêne stylisée avec une croix gammée, tandis que le pommeau est souvent décoré de l'aigle du Reich. La forme caractéristique de la dague avec sa lame droite à double tranchant d'environ 25 centimètres de longueur suivait les designs traditionnels allemands d'armes blanches.

Le fourreau en acier avec ses garnitures caractéristiques servait non seulement à protéger la lame, mais constituait également un élément esthétique important. Les garnitures étaient généralement fabriquées en métal argenté et affichaient également des symboles nationaux-socialistes. Le fourreau comportait des dispositifs de portage permettant la fixation au ceinturon.

Les prototypes et les productions précoces comme l'exemplaire décrit présentent un intérêt historique particulier car ils documentent la phase de développement de l'équipement militaire. Durant cette période, divers designs et techniques de fabrication furent testés avant la standardisation finale. Des détails comme l'enroulement double du fil pourraient indiquer une approche expérimentale ou une commande spéciale.

La fabrication de telles dagues nécessitait un savoir-faire considérable. Les lames devaient être forgées dans de l'acier de haute qualité, trempées et polies. L'assemblage de la poignée, l'enroulement du fil et la fixation des garnitures exigeaient un travail précis. Les fabricants comme Hörster employaient des artisans expérimentés qui transmettaient ces traditions de génération en génération.

La dague d'officier fut portée tout au long de la Seconde Guerre mondiale, principalement utilisée lors d'occasions cérémonielles et de défilés. Elle n'était pas un outil de combat mais plutôt un insigne de rang et un symbole de tradition militaire. Après 1945, la production cessa, et de nombreux exemplaires furent détruits ou dépouillés de leurs symboles nationaux-socialistes.

Aujourd'hui, ces productions précoces présentent un intérêt considérable pour l'histoire militaire et les collectionneurs. Elles documentent une période spécifique de l'histoire militaire allemande et de la tradition artisanale. La préservation et la documentation scientifique de tels objets servent la compréhension historique et le traitement de cette époque. Le bon état de conservation de l'exemplaire décrit avec sa patine originale en fait un document historique important de l'équipement militaire des années 1930.