Sabre d'Officier de la Wehrmacht Heer (WH) avec Lame en Damas Gravé et Nom du Propriétaire

Il s'agit d'une belle fabrication sans indication de fabricant. La lame présente un damas finement gravé à l'acide, avec le nom du propriétaire “R.Kuhlewind” en relief sur l'avers. Monture en laiton doré avec aigle impérial et décor de feuilles de chêne, poignée en matière synthétique noire avec tressage de fil intact, fourreau noir conservant près de 100% de sa laque d'origine. Complet avec bélière piriforme, baudrier et étui en feutre brun. Légèrement porté, État 2.
Longueur totale 945mm.
458991
5.500,00

Sabre d'Officier de la Wehrmacht Heer (WH) avec Lame en Damas Gravé et Nom du Propriétaire

Le sabre d'officier de la Wehrmacht Heer représente un témoignage significatif de la tradition militaire et de l'artisanat des forces armées allemandes entre 1935 et 1945. Après la réintroduction du service militaire obligatoire en mars 1935 et la constitution de la Wehrmacht, l'uniforme et l'équipement des officiers furent nouvellement réglementés.

Le règlement de service de l'armée (Heeres-Dienstvorschrift, HDv) du 6 juillet 1935 établissait les règles de port du sabre d'officier. Celui-ci faisait partie de la grande tenue de sortie et était porté lors d'occasions solennelles, de défilés et de services de représentation. Le sabre symbolisait le rang et la dignité de l'officier et se rattachait délibérément aux traditions militaires prussiennes et allemandes.

La lame de ces sabres était traditionnellement fabriquée en acier de haute qualité. Les lames à motif de damas gravé étaient particulièrement appréciées, obtenant une apparence damascène grâce à un procédé chimique spécial de gravure à l'acide. Cette technique élaborée imitait l'aspect des véritables lames de Damas et conférait à l'arme une valeur esthétique particulière. De nombreux officiers faisaient personnaliser leurs sabres en y faisant apposer leur nom sur la lame – signe d'un attachement personnel à l'arme.

La monture des sabres d'officier de la Wehrmacht consistait typiquement en laiton doré et présentait l'aigle impérial du Troisième Reich ainsi que des décorations stylisées de feuilles de chêne. Les feuilles de chêne symbolisaient dans la tradition militaire allemande la bravoure, la force et la constance. La poignée était généralement recouverte de plastique noir (Bakélite ou matériaux similaires) et munie d'un enroulement de fil métallique qui remplissait des fonctions à la fois décoratives et pratiques en assurant une prise sûre.

Le fourreau était fabriqué en tôle d'acier et laqué en noir. Il disposait de deux bandes de portage auxquelles était fixé le ceinturon. Le ceinturon en forme de poire était caractéristique des sabres d'officier de l'armée de terre et se distinguait ainsi des ceinturons des autres branches de la Wehrmacht. La bretelle permettait le port confortable du sabre pendant de longues périodes.

La fabrication de tels sabres était assurée par divers fabricants allemands, dont des maisons traditionnelles telles qu'Eickhorn à Solingen, WKC (Weyersberg, Kirschbaum & Cie), Carl Eickhorn, Alexander Coppel et d'autres forgerons de Solingen. Solingen était considérée depuis des siècles comme le centre de la production allemande de lames. Tous les sabres ne portaient pas de marques de fabricant, ce qui peut indiquer de petites manufactures ou des productions de guerre tardives.

Un aspect important est la conservation de tels sabres. Les officiers recevaient souvent des housses en feutre spécialement confectionnées pour protéger l'arme lorsqu'elle n'était pas utilisée et pendant le transport. Ces housses, généralement en brun ou gris, empêchaient les rayures et protégeaient la finition laquée sensible du fourreau.

Le sabre d'officier de la Wehrmacht était plus qu'une simple arme – c'était un symbole de statut et un insigne d'honneur. Dans le combat pratique, il ne jouait guère de rôle, car la guerre moderne exigeait depuis longtemps d'autres armes. Sa signification résidait plutôt dans le domaine cérémoniel et comme expression de la tradition militaire.

Après 1945, nombre de ces sabres furent pris comme trophées de guerre par des soldats alliés ou cachés par des officiers allemands et conservés plus tard comme souvenirs. Aujourd'hui, ce sont des objets de collection recherchés qui représentent d'importants témoignages de l'histoire militaire. L'état de conservation de telles pièces varie considérablement – les exemplaires avec laque d'origine, équipement complet et gravure personnalisée sont particulièrement précieux pour les collections historiques et les musées.

L'examen scientifique de tels objets requiert une perspective différenciée. Ils sont des témoins matériels d'une machine militaire dictatoriale, mais également des documents de l'artisanat traditionnel et des développements historiques militaires. Leur préservation et documentation servent la recherche historique et l'éducation, non la glorification.