Dague d'Officier de la Wehrmacht Heer avec Poignée en Ivoire Véritable et Lame Gravée

Très belle exécution avec lame gravée des deux côtés, sur l'avers avec aigle impérial, sans marquage de fabricant, les garnitures en laiton argenté avec belle patine, la poignée en ivoire avec fissures de tension typiques de l'ivoire, le fourreau sans dommage, complet avec suspension pour généraux. Légèrement porté. État 2

Ci-joint le permis CITES pour la vente, l'importation et l'exportation selon la Convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées, daté de 2025.
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Dague d'Officier de la Wehrmacht Heer avec Poignée en Ivoire Véritable et Lame Gravée

Le poignard d'officier de la Wehrmacht Heer représente un témoignage important de l'histoire militaire allemande entre 1935 et 1945. Cette arme blanche cérémonielle fut officiellement introduite le 27 novembre 1935 par un règlement de l'armée et servait à la fois de distinction et de partie de l'uniforme de parade pour les officiers de l'armée allemande.

La conception et le symbolisme du poignard de l'armée suivaient des prescriptions militaires strictes. La forme caractéristique avec sa lame généralement à double tranchant d'environ 25 centimètres de longueur était standardisée. Le devant de la lame portait typiquement le Hoheitsadler (aigle impérial), symbole de la Wehrmacht, souvent accompagné de gravures de feuilles de chêne ou de motifs militaires. Le revers comportait fréquemment des inscriptions traditionnelles ou d'autres éléments décoratifs.

La poignée en ivoire constituait l'une des caractéristiques distinctives de ces poignards. L'ivoire était choisi pour son apparence noble et sa signification symbolique. Les fissures de tension typiques qui se développent dans l'ivoire par vieillissement naturel et variations climatiques sont un signe d'authenticité et documentent l'âge du matériau. Les garnitures de poignée étaient fabriquées en laiton argenté, l'argenture développant une patine caractéristique au fil des décennies.

Le fourreau consistait habituellement en tôle d'acier avec une laque noire ou un brunissage. Il était équipé de montures en métal argenté correspondant à la poignée. Le porte-épée variait selon le grade du porteur : tandis que les officiers ordinaires portaient un porte-épée en cuir, les généraux utilisaient un porte-épée particulièrement élaboré, souvent avec des éléments argentés ou dorés supplémentaires et des fermoirs spéciaux.

La fabrication de ces poignards était assurée par diverses manufactures de lames de Solingen, traditionnellement reconnues pour leur haute qualité. Des fabricants comme Eickhorn, WKC (Weyersberg, Kirschbaum & Cie), Carl Eickhorn, Alcoso et d'autres produisaient ces armes selon des spécifications militaires précises. Tous les poignards ne portaient pas de marquage de fabricant visible ; certains producteurs utilisaient seulement des poinçons discrets ou omettaient complètement les marquages.

Dans le contexte historique, il faut souligner que ces poignards faisaient partie de l'équipement d'une armée qui commit les crimes les plus graves contre l'humanité pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne sont donc pas seulement des objets d'histoire militaire, mais aussi des témoignages d'une dictature criminelle. Leur étude requiert une sensibilité historique et une distance scientifique.

La situation juridique actuelle est complexe. En Allemagne, de tels objets ne sont pas fondamentalement interdits de possession, tant qu'aucun symbole inconstitutionnel n'est exhibé d'une manière perturbant l'ordre public. Le commerce et la collection à des fins historico-scientifiques sont légaux. Cependant, les objets comportant des composants en ivoire sont soumis à des réglementations strictes depuis le durcissement de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées (CITES).

L'accord CITES, auquel l'Allemagne est liée en tant qu'État membre de l'UE, réglemente le commerce des espèces animales et végétales protégées ainsi que de leurs produits. Pour l'ivoire, même historique, des permis spéciaux sont requis depuis le durcissement des réglementations dans les années 2010. Ces certificats CITES doivent prouver que l'ivoire a été acquis avant certaines dates limites et que le commerce sert des objectifs scientifiques, culturels ou historiques. Sans ces permis, la vente, l'importation ou l'exportation d'objets en ivoire est illégale et peut être sanctionnée par des peines substantielles.

Pour les collectionneurs et les musées, ces poignards représentent des objets d'étude importants. Ils documentent le savoir-faire des forgerons de lames de Solingen, les structures hiérarchiques militaires et la culture matérielle de la Wehrmacht. La conservation de tels objets dans des collections publiques sert l'éducation historique et l'engagement critique avec l'histoire allemande du XXe siècle.

L'évaluation de l'état de telles militaria historiques suit des normes établies, l'état 2 indiquant une pièce bien conservée, légèrement portée, qui présente des traces d'usage authentiques mais aucun dommage significatif ni réparation. De tels objets sont particulièrement précieux pour la recherche historique car ils ont largement préservé leur état d'origine.

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